2026-04-23 03:04:31 - Le gouvernement militaire du Niger a suspendu les activités de 2 900 des 4 700 organisations non gouvernementales et agences de développement locales et étrangères enregistrées, a déclaré le ministre de l'Intérieur.
La junte dirigée par le général Abdourahmane Tiani depuis juillet 2023 a fait de la souveraineté nationale l'une de ses priorités, à l'instar de son voisin et allié, le Burkina Faso, également dirigé par l'armée.
Le Burkina Faso, partenaire du Niger et du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), a adopté l’année dernière une loi soumettant les associations à des obligations administratives strictes. La semaine dernière, les autorités burkinabè ont dissous plus de 100 ONG et associations, dont beaucoup étaient engagées dans la défense des droits de l'homme, et leur ont interdit d'exercer leurs activités. Cette semaine, elles étaient plus de 300 à être concernées par cette mesure.
Au Niger, l'armée accuse régulièrement les ONG de manquer de transparence et de soutenir des "terroristes" – des groupes armés qui déstabilisent plusieurs régions du pays.
L'année dernière, les autorités ont interdit à plusieurs ONG locales et internationales d'exercer leurs activités, leur reprochant de ne pas avoir publié leurs états financiers de 2024 dans les délais au Journal officiel.
"Nous avions 4 700 ONG. Aujourd'hui, nous en avons 1 800", a annoncé le général Mohamed Toumba mardi soir à la télévision d'État.
Il a expliqué que ces suspensions s’inscrivaient dans le cadre d’un "assainissement" et que "des missions claires ont été assignées" aux ONG, qui doivent désormais "s’aligner sur les priorités nationales de développement".
Les ONG et les associations ont collecté plus de 250 milliards de francs CFA (448 millions de dollars) en 2024, selon les chiffres officiels.
Africanews - AP Photo
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