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ONU : l'ex-président sénégalais Macky Sall a passé son grand oral pour le poste de secrétaire général

2026-04-23 03:52:23 - L'ancien président sénégalais Macky Sall a clôturé ce mercredi 22 avril les oraux organisés par l'Assemblée générale des Nations unies dans le cadre de la course à la succession d'António Guterres comme secrétaire général de l’organisation. Seul candidat africain en lice, il est aussi le seul des quatre prétendants à n'avoir jamais exercé de fonction au sein de l'organisation, et le seul dont la candidature n'a pas été portée par son propre pays. C’est le Burundi qui l’a présentée. 

Pendant les trois heures d’audition, face aux représentants des 193 États membres, l'ancien président sénégalais Macky Sall s’est présenté comme un bâtisseur de ponts, et a déroulé sa vision d'une ONU réformée en profondeur : diplomatie préventive renforcée, rationalisation des structures de l'organisation.
 
Sur la dette africaine, il a estimé que la question mérite d'être traitée dans un cadre global, impliquant à la fois pays en développement et économies avancées. Macky Sall a également annoncé que, s'il est élu, son adjointe serait une femme issue d’un pays du Nord.
 
Il a mis en avant ses près de quarante ans de responsabilités publiques. « Ce que je souhaite apporter à l'organisation, c'est une tradition d'échange de plusieurs années avec la plupart des dirigeants ici représentés par vous, les dirigeants en Afrique, au G7, au G20. De ce parcours, j'ai appris à dialoguer, écouter et consulter. J'ai appris à conduire des réformes, arbitrer entre des priorités et prendre des décisions parfois difficiles. Je crois en toute humilité qu'en ces temps difficiles pour l'organisation, l'épreuve du pouvoir m'a préparé à comprendre les attentes des États membres et à agir pour y répondre efficacement ».
 
L'ancien chef d'État a aussi porté une revendication africaine forte : l'attribution à l'Afrique de deux sièges permanents au Conseil de sécurité. Mais sa candidature n'est pas sans obstacles : au Sénégal, des organisations de victimes des violences politiques de 2021 à 2024 ont publiquement contesté sa légitimité à briguer le poste.
 
La prochaine étape du processus est fixée à l'été, le Conseil de sécurité qui formulera une recommandation. La nomination du successeur d'António Guterres est attendue avant la fin de l'année.
 
Juliette Dubois correspondante à Dakar, RFI - Photo: CHARLY TRIBALLEAU / AFP

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