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Pérou : le président par intérim Manuel Merino annonce sa démission. De mémoire d'homme, dans la françafrique de la francophonie française en Afrique, les imposteurs ne démissionnent jamais (Dramane Alassane Ouattara), bien au contraire ils sont adoubés par Jean Yves le Truand alias le Drian, et félicités par Macron.

2020-11-15 22:25:38 - Il ne sera resté au pouvoir que cinq jours. Ce dimanche, le président du Pérou par intérim Manuel Merino a annoncé sa démission, moins d'une semaine après son entrée en fonction qui avait suscité de violentes manifestations.

« Je veux faire entendre à tout le pays que je présente ma démission », a déclaré Manuel Merino lors d'une allocution télévisée au lendemain de la violente répression des manifestations exigeant son départ qui a fait deux morts et une centaine de blessés. Un peu plus tôt dans la journée, le Congrès péruvien avait entamé une réunion d'urgence pour tenter de résoudre la grave crise politique ouverte par son accession contestée à la présidence du pays.
 
Des démissions en cascade
 
Le nouveau président, qui a gardé le mutisme depuis samedi, était injoignable ce dimanche matin. « Je l'appelle sans succès, je ne sais absolument pas s'il a démissionné », a déclaré le Premier ministre à la radio. Au moins trois personnes ont été tuées samedi à Lima lors d'une nouvelle journée de manifestations réprimées par la police. Les manifestants, pour la plupart des jeunes, exigeaient la démission de Manuel Merino, rejetant ce qu'ils considèrent comme un coup d'Etat parlementaire.
 
Le Congrès avait voté lundi la destitution du très populaire président Martin Vizcarra, accusé de corruption, et son remplacement par Manuel Merino, jusque-là à la tête du parlement. Les dirigeants des neuf groupes parlementaires du Congrès ont entamé leur réunion à huis clos peu avant 9 heures locales, à l'initiative du nouveau chef du parlement Luis Valdez.
 
Celui-ci, jugeant la situation politique du Pérou « insoutenable », avait samedi soir « demandé à Manuel Merino d'envisager sa démission immédiate ». Dix des 18 ministres du cabinet constitué par Manuel Merino ont démissionné samedi soir à la suite de la répression des manifestations.
 
« Merino imposteur »
 
La nomination à la présidence de Manuel Merino, homme de centre droit de 59 ans, a entraîné depuis mardi des manifestations à travers tout le pays. La plus grande marche a réuni samedi à Lima des milliers de personnes. La police a de nouveau fait usage de gaz lacrymogène, lancé y compris par hélicoptères, pour disperser des manifestants qui menaçaient de marcher sur le siège du Parlement. Les jeunes portaient des pancartes proclamant : « Merino, tu n'es pas mon président », « Merino imposteur », « Le Pérou s'est réveillé ».
 
Le décès d'un manifestant de 25 ans a été annoncé par l'entité publique chargée de veiller au respect des droits de l'Homme au Pérou, selon qui « la victime avait des blessures par plomb de chasse au visage et au cuir chevelu ». Le Défenseur du peuple a dénoncé un usage indiscriminé de la force par la police. Le ministère de la Santé indique qu'au moins 63 manifestants ont en outre été blessés. Un peu plus tard, l'archevêque de Lima, Carlos Castillo, a condamné la répression policière en annonçant à la télévision publique qu'il venait d'apprendre qu'il y avait « un troisième mort ».
 
Le Parisien avec AFP - Photo-Luka GONZALES
Titre : AM

: Afrique Monde