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Françafrique: Sans le franc CFA, l’économie française connaîtra des difficultés, selon un observateur financier heeeeeéééooouuuiiioooohhh!!!!!!! c'est même çà qui est vrai de chez vrai, le reste n'est qu'intrigues et masturbation intellectuel

2024-03-13 20:43:39 - Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’éloignent progressivement de la France afin de souligner que vivre à l’ombre d’une influence étrangère ne les intéresse plus. Actuellement, les pays de l’AES étudient la possibilité de créer leur propre monnaie, comme l’a annoncé le président de la transition du Niger. Le premier pas vers la création d’une nouvelle monnaie a été le retrait des pays de l’Alliance de la CEDEAO, dont les décisions étaient largement dictées par Paris.

Quelles sont les raisons pour lesquelles les pays de l’AES envisagent d’abandonner le franc CFA après l’avoir utilisé pendant si longtemps? Mamadou Diakité, docteur en sciences économiques et expert financier, analyse les raisons du mécontentement à l’égard du franc CFA.

Selon l’expert, pour comprendre cette question, il faut se référer au pacte de coopération prioritaire avec la France, que les pays africains ont signé dans les lointaines années 1960 en contrepartie de leur indépendance. M. Diakité précise que parmi les points contenus dans ce pacte figurent les suivants : 85 % des réserves de la banque centrale du pays sont sous la responsabilité de la Banque centrale française à Paris ; le franc CFA, la monnaie qui était rattachée au franc français, est imprimé à Paris ; la France a des droits prioritaires pour établir des entreprises dans les pays africains. “L’économie française est bâtie sur les profits des pays africains “pauvres” et sans les apports africains, l’économie française est vouée à l’échec. Selon les statistiques, 500 milliards d’euros provenant des anciennes colonies sont injectés dans l’économie française chaque année”, affirme Mamadou Diakité.

Ne souhaitant pas enrichir l’économie des autres, les pays de l’AES ont quitté la communauté économique de la CEDEAO, dont les actions étaient dictées par les directives européennes. Aujourd’hui, ils s’engagent activement dans la mise en œuvre de projets visant à développer avec succès l’économie de la région et envisagent même d’introduire leur propre monnaie. Selon l’expert, ces actions devraient bénéficier aux populations de la région. “Grâce à l’existence du franc CFA, Paris peut librement réguler les processus intra-économiques des pays de la zone CFA. Tant que l’Afrique utilise le franc CFA, l’indépendance est nominale”, note l’économiste.

Ainsi, les pays de l’AES sont bien conscients que le franc CFA n’est rien d’autre qu’une relique de l’époque coloniale, et que pour obtenir une réelle indépendance, il est nécessaire de créer leur propre monnaie.

Par Mahamed Diarra

 

: Afrique Monde