2026-02-22 19:49:07 - Déchu de ses titres et honneurs royaux en octobre 2025 en raison de ses liens avec l’affaire Epstein, le prince Andrew a vu sa mise à l’écart franchir un nouveau cap. Son départ forcé de Royal Lodge aurait déclenché une réaction particulièrement vive.
Pendant des années, le prince Andrew a évolué au cœur de la monarchie britannique, multipliant les apparitions officielles et les engagements publics. Mais ses liens avec Jeffrey Epstein ont profondément fragilisé cette image.
La proximité affichée avec le financier américain, au centre d’un scandale sexuel mondial, a suscité une vive polémique au Royaume-Uni. Même s’il a toujours contesté les accusations, la polémique ne s’est jamais vraiment éteinte. En octobre 2025, le palais a tranché : le frère de Charles III a été déchu de ses titres et honneurs royaux, une décision destinée à protéger l’institution d’une affaire devenue impossible à ignorer.
Une éviction sous haute tension
Avant d’être contraint de quitter Royal Lodge, sa résidence située à Windsor, le prince Andrew y vivait depuis plus de vingt ans, s’acquittant d’un loyer qualifié de symbolique. C’est au début de l’année 2026 que l’ex-prince a été sommé de faire ses cartons, direction le domaine de Sandringham, dans le Norfolk. Selon plusieurs médias britanniques, l’ancien duc d’York aurait longtemps refusé de plier bagage. "Il a refusé de partir ou d’assumer la moindre responsabilité", a ainsi affirmé une source citée par The Sun. D’après le Daily Mail, la tension serait même montée d’un cran au moment de son départ. "Lorsqu’on lui a demandé de partir, il s’est montré si arrogant et imbu de lui-même qu’il a crié à plusieurs reprises : Mais je suis le deuxième fils de la Reine, vous ne pouvez pas me faire ça !", rapporte le tabloïd. Selon cette même source, Andrew Mountbatten-Windsor aurait minimisé la gravité de la situation. Début février, il a finalement quitté les lieux pour s’installer provisoirement à Wood Farm, sur le domaine de Sandringham, en attendant la fin des travaux de Marsh Farm, sa nouvelle résidence.
Une succession remise en question ?
Malgré son exil de Windsor et la perte de ses titres, Andrew Mountbatten-Windsor reste pour l’heure huitième dans l’ordre de succession au trône, derrière le prince William et ses trois enfants, puis le prince Harry et ses deux enfants. Une place largement théorique, mais qui embarrasse désormais le gouvernement. À Londres, l’idée d’une modification législative pour l’exclure formellement de la succession est à l’étude. Le Premier ministre Keir Starmer préfère toutefois attendre les conclusions de l’enquête policière ouverte après son arrestation du 19 février 2026 pour "suspicion de faute professionnelle dans l’exercice de ses fonctions publiques". L’exécutif assure examiner toutes les options possibles, dans un contexte où chaque décision pourrait avoir des répercussions institutionnelles majeures.
Audrey Bousquet - Voici / Photo : GOFF / BESTIMAGE
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