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Côte d'Ivoire : Retour mouvementé de Laurent Gbabgo en Côte d’Ivoire. Comment Kone Katinan a déjoué le chaos prévu par les Dramane Ouattara

2021-06-21 00:10:54 - Causer la frayeur dans le camp des nombreux partisans de Laurent Gbagbo pour les empêcher de faire un événement historique du retour parmi les siens après 10 ans de captivité au siège de la justice des vainqueurs de guerre néocoloniale ? Entreprise sérieuse de provoquer un nouveau chaos dans le pays en suscitant de leur part une réaction vigoureuse comme il faut, afin de justifier une hécatombe, et pourquoi pas, en profiter pour attenter dans la foulée à la vie du “Woody” de Mama et l’éliminer définitivement de la scène ? 

Ces questions et bien d’autres ont trotté dans les esprits toute la journée de jeudi à Abidjan où des miliciens armés œuvrant plus à l’instigation de courtisans on ne peut plus zélés du président Alassane Ouattara que selon la volonté de celui-ci, ont passé le clair de leur temps à faire entendre des coups de feu, soutenus qu’ils étaient par la police et d’autres éléments des force de défense et de sécurité ivoiriennes qui leur venaient en appoint de manière plus visible en tirant des tubes de bombes lacrymogènes pour disperser des personnes qui ne demandaient qu’à accueillir dans la liesse un digne fils de la Côte d’Ivoire.
 
Mais alors que la tension montait et que les milliers de partisans de Laurent Gbagbo entendaient aller chercher à mains nues les tireurs embusqués et se faisaient rabrouer par leurs soutiens des forces régulières, préludant des  altercations qui allaient être plus senties,  le porte-parole de l’illustre prisonnier de la Haye, Justin Koné Katinan, ancien et dernier ministre du Budget du président Gbagbo (gouvernement Gilbert Marie N’gbo Aké —7 décembre 2010-11 avril 2011-), est rapidement intervenu à la faveur d’un point de presse express, pour faire savoir poliment aux commanditaires de ces dangereuses gamineries – mais avec une fermeté qui n’avait pas besoin de dessin pour être perçue pour ce qu’elle était vraiment, c’est-à-dire une mise en garde –  qu’ils n’avaient pas intérêt à pousser plus loin le bouchon du jeu de la pyromanie.
 
Message manifestement reçu cinq sur cinq par ses destinataires, comme a pu l’illustrer la suite, avec l’accueil digne d’un chef d’Etat réservé à l’ancien chef de l’Etat. 
 
Par dam Njoya Nzoméné
 
 

: Afrique Monde