2026-07-30 17:20:03 - Le bilan du puissant séisme survenu dans le sud-ouest du Japon est monté à 34 morts, a annoncé le gouvernement japonais ce jeudi. Ce total incluait « les personnes dont le décès fait encore l’objet d’une enquête afin de déterminer s’il est lié au séisme », a-t-il précisé. Un peu plus tôt, le Japon avait dénombré 28 morts avant ce nouveau bilan.
Des centaines de secouristes poursuivaient encore leurs efforts après le tremblement de terre de magnitude 7,1 de mardi après-midi afin de retrouver d’éventuels survivants dans les ruines d’un centre commercial, l’Aeon Mall à Kashima, dans le département de Kumamoto.
Les autorités locales ont indiqué avoir extrait sept corps des décombres sur les lieux. « Nous avons sorti 10 personnes. Parmi elles, quatre ont été déclarées mortes. Une autre ne présentait plus de signes vitaux. Cinq autres ont subi des blessures, légères ou graves », avait dans un premier temps indiqué un responsable du bureau régional de gestion des catastrophes.
Ce jeudi, des centaines de secouristes continuaient de fouiller l’Aeon Mall, à la recherche de survivants. Le centre commercial avait été évacué après le tremblement de terre, mais environ 50 minutes plus tard, l’établissement a été dévasté par une immense explosion alors qu’un nombre inconnu d’employés se trouvaient encore à l’intérieur. Des images tournées à l’intérieur montraient des secouristes en combinaisons orange et casques blancs progressant avec précaution au milieu de tiges d’acier tordues, de câbles pendants et de plafonds éventrés.
De nombreux foyers toujours sans eau ni électricité
Huit décès ont également été confirmés et quatre autres personnes étaient portées disparues à l’usine de Nippon Paper Industries de la ville de Yatsushiro, où une partie d’une cheminée rouge et blanche s’est effondrée, a indiqué mercredi à l’AFP un responsable gouvernemental. Cinq personnes étaient par ailleurs toujours dans un état critique.
Le séisme de mardi a provoqué d’importants dégâts sur l’île de Kyushu, détruisant des habitations, endommageant des ponts, déclenchant des incendies et privant des dizaines de milliers d’habitants d’électricité et d’eau. Mercredi après-midi, quelque 31 200 foyers et installations étaient toujours privés d’électricité, tandis que 84 000 logements subissaient des perturbations de l’approvisionnement en eau, selon les autorités. Des images télévisées montraient des personnes faisant la queue pour acheter de l’essence et de l’eau potable.
L’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) a évalué la magnitude du séisme à 6,8, soit moins que l’estimation japonaise de 7,1.
Plusieurs séismes dans la zone
Le département de Kumamoto avait déjà été frappé en 2016 par deux séismes dévastateurs qui avaient fait 273 morts et plus de 2 800 blessés. Situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la « ceinture de feu » du Pacifique, le Japon est l’un des pays les plus exposés aux tremblements de terre.
Comptant environ 125 millions d’habitants, il enregistre généralement plusieurs centaines de secousses sismiques chaque année, environ 18 % des séismes recensés dans le monde. La très grande majorité d’entre eux sont de faible intensité, même si les dégâts qu’ils provoquent varient en fonction de leur localisation et de la profondeur à laquelle ils se produisent sous la surface terrestre.
Le Japon reste marqué par le gigantesque séisme sous-marin, de magnitude 9, survenu en 2011, qui avait déclenché un tsunami ayant fait quelque 18 500 morts ou disparus et provoqué la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.
Depuis la secousse initiale une série de répliques a secoué la région, éprouvant davantage les habitants sous des températures estivales étouffantes qui devraient atteindre au moins 35 °C plus tard dans la journée de jeudi.
Article de Hichima Moissuli-Le Parisien / Photo:REUTERS/Kim Kyung-Hoon
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