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Équateur: 116 morts dans des affrontements en prison, l'état d'exception décrété

2021-10-01 02:38:29 - Ces derniers affrontements, les plus meurtriers cette année, ont eu lieu dans le vaste complexe carcéral de Guayas, à Guayaquil, ville portuaire et carrefour commercial. 

C'est un nouveau massacre. Le président équatorien Guillermo Lasso a décrété ce mercredi "l'état d'exception" dans toutes les prisons d'Équateur, au lendemain d'un affrontement entre gangs rivaux dans un centre pénitentiaire du sud-ouest du pays qui a fait au moins 116 morts.
 
"Les bilans nous disent qu'il y a 116 morts et près de 80 blessés. Tous sont des détenus", a déclaré le président équatorien lors d'une conférence de presse à Guayaquil (sud-ouest).
Ces derniers affrontements, les plus meurtriers cette année, ont eu lieu dans le vaste complexe carcéral de Guayas, à Guayaquil, ville portuaire et carrefour commercial.
 
Des violences récurrentes dans les prisons
 
Le président Lasso avait annoncé plus tôt mercredi avoir "décrété l'état d'exception dans tout le système carcéral au niveau national", alors que les prisons équatoriennes sont depuis des mois le théâtre de violences récurrentes entre groupes criminels liés au trafic de drogue.
 
"À Guayaquil, je présiderai le comité de crise chargé de coordonner les actions nécessaires pour contrôler l'urgence, en garantissant les droits humains de toutes les personnes impliquées", a déclaré Guillermo Lasso.
En juillet, le président avait déjà décrété "l'état d'urgence" dans les prisons, après la mort d'une vingtaine de détenus dans un nouvel accès de violences.
 
Armes à feu, grenades et décapitations
 
Il avait alors promis "un processus de restructuration total du système carcéral", remplaçant le directeur de l'administration pénitentiaire par un militaire. "L'état d'exception" marque un cran supplémentaire dans l'action des autorités et une prise en main directe du sujet par le chef de l'État.
 
La police a annoncé être de nouveau prête à intervenir dans la prison "en raison d'une alerte sur de possibles nouveaux affrontements entre bandes criminelles".
 
Selon le général Fausto Buenano, qui a dirigé les opérations pour reprendre le contrôle des bâtiments, les victimes portaient des "impacts de projectiles d'armes à feu et d'éclats de grenades", tandis qu'au moins six des prisonniers ont été décapités.
 
Par D.R.-Photo: AFP

: Afrique Monde