2026-04-24 07:52:08 - Paris Match. Au cours de ce voyage, vous avez rencontré des chefs d’État, parmi les plus autoritaires de la planète. Comment pouvez-vous éviter que votre présence ne soit utilisée comme un cautionnement moral de ces régimes ? N’est-ce pas une certaine forme – disons – de « Pope washing » ?
Léon XIV. La présence d’un pape avec tout chef d’État peut être interprétée de façons différentes. Ça peut être interprété et ça l’a été, par certains, comme une façon pour le pape ou l’Église de dire « okay, c’est bien qu’ils vivent ainsi ». D’autres peuvent aussi ressentir les choses autrement. Je voudrais revenir sur l’importance de comprendre le but premier du voyage que j’accomplis, sur le fait que le pape rend visite aux gens, et sur la grande valeur du Saint-Siège, qui continue, parfois au prix de grands sacrifices, à maintenir des relations diplomatiques à travers le monde.
Et parfois, nous avons des relations diplomatiques avec des pays qui ont des dirigeants autoritaires. Nous avons la possibilité de leur parler à un niveau diplomatique et formel. Nous ne faisons pas toujours des grandes déclarations, critiquant, jugeant ou condamnant, mais il y a un énorme travail qui est fait en coulisse pour promouvoir la justice, les causes humanitaires, pour chercher, quand il y a des situations avec des prisonniers politiques, des façons de les libérer, de lutter aussi contre la faim et la maladie.
Le Saint-Siège cherche une façon d’appliquer l’Évangile à des situations concrètes
Le Saint-Siège, en gardant sa neutralité, et en cherchant des façons de maintenir ses relations diplomatiques avec autant de pays, cherche une façon d’appliquer l’Évangile à des situations concrètes afin que la vie des gens soit améliorée. Les gens peuvent interpréter le reste comme ils veulent, mais je pense qu’il est important pour nous de chercher la meilleure façon pour essayer d’aider les gens de n’importe quel pays.
Paris Match - Photo :DR / vidéo - KTO
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