Nombre total de visites : 5491080
Aujourd'hui : 1
En ligne actuellement : 1

France - Bally Bagayoko au cœur d’une polémique judiciaire à Saint-Denis

2026-10-02 13:41:52 - Bally Bagayoko fait partie des visages phares de la vie politique contemporaine à Saint-Denis. Maire en vue, figure du parti La France Insoumise, il s’est taillé une réputation de soutien indéfectible aux mouvements citoyens, tout particulièrement auprès de la jeunesse et du monde lycéen. Récemment, le climat est monté d’un cran autour du lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, théâtre d’une vague de mobilisations étudiantes, avec blocages et tensions à la clé. Au cœur de la tempête : une prise de parole du maire jugée problématique, qui lui vaut désormais une procédure devant la justice. Son nom surgit aussi dans une plainte visant des dégradations sur un véhicule de police. Dans cette séquence survoltée, la polémique enfle et met en lumière le délicat équilibre entre engagement militant et exigences républicaines. 

Le signalement du préfet de police : Bally Bagayoko dans le viseur de la justice pour « provocation à commettre un délit »
 
L’affaire prend racine lors des derniers blocus organisés par des lycéens à Saint-Denis. En pleine mobilisation, Bally Bagayoko défend publiquement le droit de protester. Mais des propos, tenus devant les médias, retiennent toute l’attention du préfet de police de Paris, Patrice Faure. Selon lui, les déclarations du maire, telles que « la violence, à un moment donné, pouvait être légitime », seraient susceptibles de constituer une infraction pénale, en l’occurrence une provocation à commettre un délit. Le préfet a donc saisi le procureur de la République de Bobigny, en application de l’article 40 du Code de procédure pénale, pour que la justice se penche sur le cas Bagayoko.
 
Bally Bagayoko ne s’est pas dérobé. Sur le réseau X, il a publié sa réaction dès que l’affaire a été rendue publique. Soulignant la nature parcellaire de la séquence retenue contre lui, il dénonce une manipulation : « des citations tronquées et des vidéos biaisées ». Affirmant qu’il répondra “naturellement à toute sollicitation de la justice”, le maire LFI insiste sur sa méthode : « Les faits sont pourtant têtus et prouvent que la violence n’est pas notre méthode d’action », ajoutant vouloir rester aux côtés des lycéens « pacifiquement et fermement ».
Sur les bancs de la politique locale, la transmission de ce signalement au parquet représente un coup d'accélérateur inattendu. Face à la crispation ambiante, le débat sur la légitimité des formes d’action repart de plus belle, entre soutien politique et rappel à l’ordre républicain.
 
Plainte policière et impact financier : la polémique s’étend autour de Bally Bagayoko
 
L’actualité ne s’arrête pas à la seule sortie médiatique du maire. Selon les éléments révélés, une plainte a été déposée le 29 septembre par une policière nationale de 24 ans. Elle accuse une trentaine d’individus d’avoir dégradé son véhicule près du lycée Paul-Éluard alors qu’elle se rendait au commissariat de Saint-Denis. Les auteurs n’ont pas été formellement identifiés, mais d'après certains témoignages signalés dans la plainte, le nom de Bally Bagayoko a été mentionné, plusieurs policiers ayant affirmé l'avoir vu porter un coup à l’arrière du véhicule.
 
À ce stade, il n'existe contre le maire qu’un simple signalement : aucune responsabilité pénale n’est établie, et il est seulement cité dans la plainte.
 
Sur le front financier, la Région Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse, enfonce le clou. Elle annonce que la Ville de Saint-Denis devra payer une facture supérieure à 100 000 euros, destinée à couvrir la réparation du portail du lycée Paul-Éluard, le gardiennage et le nettoyage, coûts qu’elle relie explicitement au soutien de Bally Bagayoko au mouvement des jeunes.
 
La portée de cette affaire dépasse le seul cercle municipal. Ce nouvel épisode vient s’ajouter à d’autres polémiques locales récurrentes autour des mobilisations lycéennes, des méthodes d’intervention et des responsabilités institutionnelles lors des mouvements de blocage à Saint-Denis : le climat dans la commune s’en trouve d’autant plus électrique, et la mobilisation des différents acteurs, élus comme forces de l’ordre, reste particulièrement observée.
 
Sources : Gentside-Ohmymag FR

: Afrique Monde