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CAMEROUN : AFFAIRE IDENTITÉ MBO DE CALIBRI CALIBRO. PIERRE MILA ASSOUTÉ OU L'IMPOSTURE INCARNÉE

2020-02-27 02:05:46 - Comme à l'accoutumée, lorsque l'opposition camerounaise réalise une percée décisive contre le régime tribal et dictatorial de Yaoundé, Mila Assoute comme un rat sorti des égouts vole au secours de ses maîtres.

Quel crédit accorder aux propos d'un chef traditionnel déserteur ?

*1) Un politicien raté*

Mila Assoute est un sulfureux personnage qui jouit d’un statut de réfugié politique en France pour avoir prétendu en 2004 faire l’objet de menaces d’assassinat de la part du régime de Yaoundé en raison de ses convictions politiques. Ancien transfuge du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir) dont il fut membre du comité central, deux ans seulement à peine après son adhésion, Mila Assoute fut le créateur du courant des modernistes au sein de ce parti qui malheureusement vola en éclat quelques années plus tard. C'est alors qu'il mettra sur pied son parti politique (RDMC) dont l'acronyme ressemble étrangement à son parti de cœur qu'il n'a du reste jamais mentalement quitté. Au sein de ce parti militeront quelques jeunes désœuvrés à qui il promettait de l'emploi, dont le plus célèbre est un certain Cabral Libii, avant que le torchon ne brûle définitivement entre les deux à la suite du putsch manqué à la tête du RDMC orchestré par ce jeune loup impétueux, aidé de quelques amis.

Passé cet épisode, Mila Assoute réapparaîtra des années plus tard en treillis (tenue militaire) dans une brousse quelque part en France, kalachnikov au poing, annonçant triomphalement qu'il préparait un coup d'État imminent contre le Président Biya. Cette nouvelle escroquerie, qui visait certainement à piéger les combattants camerounais de la diaspora, n'a heureusement pas prospéré.

*2) Un Chef traditionnel déserteur*

Ça fait 16 longues années déjà que Mila Assoute a déserté le Cameroun et sa chefferie Mboo de Santchou sans pour autant n'être ni destitué ni remplacé par un régime qu'il prétend combattre et qui aurait même attenté à sa vie. Alors que l'on connait la célérité de ce régime machiavélique lorsqu'il s'agit d'intimider les chefs traditionnels qui n'adhèrent pas au RDPC en les destituant purement et simplement.

Une autre question m'interpelle à savoir comment un chef traditionnel peut-il régner sur son peuple à 6.000 kms ? Quelles sont ses actions pour son village et sa communauté ? A moins que pour Mila Assoute le simple fait d'arborer le titre "Chief" suffise à son bonheur.

Plus encore, comment un chef traditionnel d'un micro-village de Santchou dans le département de la Menoua peut-il prétendre maitriser toutes les familles Mboo, disséminées dans les départements du Moungo et du Haut Nkam (principalement à Kekem)?

*3) Un menteur pathologique*

Rentré au Cameroun dans les années 90, Mila Assoute prétendait être le représentant en Afrique centrale de l’Agence pour le Développement International des Etats-Unis (USAID). Alors qu'il n'y a jamais travaillé de toute sa vie. Il fut certes un temps Directeur régional de l’organisation non gouvernementale United Black Fund, qu’il a abusivement fait passer auprès de l’opinion publique comme étant une filiale de l'USAID. Alors que cette ONG est une organisation caritative afro-américaine dont le but est de collecter des fonds auprès de la communauté noire afin de soutenir le développement des Noirs à travers le monde. Rapidement accusé de mauvaise gouvernance il fût débarqué par ladite ONG. Et c'est ce qui justifie son exil précipité en France pour ne pas avoir à rendre compte à l'ONG Black Fund.

De plus, il a menti sur son parcours académique en prétendant être titulaire d'un doctorat en sciences politiques obtenu en France. Alors qu'il n'a même jamais soutenu un mémoire de Master de toute sa vie.

*4) Un prévaricateur de la fortune publique*

Par ailleurs, quelle crédibilité accorder à un individu qui doit à l'État du Cameroun la somme de 49 millions de francs, au titre de dommages et intérêts prononcés par les juridictions françaises dans le contentieux relatif aux indemnisations versées par la compagnie South African Airways (Saa)/Transnet à l'Etat du Cameroun, suite au crash du Boeing 737-200 de la Camair en décembre 1995? Mila Assoute s'est-il déjà acquitté de cette créance auprès du trésor public?

Nul doute que Mila Assoute est instrumentalisé une fois de plus par ses maîtres de Yaoundé qui à chaque fois lui rappellent qu'il est un prisonnier ambulant et un imposteur.

Les camerounais devraient donc rester vigilants en ces temps troubles et focalisés sur l'objectif, la chute définitive de ce régime tribal et dictatorial.

Patrice Mballa NTI depuis Ebolowa

 

: Afrique Monde