Nombre total de visites : 5491080
Aujourd'hui : 1
En ligne actuellement : 1

France: Faut-il faire payer les parents des casseurs ? « Les contribuables n’ont pas à payer pour ces violences », juge ce président de région

2026-10-02 13:00:13 - Le mouvement des lycéens donne lieu depuis plusieurs jours à des scènes de saccages et de violences. Des violences qui ont un coût qui devrait être assumé par les casseurs eux-mêmes voire par leurs parents s'ils sont mineurs, plaident certaines voix. 

Le coût des dégâts liés à la mobilisation des lycéens qui dure déjà depuis plusieurs jours s’annonce extrêmement élevé. En effet, on a vu des entrées de lycées incendiés comme à Nantes, des véhicules détruits, du mobiliers urbains saccagés…
 
Et face à ces dégâts provoqués, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a assuré ce vendredi matin sur RTL, vouloir engager la responsabilité civile des parents afin de leur faire payer les réparations.
 
"Ce n'est pas le mineur qui paye, ce sont les parents, aujourd'hui, c'est aussi un problème de parents", a résumé le ministre au lendemain de sa réunion avec les procureurs généraux, jugeant cette réponse "bien plus utile que l'enfermement".
 
"La réponse pénale s’impose"
 
"Lorsqu'on détruit des lycées, lorsqu'on s'attaque à des abribus, lorsqu'on attaque des transports, on demande la responsabilité civile des parents désormais", a-t-il insisté, avant d'"espérer" que "les magistrats du siège confirmeront" ce que demanderont les procureurs.
 
Un avis que partage Franck Leroy, Président (Horizons) de la région Grand-Est. Invité ce vendredi matin sur RMC, il demande lui aussi à ce que ce soit ceux qui cassent qui payent.
 
“Je dis simplement que les contribuables n’ont pas à payer pour des violences. Moi je suis pour la réparation des dégâts par les auteurs des dégâts. Et les parents sont responsables de leurs enfants quand ils sont mineurs”, souligne-t-il.
 
Dans sa région, les coûts des dégâts s’élèvent déjà à plusieurs millions d’euros, mais lui se dit inquiet. "On ne sait pas ce qu’il va se passer aujourd’hui”, indique-t-il. Il ajoute: “Il est évident que quand on a des façades incendiées, des portails descellés, des impacts sur des loges de concierges, des tentatives d’incendie et effraction dans des établissements, la réponse pénale s’impose parce qu’on ne peut pas justifier la violence".
 
"Une espèce de folie collective"
 
Dans les Grandes Gueules, Abel Boyi se dit aligné avec cette proposition.
 
“Si mon fils est l’auteur d’un fait de délinquance il serait tout à fait normal que ce soit à moi d’assumer la responsabilité puisqu’il est mineur et sous ma responsabilité”, assure-t-il.
 
En revanche pour Jean-Loup Bonnamy, même si les mineurs savent que ce sont leurs parents qui vont payer les conséquences de leur, il estime que ça n’aura pas d’impact sur leur agissement. “Il y aura une conséquence, mais aucun effet avant. Parce que les jeunes qui font ça se sont les premiers surpris d’avoir fait ça. En fait, il y a un effet, d’entraînement, un effet de groupe, la foule, une espèce de folie collective”, appuie-t-il.
 
RMC - Photo:BFMTV

: Afrique Monde: