Nombre total de visites : 4232831
Aujourd'hui : 32
En ligne actuellement : 1

Cameroun : Hypocrisie. LE GRAND NORD DIVORCE AVEC LE RÉGIME BIYA ET S’ALLIE À MAURICE KAMTO ( c'est du pipo, les nordistes ne veulent pas voir un Bamiléké aux commandes du Cameroun encore moins un Ekang - Bulu - Beti ) des règlements de comptes sont a prévoir entre Nordistes et Ekangs- Beti. Il y aura des sacrés coups de machettes à Yaounde. Ce n'est pas a Yaounde qu'un Bamiléké prendra le pouvoir au Cameroun, peut être a Bafoussam ou a Douala si les autochtones de Douala le veulent bien.. Arrêtons de faire l'autruche. Bamilékés, construisez dans vos régions, en attendant les beaux jours et le changement de la capitale du Cameroun. Ceci est un conseil de Médard Ntep aux frères Bamilékés. Je suis Bassa'a, l'idée ne me viendrait jamais de construire a Yaounde. j'ai laisser un terrain m'appartenant a mon père à Yaounde , un terrain que j'ai acheter avec mon premier salaire, quand j'habitais la ville de Bordeaux dans les années 1983. J'avais été induit en erreur par mon père avec ses idées rétrograde des papa de l'époque, il était important de montrer qu'on a des enfants en France. Je n'y mettrais pas un centime pour une quelconque construction. j'ai assez de place chez moi dans mon village, et personne ne viendra m'imposer sa loi là bas. Et pour finir, même les Bassa'a ne veulent pas de Bamiléké au pouvoir, alors ont fait quoi ? Vous êtes les seuls a savoir pourquoi on ne veut pas d'un Bamiléké comme Président, et de rectifier le tir. Je ne suis pas un pro Kamto, encore moins un pro Biya.

2020-04-29 13:46:43 - La base et l’élite qui absolvent leurs divergences séculaires pour se parler les yeux dans les yeux, sans langue de bois, c’est suffisamment rare pour être souligné au Cameroun. Que sest-il donc passé pour que les filles et fils du Septentrion daignent enfin sasseoir au tour dune même table ?

La magie s’est produite non pas une fois mais deux fois. La première, cétait fin février 2020 dans la métropole régionale du Nord, Garoua. La seconde rencontre sest tenue à Yaoundé, le 28 mars dernier. Elle a regroupé le ban et larrière ban politiques, économiques, administratifs, universitaires et estudiantins du Septentrion camerounais. Certains anciens ministres, sénateurs, députés, enseignants d’universités, opérateurs économiques, étudiants du Grand Nord, ont tu leurs divergences idéologiques, religieuses et régionales pour sépancher sur lavenir de ce « grand marginalisé » du Renouveau quest le Grand Nord.
 
Au regard de la mobilisation et de lenvie de se construire un destin commun, on ne peut sempêcher de penser à ces quelques mots de lécrivain brésilien, Paulo Coelho dans « lAlchimiste » qui disait « Quand on veut une chose, tout l’Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve ».
 
Ce rêve éveillé est à mettre au crédit dun ancien haut cadre de la République qui a réussi à fédérer les forces vives du Septentrion. La première rencontre de Garoua a scellé des retrouvailles inédites sans toute fois dégager un consensus. La diversité sociale des participants et la variété des sujets abordés n’ont pas permis de circonscrire les priorités du Septentrion ainsi que la démarche politique à adopter. Une équipe restreinte composée de 2 anciens ministres, 5 parlementaires, 3 enseignants et 2 étudiants, a été chargée d’élaborer pour la réunion de Yaoundé les axes d’un décollage politique, économique et social du Grand Nord.
 
LA CONCERTATION DE YAOUNDE
 
Ce groupe de réflexion que les participants à la rencontre de Garoua ont appelé « LA LIGUE DU GRAND NORD » (LGN), en référence à la LIGUE DU NORD (parti politique italien créé par Umberto Bossi, dirigé depuis 2017 par Matteo Salvini), na vraiment pas chômé les quatre semaines précédant la seconde concertation du 28 mars 2020. La LGN a consulté tout azimut, échangé autant avec la base quavec lélite et dressé un tableau synoptique des maux et ressentiments du Grand Nord. Et enfin, elle exploré les pistes dun changement profond et durable.
 
Dans une sorte de mémo, la LIGUE égrène ces actes manqués et promesses non tenues du système.
 
Sur le plan politique, la LIGUE indique que du fait de la faible légitimité de la plupart des élites dans leurs régions, la fracture générationnelle ne cesse de sélargir. Les autorités de Yaoundé se complaisent pourtant à désigner année après année aux hautes fonctions managériales ces élites non représentatives de la base.
 
Elle trouve inique la répartition des députés en fonction du nombre dhabitants par département.
 
Incompréhensible donc que les départements du Mayo-Banyo, du Mayo-Tsanaga, du Mayo-Louti, du Logone et Chari, du Diamaré, de la Bénoué, de la Vina pour ne citer que ceux-là, ont chacun un nombre d’habitants au moins supérieur à toute la région du Sud, mais curieusement, aucun de ces départements na plus de 5 représentants à lAssemblée Nationale contre 11 pour la région Sud. Dans le Mayo-Rey, un parti politique ayant obtenu plus de 36 000 voix lors des législatives de février 2020, na pu avoir de député alors que dans la région du Sud, la majorité des députés ont été élu avec moins de 10 000 voix.
 
