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French Bee : la grève des personnels navigants prolongée jusqu’au 6 septembre

2026-09-02 23:24:09 - Le conflit social se poursuit chez French Bee. Faute de reprise des discussions avec la direction, le SNPNC-FO et la CGT ont déposé un nouveau préavis de grève couvrant la période du 1er au 6 septembre inclus. Les conditions de travail et la rémunération restent au cœur des revendications. Entamée le 27 août, la mobilisation […] 

Le conflit social se poursuit chez French Bee. Faute de reprise des discussions avec la direction, le SNPNC-FO et la CGT ont déposé un nouveau préavis de grève couvrant la période du 1er au 6 septembre inclus. Les conditions de travail et la rémunération restent au cœur des revendications.
 
Entamée le 27 août, la mobilisation des personnels navigants commerciaux de French Bee va se prolonger. L’intersyndicale formée par le SNPNC-FO et la CGT a déposé un nouveau préavis allant du mardi 1er septembre à 00h01 au dimanche 6 septembre à 23h59.
 
Les représentants des salariés expliquent cette décision par l’absence de nouvelles discussions avec la direction générale de la compagnie. Dans un courrier adressé le 29 août au directeur général, Marc-Antoine Blondeau, ils dénoncent une situation désormais bloquée, selon les informations de l'Echo Touristique.
 
« Aucune main n’a été tendue vers les salariés, et aucune négociation n’a été engagée pour tenter de sortir de cette crise sociale », affirment-ils.
 
Salaires, plannings et temps de repos
 
Les revendications portent notamment sur une revalorisation salariale, mais aussi sur l’organisation du travail. Les syndicats dénoncent des plannings instables, des changements d’horaires tardifs et des périodes de repos qu’ils estiment insuffisantes, aussi bien lors des escales qu’entre deux rotations.
 
Selon l’intersyndicale, ces conditions accentuent la fatigue des équipages et compliquent fortement l’organisation de leur vie personnelle.
 
La mobilisation concerne directement La Réunion, l’une des principales destinations desservies par French Bee depuis Paris-Orly. Pour préserver une partie de son programme vers l’océan Indien, l’Amérique du Nord et la Polynésie, la compagnie a recours à des avions et des équipages affrétés auprès de la compagnie espagnole Wamos Air.
 
Une stratégie contestée par le SNPNC-FO, qui « regrette qu’autant d’énergie et de moyens soient consacrés à limiter les conséquences de la grève alors qu’aucune solution n’est recherchée avec les représentants des salariés pour mettre fin au conflit ».
 
Les syndicats dénoncent une « pression »
 
Les représentants du personnel critiquent également les messages internes de la direction sur les répercussions économiques du mouvement. Ils estiment que la responsabilité de la situation est ainsi reportée sur les grévistes.
 
« Des propos particulièrement alarmants font peser sur les salariés la responsabilité des conséquences économiques de la grève, jusqu’à évoquer l’avenir même de la compagnie. Ces propos sont vécus par de nombreux salariés comme une pression dans l’exercice de leur droit de grève », écrivent-ils.
 
French Bee exploite six Airbus A350 au départ de Paris-Orly. La compagnie a transporté 1,2 million de voyageurs en 2025 et enregistré un chiffre d’affaires de 494 millions d’euros. Elle avait toutefois terminé l’exercice avec une perte nette de 7 millions d’euros.
 
Malgré le durcissement du conflit, les syndicats assurent rester disponibles pour renouer le dialogue. « Nous ne sommes pas les adversaires de French Bee. Nous sommes French Bee », concluent-ils.
 
Article de Zinfos974

: Afrique Monde