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Cameroun : d'anciens contractuels de la fonction publique réclament des mois d'impayés

2026-09-21 12:57:29 - À Yaoundé, d’anciens employés de la fonction publique manifestent depuis quelques jours devant la coordination du Programme d’intégration et d’appui du secteur informel (PIAASI). Remerciés il y a près de trois ans, ils réclament 60 mois d’impayés à cette structure créée au début des années 2000 pour faciliter l’intégration socio-économique des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables du secteur informel. 

« Nos familles nous ont abandonnés, la société même nous a abandonnés », se lamentent Olga et ses anciennes collègues devant ce qui étaient, il y a encore trois ans, leurs bureaux dans le quartier de Nlongkak de la capitale camerounaise. « On réclame seulement notre salaire », martèle-t-elle.
 
« Foyers disloqués », « collègues décédés », « nos enfants sont encore à la maison »… Autant de messages que scandent les manifestants. S’ils sont une dizaine ici, ils sont en tout 154 ex-employés à revendiquer 60 mois de loyer. « Soixante mois d’arriérés de salaire, c’est trop, nous n’en pouvons plus, explique Olga, nous sommes sans domicile, des SDF, des collègues sont décédés, certaines sont désormais veuves, nous n’en pouvons plus », tempête-t-elle.
 
Il y a trois ans, ils ont été remerciés, sans aucune forme de procès, pour restructuration de la structure. Ils espéraient revenir, jusqu’à l’arrêt complet des paiements, explique Joël, porte-parole du collectif : « On ne nous a rien dit. Seulement le Premier ministre qui nous a dit que le gouvernement a pris notre dette sociale en compte. » Lui et ses anciens collègues s’attendaient à ce que l’argent tombe sur leur compte un jour, mais « rien n’a été fait jusqu’à date ».
 
« Nous allons manifester notre mouvement d’humeur jusqu’à ce que le gouvernement prenne acte de notre mécontentement et qu’il nous paye », prévient Joël.
 
Il y a quelques mois, les manifestants avaient été reçus par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui avait promis une solution. Elle tarde à venir, constatent les manifestants.
 
Richard Onanena correspondant à Yaoundé,RFI / (Image d'illustration) AP - Welba Yamo Pascal

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