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Tanzanie : le vice-président annonce sa démission prochaine

2026-08-27 09:37:51 - Le vice-président tanzanien Emmanuel Nchimbi, nommé il y a moins d'un an, a annoncé le 25 août 2026 sa prochaine démission, expliquant vouloir simplement anticiper un « désir de changement » de la cheffe de l'État, Samia Suluhu Hassan, même si des tensions ont été rapportées à la tête de l'exécutif. 

En Tanzanie, coup de tonnerre dans les plus hautes sphères de l'État : le vice-président Emmanuel Nchimbi a annoncé mardi sa démission prochaine sur le réseau social Instagram, alors qu'il occupait cette fonction depuis moins d'un an. En cause, selon le communiqué, un « désir de changement » anticipé de la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan.
 
Une déclaration succincte qui cache sûrement des tensions entre la cheffe de l'État et son colistier. C'est en tout cas ce que laissait penser le média tanzanien Mwanahalisi. Dans un article paru au début du mois, l'hebdomadaire rapportait des désaccords entre le vice-président et Samia Suluhu Hassan.
 
Il était aussi question de pressions exercées par le parti au pouvoir (CCM) pour qu'Emmanuel Nchimbi quitte son poste. Des affirmations qui ont valu au média d'être suspendu le 19 août.
 
« Retraite de la vie politique et du service public »
 
La situation entre la présidente et son colistier a donc été évoquée le 25 août par Emmanuel Nchimbi lui-même : il prendra sa  « retraite de la vie politique et du service public » à compter du 4 septembre. Une démission acceptée dans la foulée par la présidente, selon un communiqué du porte-parole du gouvernement tanzanien.
 
Ce changement au sommet de l'État intervient un peu plus de dix mois seulement après la réélection de Samia Suluhu Hassan à la tête du pays. Une élection dont la contestation avait été réprimée dans le sang : 518 personnes avaient été tuées selon le gouvernement, 2 000 selon l'opposition et des défenseurs des droits humains.
 
Samia Suluhu Hassan est initialement apparue comme une réformatrice lorsqu'elle a succédé à la tête de l'État en 2021 à l'autoritaire John Magufuli, au décès soudain de celui-ci. Mais ses gestes d'ouverture ont été de courte durée.
 
Article de RFI avec AFP - Photo:REUTERS - Emmanuel Herman

: Afrique Monde