
2026-07-21 11:58:04 - Cela ne devrait pas interroger les Camerounais, ils en ont l'habitude. Ils ont voté pour un Suisse en connaissance de cause, car le patient vit en Suisse depuis 20 ans. C'est la famille et la tribu du village Biya et son épouse qui gouvernent le Cameroun. D'ailleurs, la constitution camerounaise, taillée sur mesure, permet au patient Biya de résider dans le pays qu'il veut, et revenir pour les prochaines élections, tant que les membres de sa famille y compris les officiers de l'armée Camerounaise qui sont toujours de son ethnie ne se dévore pas pour prendre sa place. La présidence est confisqué par l'ethnie de Paul Biya, un paul Biya qui ne sait m^me plus écrire son nom, un robert Mugabe bis. Alors la famille gagne du temps en pillant les caisses de l'état du Cameroun. s'il meurt demande qui va rendre les comptes sur cette gabegie moyennageuse ? Qui va rembourser ce pillage ?
Tant que les membres de sa famille, y compris les officiers de l'armée camerounaise qui sont toujours de son ethnie, ne se dérobent pas pour prendre sa place. La présidence est confisquée par l'ethnie de Paul Biya, un Paul Biya qui ne sait même plus écrire son nom, un Robert Mugabe bis. Alors la famille gagne du temps en pillant les caisses de l'État du Cameroun. S'il meurt, demain, qui va rendre les comptes sur cette gabegie moyenâgeuse ? Qui va rembourser ce pillage ? les Camerounais n'ont que la momie qu'ils méritent
Par AM
Quarante-quatre jours ont passé depuis le départ du Cameroun du président Paul Biya, le dimanche 7 juin 2026, pour ce qui a été présenté aux Camerounais comme un nouveau « court séjour privé en Europe », avec son épouse. Depuis, le président âgé de 93 ans n’est toujours pas rentré. Les rumeurs sur son état de santé alimentent les médias et les discussions. Un député de l'opposition a même demandé au Conseil constitutionnel de constater la vacance du pouvoir. Le parti du président tente de rassurer.
« Le pouvoir n’est pas vacant. Le Lion n’est pas parti », tentait de rassurer Christophe Mien Zok, directeur de la propagande du RDPC dans L'Action, le journal du parti au pouvoir, dans un éditorial daté du 15 juillet.
Car au Cameroun, l'absence prolongée du président Paul Biya, âgé de 93 ans, qui a quitté le pays le 7 juin dernier pour un « court séjour privé en Europe », ne cesse d'interroger.
Depuis son départ, sur les réseaux sociaux du Cabinet civil de la présidence, sont publiés des messages du chef de l'État camerounais à ses homologues : félicitations à Emmanuel Macron pour la fête nationale française, le 14 juillet, ou encore au président du Montenegro pour la fête nationale le 13 juillet. Mais aucune autre nouvelle du chef d'État ne filtre.
La question de la vacance du pouvoir soulevée par l'opposition
Le député de l'opposition Jean-Michel Nintcheu a appelé le Conseil constitutionnel à constater la vacance du pouvoir. Le parti d'opposition UDC, qui assure ne pas vouloir « spéculer sur la situation personnelle du chef de l'État », estime lui que « la stabilité d'une République ne peut reposer sur le silence ou les suppositions ».
Pour le parti de l'ancienne candidate Patricia Tomaino Ndam Njoya, si une absence prolongée du territoire national ne constitue pas à elle seule une vacance du pouvoir, elle soulève néanmoins la question légitime de la continuité de l'action publique, de l'exercice effectif des responsabilités présidentielles et des mécanismes applicables en cas d'empêchement temporaire.
Si plusieurs analystes estiment qu’au-delà de 45 jours le Conseil constitutionnel devrait constater la vacance du pouvoir, aucun texte ne légifère sur la durée d’absence du chef de l’État hors du territoire national. L'UDC, qui rappelle qu'aucun vice-président n'a été nommé depuis la révision constitutionnelle d'avril, « appelle à l'ouverture d'un chantier institutionnel pour encadrer les absences prolongées du chef de l'État ».
Dans son éditorial du 15 juillet, Christophe Mien Zok dénonçait lui ceux « qui prétendent que le Cameroun fonctionne en mode pilotage automatique ». Ce sont, écrit-il « les premiers à tenir une comptabilité quotidienne du séjour de Paul Biya, hors du pays, et à réclamer son retour. »
RFI-Photo: AP - Christophe Simon / Titre et Chapô: AM
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