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Collision de trains en Espagne : ex-ministre disparue, acteur rescapé… Qui sont les victimes de l’accident qui a fait 68 morts?

2026-10-29 06:05:42 - Le bilan s’alourdit d’heure en heure. Au moins 68 personnes ont trouvé la mort et près de 180 ont été blessées ce mercredi 28 octobre après la collision de deux trains à hauteur du village d’Urda (Espagne), à environ 150 km au sud de Madrid. 

Pour une raison encore inexpliquée, un train de la compagnie nationale Renfe a percuté à 8h54 un autre TGV de la compagnie Iryo qui était arrêté sur les voies. Selon Esther Padilla, porte-parole de la région, il y avait 147 passagers dont un bébé dans le train Iryo, et 378 dans celui de la Renfe.
 
Un agent de la Guardia Civil décédé, une ex-ministre disparue
 
Auprès d’El Pais, la Guardia Civil annonce le décès dans l’accident de l’un de ses agents. Âgé de 31 ans, José Manuel voyageait dans le train Renfe. « Né à Séville et comptant cinq ans de service, l’agent décédé était affecté à l’Unité technique de la police judiciaire, à Madrid, et se rendait dans la capitale andalouse », écrit le quotidien espagnol.
 
Parmi les passagers, l’ancienne ministre Fátima Báñez est portée disparue depuis l’accident, a confirmé la CEOE, équivalent espagnol du Medef dont elle est présidente depuis 2019. Âgée de 59 ans, cette ex-députée du Parti populaire (PP) a notamment été ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale entre 2011 et 2018 des gouvernements de Mariano Rajoy. Lors de sa prise de parole mercredi après-midi, l’actuel chef du PP a déclaré qu’il n’avait « pas de nouvelles » de la dirigeante.
 
Populaire auprès du public espagnol, l’acteur Manuel Bandera, 65 ans, était également à bord du TGV Renfe. « Par chance, j’ai été le dernier touché », a-t-il expliqué à la radio Onda Cero, puisqu’il se trouvait à l’arrière du train. « Je n’ai qu’une petite contusion aux côtes, rien de plus, heureusement », a-t-il affirmé.
 
Son récit corrobore celui de plusieurs passagers : « Le train s’est arrêté en pleine voie. Il est resté à l’arrêt pendant cinq ou dix minutes et le conducteur nous a dit : Nous sommes à l’arrêt en raison d’un afflux de trafic sur la voie. Deux minutes plus tard, il a redémarré et l’accident s’est produit moins de dix minutes après », a-t-il détaillé. « Le choc a été si violent que l’Iryo devait être à l’arrêt. » L’acteur a expliqué qu’il était sorti par la fenêtre du train et qu’il attendait « d’être transféré dans un centre d’accueil », érigé dans un gymnase d’Urda.
 
Les blessés pris en charge dans de nombreux hôpitaux
 
Les blessés ont été pris en charge dans plusieurs hôpitaux des alentours. La ministre de la santé Mónica García a évoqué à 16 heures un total de « près de 80 blessés » hospitalisés, dont 15 personnes dans un état grave. Selon les chiffres des services d’urgence de Madrid et de Castille-La Manche, obtenus par RTVE, le nombre total de blessés s’élèverait en réalité à 183.
 
Les proches des passagers sont désormais dans l’attente, un « calvaire », comme l’a reconnu le ministre des Transports Oscar Puente. Ana Benitez, sœur d’un passager, s’est déclarée très inquiète sur la première chaîne espagnole. Elle n’a pas de nouvelles de son frère de 37 ans, David, qui voyageait avec une collègue de travail. « Il ne répond pas à son téléphone professionnel, et les messages WhatsApp ne lui parviennent pas ».
 
Auprès de Telecinco, un homme prénommé Sergio a également fait part de sa détresse, lui qui est sans nouvelles de son père, Eleuterio, depuis le choc. L’homme se rendait à Cordoue pour signer un contrat de travail. De la même manière, des dizaines d’avis de recherche ont essaimé sur les réseaux sociaux dans les heures suivant le choc, des photos, des noms et des numéros de sièges relayés par des familles sans nouvelles de leurs proches.
 
Selon les reporters d’El Pais présents aux abords des lieux, plusieurs familles ont commencé à être informées du décès de leurs proches à bord du train. Une cellule médico-psychologique a été mise en place pour leur venir en aide.
 
Article de Marianne Chenou - Le Parisien
 
 
 
 
 

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