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Côte d’Ivoire : Farouche réaction de Guillaume Soro après sa condamnation

2020-04-29 20:52:46 - Exilé en France,Guillaume Kigbafori Soro a été condamné le 28 avril par la justice ivoirienne à 20 ans de prison ferme pour recel de deniers publics détournés et de blanchiment de capitaux . L'ancien Premier Ministre et Président de l'Assemblé nationale, candidat déclaré à l'élection présidentielle d'octobre prochain vient de réagir après sa condamnation.

Le verdict du tribunal d’Abidjan le 28 avril n’a rien pour ébranler la détermination de Guillaume Soro. « Je reste candidat à la présidentielle et je gagnerai », a lancé l’homme politique sans détours le 28 avril. Pour lui, le verdict de ce procès est une atteinte grave à légalité dans son pays « C’est une sentence qui ne nous émeut absolument pas. La parodie de procès à laquelle nous avons assisté ce jour est la preuve ultime que l’Etat de droit est définitivement enterré par Alassane Ouattara. Cet homme qui porte aujourd’hui avec beaucoup d’aisance les habits de dictateur, qui soumet la justice à sa botte et commande des sentences de mise à mort politique contre ses rivaux afin de les exclure de la compétition électorale, incarne la pire version du dirigeant africain. » se désole Guillaume Soro.
 
Il estime que le président de la République a bien vite oublié que cette justice qu’il manipule aujourd’hui est la même qui l’avait décrété il y a quelques années, inéligible à toute élection en Côte d’Ivoire, pour nationalité et moralité douteuses. Et de préciser « Même être député, lui était impossible. La suite nous la connaissons tous: il est devenu président. »
 
. Condamné donc à 20 ans de prison ferme pour avoir a été reconnu coupable de recel de deniers publics détournés et de blanchiment de capitaux, le candidat déclaré de GPS à l’élection présidentielle d’octobre prochain en Côte-d’Ivoire reste droit dans ses bottes« Je considère ce verdict comme un non-événement, je maintiens ma candidature à la présidentielle et je demande à tous mes partisans de demeurer mobilisés et de continuer le travail de mobilisation et d’implantation. Notre victoire ne fait aucun doute. Nous gagnerons la prochaine élection présidentielle, c’est une certitude. », assure Guillaume Kigbafori Soro.
 
Cette décision de justice survient alors qu’il y a 6 jours,  les dix juges de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a ordonné à la Côte d’Ivoire de suspendre son mandat d’arrêt contre Guillaume Soro et de remettre en liberté 19 de ses proches emprisonnés. Il est loisible de constater que la justice ivoirienne a craché sur la décision de cette haute instance. Aussi, relevons que la tenue d’un procès, au mépris des droits de la défense et de l’autorité de la décision de la CADHP, consacrerait la fin de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire. Les engagements internationaux et panafricains s’imposent aux juges nationaux.
 
Par Romulus Dorval Kuessie

: Afrique Monde