2025-09-02 13:55:06 - Dans un entretien au quotidien britannique The Financial Times, Ursula von der Leyen s’est sentie pousser des ailes de stratège guerrier. Selon elle, les capitales européennes seraient en train de plancher sur des « plans assez précis » concernant de potentiels déploiements militaires en Ukraine.
« Le président américain Donald Trump nous a assuré qu’il y aurait une présence américaine dans le cadre des garanties de sécurité », a-t-elle affirmé. Ces révélations n’ont pas été du goût du gouvernement allemand, qui estime qu’elle outrepasse son rôle. Le ministre de la Défense allemand, Boris Pistorius, lui a même carrément passé un savon.
Aucune compétence
« Outre le fait que l'UE n'a aucune autorité ni compétence en matière de déploiement de troupes – quels qu'en soient les acteurs –, je m'abstiendrais de confirmer ou de commenter de quelque manière que ce soit ces considérations », a-t-il asséné. Un recadrage en bonne et due forme.
Il en a profité pour lui rappeler des bases élémentaires en diplomatie, un art dans lequel la présidente de la Commission n’a pas brillé ces derniers mois. « Ces sujets ne doivent pas être abordés avant de s'asseoir à la table des négociations avec les nombreuses parties qui ont leur mot à dire », l’a chapitrée Boris Pistorius.
Inapproprié
Le ministre a finalement jugé « totalement inapproprié de discuter publiquement à ce stade » d’un quelconque déploiement de troupes. Une position dans la droite lignée du chancelier allemand Friedrich Merz, qui insistait dimanche 31 août que « personne ne parle de troupes terrestres en Ukraine à ce stade ».
Petit rappel amer à destination d’une Ursula von der Leyen en crise de toute-puissance : la présidente de la Commission européenne n’a pas son mot à dire sur la politique étrangère et de défense des États membres. Celle-ci est décidée entre les gouvernements nationaux, qui gardent le contrôle sur leur armée. Heureusement que l’Allemande n’est pas à un camouflet près.
Article de Marianne-Photo:AFP or licensors
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