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2026-03-25 12:31:54 - La ville est submergée par des montagnes de déchets après une grève illimitée des éboueurs entamée depuis plusieurs jours. Face à l’urgence, des solutions commencent progressivement à être mises en place.
Plus d’une semaine après le début de la grève des éboueurs, Antananarivo fait face à une situation difficile. La capitale malgache est prise d'assaut par ses propres déchets. De véritables montagnes d’ordures, estimées à près de 9 000 m³, s’accumulent dans les rues et inquiètent les habitants, les commerçants et les autorités. Cette crise rappelle la fragilité des infrastructures de collecte, comme le souligne le média local Newsmada.
Encore 2 500 m³ à évacuer
Face à cette accumulation spectaculaire, la SMA, Société Municipale d’Assainissement, a déclenché une opération d’urgence d’envergure. Depuis le 14 mars, les équipes ont déjà réussi à évacuer environ 6 500 m³ de déchets grâce à la mobilisation de 24 camions et engins spécialisés. Il reste encore près de 2 500 m³ de déchets à traiter.
Solidarité citoyenne
L’État est venu renforcer ce dispositif en ajoutant six camions supplémentaires, permettant d’atteindre une capacité de collecte dépassant désormais les 1 100 m³ par jour, comme le rapporte 2424.mg. Cette intervention bénéficie également du soutien du Corps des Sous-Officiers des Forces Armées de Madagascar (Cosofam), qui a fourni du matériel essentiel, notamment des batteries et des pneus.
Au-delà des opérations institutionnelles, cette crise a suscité un élan de solidarité citoyenne. De nombreux riverains se sont organisés pour trier, transporter et regrouper les déchets, accélérant ainsi leur évacuation.
Une grève illimitée
À l’origine de cette grève, plusieurs revendications de la part des agents de la SMA. Ils dénoncent notamment l’irrégularité du paiement des salaires, le non-versement des cotisations sociales auprès de la Cnaps et de l’Ostie malgré leur prélèvement, l’absence de reconnaissance des heures supplémentaires ou encore des sanctions jugées arbitraires pouvant aller jusqu’au licenciement.
Par Géraldine Blandin - Réunion la 1ère / Photo: Actu Mada
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