La discriminante est plus flagrante encore dans lArmée, la Gendarmerie et la Police, où le nombre des appelés connaît une réduction drastique et programmée depuis les événements de 1984. Dans ces trois corps, les ressortissants du Grand Nord sont moins de 2%.
La LIGUE est très amère quand elle évoque le Grand Dialogue National, initiative du Chef de lEtat, et donc les débats ont délibérément éludé les souffrances des populations de lExtrême-Nord, de l’Adamaoua et du Nord, meurtries par les assauts répétés et mortels de la secte Boko Haram, les prises d’otages avec demande de rançons. Situations qui affectent la quasi-totalité des activités génératrices de revenus, assignant ces populations à une paupérisation sans issue.
 
Elle sétrangle face au cas, deux poids, deux mesures que vivent les prisonniers de lOpération Epervier originaires du Septentrion. Lex-Directeur Général de la Crtv, Amadou Vamoulké, très malade, abandonné à lui-même sans suivi médical, na pu bénéficier de la « magnanimité » du Chef de lEtat comme lont été, lHomme dAffaires, originaire de lOuest, Yves-Michel Fotso (évacué au Maroc), Iex-Premier ministre, originaire du Sud-Ouest, Inoni Ephraïm (évacué en Allemagne) ou encore lex-ministre des Finances, originaire de la région du Centre, Essimi Menyé (évacué en France). Les condamnations aux mépris du Code Pénal camerounais et des dépositions des témoins, de lex-Secrétaire général de la Présidence de la République, Marafa Hamidou Yaya et de lex-Directeur général de la Sodecoton, Iya Mohamed relèvent dune situation kafkaïenne.
 
LE PLUS GRAND DESERT MEDICAL DU CAMEROUN
 
La Ligue fustige la confusion savamment entretenue par le pouvoir en place sur lhomonomie des noms à consonance sahelienne, pour nommer des ressortissants des autres régions au détriment des ceux du Septentrion. L’ambassadeur du Cameroun à NDjamena, Mohamadou Tanimou (originaire du Sud- Ebolowa), le Directeur général adjoint du Port Autonome de Kribi, Harouna Bako (originaire du Centre, Nanga-Eboko), le Général de Division, Baba Souley (originaire du Centre Yaoundé, quartier Briqueterie) Sont pris pour des ressortissants du Grand Nord, alors quils ne le sont pas.
 
Dans le domaine de la Santé, la LIGUE déplore le désert médical dans lequel est confiné depuis des lustres le Grand Nord. Aucun hôpital de référence dans les trois régions réunies alors que la seule région du Sud compte deux hôpitaux de référence (les hôpitaux de Sangmelima et dEbolowa). Incroyable mais vrai quen cette période incertaine où sévit le Coronavirius, tout le Septentrion ne dispose daucun lit de réanimation et de respirateur. Autre black out, les médecins spécialistes. Pas de gynécologue, de néphrologue, de cardiologue, de diabétologue, de virologue, de neurologue, durologue encore moins de médecin réanimateur dans tout le Septentrion.
 
La Ligue est révulsée lorsquelle note létat actuel des infrastructures routières. Insupportable dassister au fil des années à la dégradation accélérée de la mythique nationale 1 qui relie Ngaoundéré à Kousseri. Elle sétonne que le Génie militaire ait reçu neuf milliards de Francs CFA pour la réfection de laxe routier Maroua-Kousseri, avec au final une route toujours impraticable, obligeant la Banque Mondiale a résilié le contrat. Lequel axe a fait lobjet dune attribution de gré à gré au profit des sociétés écrans dont les véritables actionnaires seraient des membres du gouvernement. Les liaisons aériennes en direction de Ngaoundéré, de Garoua et Maroua sont supprimées contribuant à isoler de plus en plus le Grand Nord du reste du Cameroun. La liaison ferroviaire, qui relie Yaoundé à Ngaoundéré, jadis appelée la Gazelle du Nord, est assurée désormais par des trains poubelles chancelantes.
 
A ces exemples concrets, la LIGUE rappelle les maux séculaires que sont le sous-développement, lanalphabétisme, le délit de faciès
 
RAPPROCHEMENT AVEC LE MRC ET LIBERATION DE M. MOTA
 
Pour un changement raisonnable et profond des régions septentrionales, la LIGUE énonce une kyrielle des mesures parmi lesquelles deux qui ont fait lunanimité et vraisemblablement vont bousculer les habitudes et mettre fin au sempiternel jeu de poker menteur auquel le Grand Nord est livré depuis une trentaine dannées.
 
La LGN sengage à promouvoir le rapprochement générationnel.
 
Elle préconise de geler l’alliance politique avec le pouvoir en place et damorcer un rapprochement avec le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et duvrer pour la libération sans condition du Premier Vice-président du MRC, Mamadou Mota, un vaillant fils du Septentrion. Sur ce second point, quatre personnalités (1 ancien ministre, 1 parlementaire, 1 opérateur économique et 1 enseignant d’université) ont été désignées pour entamer incessamment des pourparlers avec léquipe dirigeante du MRC. Lobjectif avoué étant daboutir à un processus de conquête et de partage de pouvoir.”
Par cf 
Titre : AM

: Afrique Monde