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Gabon : Les députés légalisent l’homosexualité, la population en colère, déjà 4 arrestations à Libreville

2020-06-24 16:56:50 - Après des débats houleux qui ont débouché sur le vote favorable de 48 députés  au projet de loi sur la dépénalisation de l’homosexualité déposé sur la table des députés par le gouvernement Julien Nkoghe Bekale, la chambre basse du parlement Gabonais a adoubé mardi, 23 janvier, la pratique des relations amoureuses dites « contre-nature » entre personnes du même genre.

Relayés depuis ce matin par nos confrères gabonais ainsi que les réseaux sociaux, les échos de l’accueil de cette (« triste ») nouvelles indiquent que les populations de ce pays d’Afrique Centrale frontalier du Cameroun n’étaient pas particulièrement heureuses de la décision de leurs représentants à l’Assemblée nationale de faire la courte échelle à une pratique considérée ici comme délictuelle, et que beaucoup auraient souhaité, tout au plus, voir confiné dans la marginalité.

La France soupçonnée d’être l’instigatrice de cette subite et surprenante dépénalisation de l’homosexualité au Gabon

Difficile en effet de comprendre que moins d’un an après l’entrée en vigueur de la Loi N° 042/2018du05juillet 2019 portant Code pénal, lequel code pénal, en article 402 (alinéa 5),* autorise la justice à punir sévèrement tout acte homosexuel avéré, le gouvernement effectue un aussi vertigineux rétropédalage.

Les Gabonais soupçonnent des puissances extérieures d’avoir instigué le texte de loi favorable à l’homosexualité :

« Quand nous demandons aux partenaires extérieurs du Gabon de faire pression sur nos dictateurs pour l’élaboration d’une loi électorale consensuelle, ils se murent dans le silence, mais s’il s’agit de pousser les Gabonais dans l’infamie, ils peuvent réveiller nos députés à minuit et les obliger à aller légiférer pour légaliser le mal », critiquait mercredi, Sébastien Ndong, militant du Parti pour le changement (PLC) ayant fui au Cameroun depuis juin 2018**, non sans préciser qu’en fait de “partenaires extérieur”, il pensait “en premier lieu à la France qui insiste pour que ses anciennes colonies africaines copient ses saletés jusqu’à la lie, mais ne leur impose jamais de copier ce qu’elle a de meilleur”.

“La preuve, ajoute-t-il, alors que ni les Gabonais, ni les homosexuels gabonais n’ont critiqué jusqu’ici la répression de l’homosexualité, nos autorités ont osé réprimé sauvagement aujourd’hui le seul son discordant dans cette affaire qu’aura été la présence de 10 manifestants aux abords du sénat pour appeler cette institution à ne pas voter à son tour le retrait de l’article 402 (alinéa 5 du code pénal. Cette répression a fait entre autres victimes, quatre personnes arrêtées par les forces de l’ordre, à savoir les nommés Il s’agit entre autres de Yvan Ralph Mboumba, Japhet Beyeme, Diane Mickoto et Axel Ndjila.”.

Mercredi, les forces de défense et de sécurité gabonaises se sont jetées à bras raccourcis sur les manifestants anti-dépénalisation

Selon le député Blaise Louembé qui a fait un post sur les réseaux sociaux à propos, 24 députés dont lui, ont voté contre la dépénalisation de l’homosexualité et 48 ont voté pour, tandis que 25 se sont abstenus.

Des statistiques qui laissent pour l’instant pantois, car le parlement gabonais compte 143 députés. Alors question à un sou :

qu’ont donc fait les 46 autres pour qu’une loi que la majorité des Gabonais digèrent mal puisse passer à l’Assemblée par la faute des représentants desdits Gabonais dans le premier cénacle où se prennent les lois ?  

Ndam Njoya Nzoméné

 

: Afrique Monde