2025-06-20 04:49:57 - Aux Comores, la colère gronde chez les anciens employés de l’aéroport international Prince-Saïd-Ibrahim et de Com’air Assistance, la société d'assistance au sol. En mai dernier, la gestion de la plateforme a été confiée pour trente ans à l’émiratie Terminals Holding Group, entraînant le licenciement de 500 agents. Plusieurs indemnités du plan social annoncé de quatre milliards de francs comoriens, dont celles de départ, restent impayées. Une délégation des ex-employés a été reçue 18 juin mardi par la ministre des Transports aériens pour décanter la situation.
Des indemnités de compensation de préavis, d’ancienneté et des indemnités de licenciement : telles étaient la promesse du gouvernement. Si une partie des indemnités ont été payées, comme celles liées aux préavis, d’autres ne le sont toujours pas.
« Il y a eu beaucoup de réclamations, il y a eu beaucoup de coquilles donc il a fallu encore réétudier le fichier, revoir les anomalies qui étaient dedans et puis réajuster les chiffres, est revenue la ministre des Transports aériens Yasmine Hassane Alfeine sur les retards engendrés. La preuve en est qu’on est passés au niveau de Com’Air à un milliard à 1,9 milliard, donc cet intervalle de temps qu’on a pris, il a fallu passer par là pour réajuster les comptes pour que les gens ne soient pas lésés. Là tout est bon. »
Toujours de la méfiance
Un engagement qui ne dissipe pas totalement la méfiance des anciens employés. Izdine Abdou, agent Com’Air depuis cinq ans, fait partie des licenciés : « La ministre nous a assuré que les virements allaient commencer dès lundi prochain. Nous espérons que cela sera effectif. La ministre espère que, d'ici au 30 juin, tout sera réglé. On a eu beaucoup de rencontres et d’échanges, on a fait beaucoup de revendications, on espère que c’est le bout du tunnel. On ose croire que la ministre ne nous mentira pas. »
Il reste désormais à l’État 3,6 milliards de francs à verser pour clore définitivement ce dossier. Selon une source anonyme, le fournisseur chargé de verser la totalité des fonds accusait un retard, ce qui expliquerait les désagréments observés.
Abdallah Mzembaba notre correspondant à Moroni,RFI / Photo:Abdallah Mzembaba/RFI
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