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Coupe du monde 2026. Le ministre italien des Sports demande la démission du président de la Fédération

2026-04-01 20:19:00 - Le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, a réclamé mercredi 1er avril, la démission du président de la Fédération italienne de football au lendemain de l’échec de la Nazionale à se qualifier pour la Coupe du monde, comme en 2018 et 2022. 

Le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, a réclamé mercredi la démission du président de la Fédération italienne de football au lendemain de l’échec de la Nazionale à se qualifier pour la Coupe du monde, comme en 2018 et 2022.
 
Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé, a-t-il écrit dans un communiqué au lendemain de la défaite de l’Italie en finale des barrages européens contre la Bosnie (1-1 a.p., 4 tab à 1).
 
Selon le ministre, ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC, présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.
 
Dans des propos tenus en marge d’une remise de prix et rapportés par la presse italienne, le ministre a rappelé que les deux prédécesseurs du patron de la Fédération avaient, eux, démissionné après les échecs de 2014 (élimination dès la phase de poules du Mondial brésilien) et de 2018 (élimination par la Suède en barrages pour la Coupe du monde en Russie).
 
Je m’attends à une réponse plus ciblée de la Fédération italienne. Le président (Giancarlo) Abete, après la Coupe du monde 2014, a un sursaut de dignité, le regretté (Carlo) Tavecchio fit la même chose après les barrages contre la Suède et il démissionna, a-t-il déclaré.
 
« Crise profonde »
 
Je pourrais être contraint d’agir en passant par le Parlement, mais je préférerais laisser cette décision à la FIGC […] Ce qu’il faut, c’est ne pas nous tromper à nouveau ni faire semblant que rien ne s’est passé, a ajouté le ministre.
 
À l’issue du barrage perdu aux tirs au but contre la Bosnie à Zenica, Gabriele Gravina, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra faire un bilan, a-t-il expliqué.
 
Une première réunion, avec les représentants des ligues professionnelles (Serie A, Serie B et Serie C) et des associations des joueurs et entraîneurs, est programmée dès jeudi.
 
Dès mardi soir, le patron de la FIGC a reconnu que le football italien vivait une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne.
 
Gravina a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n’a pas plu au ministre des Sports. Le gouvernement, a objecté ce dernier, a concrètement démontré son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d’un supposé manquement.
 
Le président de la FIGC a également suscité des réactions virulentes de grands noms du sport italien, en qualifiant les autres sports, en comparaison avec le football, d’amateurs.
 
C’est une insulte faite au sport italien, a regretté le champion du monde 2025 de saut en longueur Mattia Furlani, tandis que le biathlète Tommaso Giacomel a fait preuve d’ironie sur Instagram avec son message si le foot est professionnel, alors (Jannik) Sinner est un amateur.
 
Ouest-France / photo:AFP

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