2026-04-25 09:42:03 - Réparations, excuses, restitution de biens… Les membres de l’ONU étaient appelés à voter, fin mars, pour une résolution sur l’esclavage en Afrique. Une manière pour certains pays de « réparer » leur tort. La France s’est cependant abstenue car elle « refuse de créer une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité » ou encore « de mettre en compétition les souffrances que ces abominations et ces crimes continuent de provoquer aujourd’hui », explique le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot à l’AFP ce vendredi.
« Il est indispensable, si nous voulons construire un avenir en commun, de pouvoir faire ce travail de mémoire et de vérité sur notre passé, dans ses facettes positives comme dans ses facettes les plus sombres », reprend-il néanmoins.
La résolution a été adoptée à la fin du mois de mars afin de qualifier « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité ». Au total, 123 voix ont voté favorablement au texte, malgré l’opposition de trois pays (États-Unis, Argentine et Israël) et l’abstention de 52 pays, dont les États membres de l’UE et le Royaume-Uni. La résolution prévoit notamment la présentation d’excuses formelles, des compensations accordées aux descendants des victimes, la restitution de biens culturels pillés à l’époque, ou encore la mise en place de politiques de lutte contre le racisme.
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Article de leJDD - Photo: Cristina Matuozzi/Sipa USA
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