2026-09-27 05:27:16 - Au Cameroun, deux affaires passaient jeudi 24 septembre 2026 devant la justice. Toutes deux à l’initiative de l’opposant Jean-Michel Nintcheu : l’une contre le chef de l’État, Paul Biya, l’autre contre le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh. La première est renvoyée au 26 novembre. Dans la seconde, le tribunal s’est déclaré incompétent.
Le tribunal de grande instance du Mfoundi, à Yaoundé, s’est en effet déclaré « incompétent » pour juger « la demande d’interdiction » introduite par Jean-Michel Nintcheu, il y a plus de deux ans, le 28 février 2024.
Le député demandait alors au tribunal d’interdire au secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, « l’usurpation » des fonctions de président de la République du Cameroun, à travers notamment l’usage des « hautes instructions ». « Deux ans pour se déclarer incompétent », relève Jean-Michel Nintcheu.
Pour le député, qui prévoit de faire appel, le sujet est « toujours d’actualité et mérite d’être dans le débat public ». « Cela fait longtemps, ajoute-t-il, que le Cameroun n’est pas gouverné normalement. »
Respecter le calendrier électoral
Dans l’autre dossier, porté cette fois par le parti de Jean-Michel Nintcheu, le FCC, le Front pour le changement du Cameroun, le tribunal a renvoyé l’affaire au 26 novembre pour « attendre les conclusions du parquet ». Dans sa requête, elle aussi initiée il y a plus de deux ans, en avril 2024, le FCC demande au tribunal d’interdire au chef de l’État Paul Biya de « continuer à proroger le mandat des députés à l’Assemblée nationale et de l’inviter à respecter le calendrier électoral ».
Le calendrier électoral a été plusieurs fois modifié. Le mandat des députés et des conseillers municipaux devait initialement s’achever en mars 2025. Prorogé d’un an, jusqu’en mars 2026, il a encore été allongé jusqu’au début de l’année 2027.
RFI / Photo: Welba Yamo Pascal/AP
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