
2026-02-14 15:57:46 - Je connais certains communistes camerounais en France, qui vont vous dire que Cuba, c'est super. Une bande de rigolo trouillards qui se cachent sous les jupons de l'UPC pour raconter des inepties après 15 jours de vacances à Varadero Beach, voyage offert certainement par un comité d'entreprise. Après mes cinq séjours à Cuba chez l'habitant, mon beau-frère a culot De me parler de Cuba façon Melenchon, après un petit séjour à l'hôtel... Que ces hypocrites menteurs sachent que l'UPC n'a jamais été communiste, et ne le sera jamais.La verité et rien que la verité.Stop a la propagande mensongère des faux UPCISTES Camerounais de France, d'ailleurs c'est un groupuscule de petit vieux qui se cherchent. Dixit Médard Ntep
Depuis janvier, Cuba traverse une crise énergétique majeure. Les coupures d’électricité se multiplient, affectant la vie quotidienne, les transports ou le tourisme et rognant encore sur le niveau de vie des habitants
Quand tout s’éteint - Depuis janvier, Cuba traverse une crise énergétique majeure. Les coupures d’électricité se multiplient, affectant la vie quotidienne, les transports ou le tourisme et rognant encore sur le niveau de vie des habitants
« En plein XXIe siècle, vivre sans électricité, sans presque rien à manger et sans médicaments, c’est inhumain », soupire Marisol* qui vit La Havane. Depuis janvier, les dix millions d’habitants que compte l’île de Cuba subissent une crise énergétique majeure. Les livraisons de pétrole en provenance du Venezuela ont été interrompues par les sanctions américaines après l’arrestation de Nicolas Maduro.
Dans les rues colorées du pays des Caraïbes, cet étranglement énergétique s’infiltre partout. Isabel*, étrangère en visite sur l'île, relate d’une voix morose la « terrible ambiance » qui pèse sur ce pays d’ordinaire si chaleureux. « A Trinidad, les coupures d’électricité sont récurrentes. On a quelques heures d’électricité la nuit pour pouvoir recharger tout ce qui est rechargeable, mais très peu dans la journée. »
Cuba au bord du black-out permanent
Les coupures d’électricité ont considérablement augmenté dans le pays depuis plusieurs semaines. Cuba produit l’essentiel de son électricité grâce à de vieilles centrales thermiques qui brûlent du pétrole, du fioul ou plus rarement du diesel. L’absence des cargaisons en provenance du Venezuela couplée aux menaces de Donald Trump d’imposer des droits de douane démesurés à toute nation qui en livrerait à l’île porte un coup d’arrêt brutal à un système énergétique déjà à bout de souffle.
Luis* assure qu’à Cienfuegos, où il vit, les coupures sont « programmées depuis plus d’un an et ont toujours été respectées ». Mais, admet-il, « les zones rurales sont les plus touchées ». Pourtant, même à La Havane, les coupures se sont aggravées, estime Marisol. « Certains de mes amis ont subi des coupures de 16 heures. D’autres ont installé des générateurs ou des panneaux solaires mais seule une minuscule minorité de la population a les moyens de le faire ! » En périphérie de la capitale, l’AFP rapporte que des vendeurs proposent du charbon et des braseros confectionnés à la va-vite, parfois avec de vieux tambours de machine à laver le linge.
Quand les rues s’arrêtent
Déjà en mars 2025, certaines zones du pays subissaient des coupures régulières. A Vinales, à l’ouest du pays, des habitants nous expliquaient alors laisser leurs interrupteurs enclenchés. Ainsi, si le courant revenait dans la nuit, la lumière les réveillait. Ils pouvaient faire leur lessive ou leur cuisine.
La pénurie énergétique a de multiples répercussions sur la vie quotidienne. Le carburant s’avère de plus en plus difficile à trouver. Conséquence : « les transports publics sont pratiquement inexistants et les ordures ne sont pas ramassées tous les jours, elles s’entassent », témoigne Marisol.
Le tourisme en chute libre
Nombre de Cubains survivent grâce au tourisme. Mais, depuis la pandémie de Covid-19, les voyageurs internationaux sont de moins en moins nombreux à visiter l’île. Entre janvier et septembre 2025, quelque 350.000 touristes en moins ont été dénombrés par rapport à l’année précédente, selon l’Office national de statistique et d’information (ONEI). Marisol, qui fait chambre d’hôtes, rapporte avoir eu « trois annulations » ces dernières semaines, ce qui est très inhabituel. « Les hôtels sont vides. Certains touristes continuent à venir, mais pour la haute saison, c’est très peu. »
Dans les hauts lieux touristiques de Cuba, comme à Varadero, certains hôtels ont fermé à cause de la sous-fréquentation. Les clients ont été regroupés. Trois compagnies aériennes canadiennes (Air Transat, WastJet et Air Canada) ont annoncé en début de semaine suspendre leurs vols vers l’île, incapable de ravitailler les avions en carburant. Or, la première nationalité de touristes à Cuba est justement canadienne. « Ils vont rapatrier tous leurs clients vendredi ou samedi », témoigne Isabel, qui voit partir certains de ses amis. Les compagnies aériennes russes Rossiya et Nordwind ont, elles aussi, annoncé suspendre leurs vols.
« Trier les poubelles pour trouver à manger »
« Les inégalités économiques sont de plus en plus marquées, admet Luis. Mais, je pense qu’il s’agit simplement de difficultés à surmonter. Notre quotidien a toujours été semé d’embûches ». Son optimiste n’est pas partagé par tous. A Trinidad, Isabel confie avoir « mal au cœur » face à la « misère du peuple cubain ». « Évidemment, certains Cubains ont les moyens et vivent dans de magnifiques maisons. Mais je vois aussi beaucoup de gens qui trient les poubelles pour trouver quelque chose à manger ou qui font la manche pour survivre. C’est catastrophique ». Dès 2024, Amnesty International alertait sur la difficulté des Cubains à se nourrir, faisant notamment état de « longues files d’attente » pour se procurer des produits alimentaires de base.
Pris en étau entre un gouvernement autoritaire et une géopolitique qui voit le territoire comme une manne en oubliant ses habitants, les Cubains subissent de plein fouet cette crise. « Il y a une limite à la capacité de résistance des gens et cette limite a été dépassée depuis longtemps. Les Cubains ne sont même plus fatigués. Ils sont épuisés, à bout de forces. Personne ne peut être heureux en voyant autant de misère autour de soi », s’émeut Marisol. Isabel aussi, rapporte un sentiment de désespoir face à l’aggravation de la situation à Cuba. Pour elle, ce sera d’ailleurs certainement son dernier séjour sur cette île dont elle est tombée amoureuse il y a plus de quinze ans.
* Les prénoms ont été modifiés
Article de Diane Regny - 20 Minutes / Titre: AM
: Afrique Monde: