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Côte d'Ivoire : La responsabilité de Ouattara révélée dans le massacre des dizaines de milliers d’Ivoiriens de 2002 à 2011

2019-12-26 10:07:11 - Guillaume Soro n’a pas personnellement pris la plume ou le micro. C’est l’ancienne ministre Affoussiata Bamba Lamine qui a été chargée de la besogne. Et le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’y est pas allée du dos de la cuiller.

Portant efficacement la réaction à ce qui est perçu depuis quelques jours comme une entreprise de persécution politique à l’encontre de son leader, l’ancienne porte-parole des Forces Nouvelles, à l’époque où le désormais ennemi public dirigeait cette organisation financée et armée par la France pour faciliter l’arrivée au pouvoir du serviteur fidèle de la Françafrique, Alassane Dramane Ouattara.                                                                                                                                             
Et voilà donc les révélations qui commencent à fuser, sur la responsabilité directe de Ouattara dans la triste affaire du coup d’Etat du 19 avril 2002, qui se mua en rébellion à la suite de son échec.
 
En effet, le camp Soro goûte péniblement la plaisanterie du mandat d’arrêt international lancé contre son chef, pour des accusations de « tentative d’atteinte à l’autorité de l’Etat », à « l’intégrité du territoire national » et « détournement deniers publics ».
 
 « En ce qui concerne l’accusation fallacieuse de déstabilisation qui reposerait sur un enregistrement audio, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro tient à rassurer les Ivoiriens qu’il reconnait une seule déstabilisation, celle du 19 septembre 2002 pour le compte de l’actuel Président de la République, Monsieur Alassane Dramane Ouattara » a fait savoir depuis Barcelone, via une vidéo, Affoussiata Bamba Lamine, dans une déclaration sous forme de Communiqué de presse.
 
Ci-dessous, l’intégralité du Communiqué lu par Mme Bamba Lamine
“En date du 23 décembre 2019, le Procureur de la République de Côte d’Ivoire, Monsieur Adou Richard, lors d’une déclaration télévisée, a indiqué que l’ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, au motif de tentative de déstabilisation et de détournement de deniers publics. Le président de GPS, tient à informer l’opinion nationale et internationale de la vacuité de ces charges.
 
 Il n’échappe à personne que ceci est du dilatoire. En réalité, toute cette entreprise vise piteusement à écarter Monsieur Guillaume Kigbafori Soro de la course à la présidence de la République pour l’élection de 2020. Toutefois, au nom de la manifestation de la vérité, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro, s’exprimera clairement et avec limpidité sur chacun des faits.
 
Pour l’heure, nous tenons à préciser à l’opinion nationale et internationale, qu’en ce qui concerne l’opération immobilière d’une résidence pour le compte d’une société civile immobilière, elle s’est effectuée en 2008, du temps où Monsieur Laurent Gbagbo était président de la République de Côte d’Ivoire, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro, Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire, Monsieur feu Charles Koffi Diby, ministre de l’Economie et des Finances de la République de Côte d’Ivoire, Monsieur Amon Tanoh Marcel, ministre de la Construction de la République de Côte d’Ivoire.
 
Aussi, convient-il d’inviter Monsieur Alassane Ouattara, à faire preuve de la même clarté et limpidité relativement à certaines opérations financières du trésor public pour son compte dans la période équivalente, à savoir quand Monsieur Laurent Gbagbo était président de la République, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro Premier Ministre, Monsieur feu Charles Koffi Diby, ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Coulibaly Tiemoko Meyliet, directeur de cabinet du Premier Ministre, Guillaume Kigbafori Soro, actuel gouverneur de la BECEAO et Monsieur Fofana Issiaka, directeur financier de la Primature.
 
En ce qui concerne l’accusation fallacieuse de déstabilisation qui reposerait sur un enregistrement audio, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro tient à rassurer les Ivoiriens qu’il reconnait une seule déstabilisation, celle du 19 septembre 2002 pour le compte de l’actuel Président de la République, Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Ce pourquoi d’ailleurs, il continue à demander pardon au peuple souverain de Côte d’Ivoire.
 
En ce qui concerne la tentative de lui imputer une nouvelle déstabilisation, Monsieur Guillaume Kigbafori s’inscrit en faux. Pour le prétendu enregistrement audio, qui serait la preuve dont disposerait l’accusation, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro n’est pas surpris de la machination ainsi ourdie. En effet, courant 2012, Monsieur Francis Perez, président et fondateur du Groupe PFACO, a été introduit auprès du président Soro par l’ancien Premier Ministre du Burkina Faso, Monsieur Tertius Zongo. Après une éclipse de 5 ans, Monsieur Francis Perez, opérateur économique, opérant dans les milieux des casinos, entrera ainsi en contact avec Monsieur Guillaume Kigbafori Soro.
 
C’est donc en 2017, que cet homme d’affaire informait le président Soro de ce qu’il serait en danger de mort et l’objet d’un complot ourdi par le régime d’Abidjan. C’est ainsi que Monsieur Francis Perez proposait ses services à Monsieur Soro et décidait donc de le protéger et de riposter face à la tentative d’assassinat qui était envisagée par le régime d’Abidjan. Suspicieux, Monsieur Guillaume Kigbafori Soro fera participer à l’une des rencontres un diplomate et un agent des services secrets d’un pays européen à qui il était régulièrement fait un compte rendu aux fins de contribuer à garantir l’intégrité et la sécurité du territoire ivoirien.
 
 Monsieur Guillaume Kigbafori Soro qui s’exprimera plus longuement sur le sujet apportera les éléments de preuve, notamment des e-mails et indiquera l’identité des différents témoins. Cette opération d’espionnage, comme on le découvrira par la suite, a été orchestrée par le régime d’Abidjan, en vue de cueillir Monsieur Guillaume Kigbafori Soro comme on le dit d’ailleurs dans le jargon du renseignement. Peine perdue.
 
Il faut noter, que Monsieur Guillaume Kigbafori Soro, dans un souci de transparence, a évoqué, de façon sibylline à une époque cette question précise avec le président Alassane Ouattara. Après l’échec de Monsieur Francis Perez, d’autres opérations d’espionnage seront initiées sans succès par le régime d’Abidjan, en vue cette fois de l’élimination physique de Monsieur Guillaume Kigbafori Soro, et ce, sur le territoire européen. Certains milieux en ont d’ailleurs été informés dont des diplomates.
 
Comme constaté, il s’avère donc que ce mandat d’arrêt international est infondé et à usage uniquement politique en vue d’éliminer le premier candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire. 
 
 
Fait à Barcelone, le mercredi 25 décembre 2019 Me Affoussiata Bamba Lamine, membre de la commission d’orientation et de coordination de Générations et Peuples Solidaires.

: Afrique Monde