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Non à une « présidentielle illégitime » : La pression sur Ouattara porte ! Sans oublier que Koné Boubacar, co-président du Comité d’organisation annonce que « Près de 50 000 personnes n’ont pas pu arriver au stade » Dramane Ouattara et sa racaille de microbes intimidaient les Ivoiriens.

2020-10-14 21:10:40 - Dans l’entendement du président Ouattara et de tous ceux qui le supportent, la campagne électorale pour la présidentielle devrait s’ouvrir demain vendredi 16 octobre. C’est pour cela d’ailleurs qu’ils faisaient tout pour que l’élection se tienne à la date du 31 octobre avec une CEI contestée, un Conseil constitutionnel suspecté, une liste électorale décriée et un processus dénoncé.

Quitte à y aller avec le seul candidat KKB soupçonné, lui aussi, d’être son pion de validation de ce que l’opposition, la société civile et des observateurs appellent le hold-up électoral. Pour ne pas cautionner cette « forfaiture », le président Henri Konan Bédié, candidat du PDCI-RDA, le Premier ministre Pascal Affi N’guessan, candidat du FPI, bien que retenus, refusent d’aller au scrutin dans les conditions actuelles. Et depuis, l’opposition s’est soudée dans une union sacrée pour revendiquer non seulement le retrait de la candidature inconstitutionnelle d’Alassane Ouattara, mais aussi la réforme de la CEI, la refonte du Conseil constitutionnel, l’audit de la liste électorale, le retour et le rétablissement dans leurs droits de tous les exilés politiques, la libération de tous les prisonniers politique.
 
Pour faire aboutir ces revendications, le président Henri Konan Bédié autour de qui l’opposition s’est soudée a lancé l’idée de la désobéissance civile dont le premier acte a été le retrait de tous les représentants de la LMP et de l’AFD des bureaux des CEI locales. Le RHDP, seul en lice, devant une CEI aux mains du seul RHDP, cela devenait aberrant aux yeux de tous et notamment de la communauté internationale qui a donné de la voix à travers la CEDEAO, l’UA, l’UE et même l’ONU qui demandent tous une élection inclusive sur fond d’un dialogue politique pour en réunir les conditions.
 
Puis, le dernier meeting de l’opposition au stade Houphouët-Boigny, au-delà de la guerre des chiffres, a démontré la détermination de cette majorité des Ivoiriens à ne pas se laisser faire. Alors, la diplomatie, de façon discrète, se met en branle pour amener le camp du président Ouattara à prendre la pleine mesure des risques qu’il fait prendre au pays. Dans la foulée, hier, l’Union Européenne aurait fait une déclaration dans laquelle elle aurait dit ne plus envoyer d’observateurs pour le 31 octobre si les conditions ne changent pas.
 
Ce qui implique, sans aucun doute, que l’UE et les autres partenaires pourraient ne décaisser leurs aides à l’organisation du scrutin que si les conditions sont réunies. Par ailleurs, le président Henri Konan Bédié était au Ghana, chez le président en exercice de la CEDEAO, que le directoire du RHDP pond un communiqué annonçant le report à une date ultérieure de la cérémonie de remise de la feuille de route aux directeurs de campagne de M. Ouattara.
 
De deux choses l’une : soit, l’élection est maintenue et donc les directeurs de campagne iront en campagne sans feuille de route, ce qui est impensable. Soit, c’est toute la campagne qui est reportée vu que les conditions de la tenue du scrutin ne sont manifestement pas réunies. Dans tous les cas, la pression exercée sur le régime du président Ouattara semble porter. Les jours à venir nous situeront.
 
 
EDDY PEHE - Titre : AM

: Afrique Monde