2025-05-22 12:11:21 - Faire de la France une terre d’islam et y imposer la charia. Voici l’objectif des Frères musulmans, mis en lumière dans un rapport déclassifié. Mais une question demeure : comment cette mouvance tente d’atteindre cet objectif sans se faire remarquer ? Mohamed Louizi a été un membre actif des Frères musulmans pendant quinze ans. Au micro d’Europe 1, ce mercredi 21 mai, il est revenu sur ce projet secret d’islamisation de la société française.
Entrisme à l’université
Sa mission était de pratiquer l’entrisme à l’université. « J’y étais un vecteur de diffusion de l’idéologie des Frères musulmans », se remémore Mohamed Louizi. « Par exemple, on organisait des journées de solidarité avec la Palestine pour rebondir sur l’actualité. On diffusait, au sein du complexe de la faculté, la propagande du Hamas, ni plus ni moins », assure-t-il.
Mais « l’objectif n’était pas uniquement d’être à l’initiative d’activités. Il fallait aussi repérer des cibles potentielles qui peuvent, à un moment donné, être approchées, endoctrinées et prêter allégeance aux Frères musulmans ». Avant de souligner : « Il faut savoir une chose : quand on prête allégeance, on renie toute appartenance nationale et tout esprit de citoyenneté. C’est-à-dire qu’être Français ne veut plus rien dire ».
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Le rapport publié ce mardi 20 mai expose le système bien ficelé des Frères musulmans, qui adopteraient différents modes d’actions afin d’islamiser le pays. Au total, 139 lieux de culte, affiliés aux Musulmans de France, ont été enregistrés dans l’Hexagone. Ces mosquées seraient « la principale émanation des Frères en France », même si elles nient ces accusations.
L’école, cible principale
De plus, 68 lieux de culte supplémentaires sont « considérés comme proches de la fédération » et « répartis sur 55 départements ». En tout, cela représenterait « en moyenne 91 000 fidèles le vendredi ». Le document déclassifié fait état de « 280 associations rattachées à la mouvance », et ce, alors que « la fédération des Musulmans de France ne revendique aujourd’hui l’affiliation que de 53 associations ».
Le milieu éducatif serait également l’une des cibles privilégiées des Frères musulmans. Il est même « la priorité de la branche française » du mouvement, selon les auteurs du rapport, avec « 21 établissements identifiés comme liés à la mouvance “frériste” » en septembre 2023. « Seuls cinq établissements musulmans disposent d’un contrat d’association avec l’État, dont trois sont affiliés à la Fédération nationale de l’enseignement privé musulman (Fnem) », est-il précisé dans le document.
leJDD-Photo:sevgi
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