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Côte d’Ivoire : Interdit de présidentielle 2020 par la CPI, Laurent Gbagbo exige la restitution de tous ses droits. Une Afrique passive face à la volonté européenne. Le monde doit se rendre compte que c'est par là volonté de la France que Gbagbo a été humilié en tant que Président. aux Ivoiriens de comprendre que la France et son armée n'ont rien a faire en Côte d'Ivoire. Ceci ce serait passé au Cameroun, les Camerounais auraient mis tous les français dehors. l'ivoirien n'a aucune culture révolutionnaire, ils ont laisser les Français venir chier sur leurs têtes dans leur propre pays. Reste à savoir qui sont les maillons faibles en Afrique de l'ouest.

2019-12-18 14:23:00 - Acquitté le 15 janvier dernier de toutes les charges contre lui, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo avait été paradoxalement placé sous contrôle judiciaire. Et empêché de rentrer dans son pays d’où il avait été extradé en 2011, à la suite d’une sanglante crise postélectorale. Pour la première fois, sans que cela se produise dans l’une de ces dictatures tropicales coutumières de l’instrumentalisation de la “justice” à des fins de règlements de comptes politiciens, on vit la plus prestigieuse institution judiciaire au monde libérer et maintenir en prison à la fois un justiciable qui non seulement s’était révélé innocent, mais avait en plus séjourné sans raison derrière les barreaux huit années durant. 

 
La CPI interdit à Gbagbo d’être candidat à la présidentielle
 
Onze mois après son acquittement, le maintien sous contrôle judiciaire du président Gbagbo –mesure qui s’applique également à son ancien ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé- est ce qui fait tourner le sang de l’avocat Emmanuel Altit, Chef du pool de la défense de l’ancien leader.
 
Dans un document confidentiel (dans sa « Version publique expurgée ») intitulé « Requête de la Défense afin d’obtenir que la Chambre d’appel restitue à Laurent Gbagbo, acquitté de toutes les charges portées contre lui, l’intégralité de ses droits humains fondamentaux » qu’il a adressé à la Cour Pénale International le 7 octobre dernier, Me Altit s’insurge contre les restrictions que l’on peut dès lors qualifier d’illégales imposées à Laurent Gbagbo dont il exige la restitution de l’intégralité des droits fondamentaux :
 
«Le droit de s’exprimer en tant que militant ou responsable politique, le droit de participer publiquement à la détermination du programme d’un parti politique, le droit de participer à des meetings politiques, le droit de participer à des émissions radio, télévisées, dans lesquelles il serait fait mention de sa carrière politique ou de sa vision politique, le droit de pouvoir répondre aux questions de journalistes ou d’historiens concernant sa carrière ou sa vision politique, le droit de donner sa vision de la réconciliation».
 
En fait, il est question ici pour l’avocat du président Gbagbo de faire comprendre au Bureau du Procureur de la CPI qui a demandé et obtenu le maintien sous contrôle judiciaire de son client que son jeu est bel et bien découvert. Un jeu dont il ne fait point de doute qu’il a pour visée de brider la liberté de cet homme politique ivoirien encore victime aujourd’hui, comme hier, de son dévouement pour la cause de son pays, à qui la France imposa neuf ans durant une guerre civile et internationale, avec la complicité de l’Onu et des agents de déstabilisation, avant de le renverser et de le déporter pour l’emprisonner pendant huit (8) ans dans un pays européen.
 
D’où le rappel de Me Altit aux honorables juges de la CPI, de la notion de liberté et considérations générales sur cette notion valeur existentielle fondamentales:
 
« La liberté, écrit-il, est consubstantielle à l’humanité. Elle est constitutive de ce qu’est un être humain. Elle fonde par conséquent l’idée de dignité humaine. Sans liberté, l’être humain ne s’appartient pas. Il appartient à d’autres, ceux qui ont les clefs de cette liberté. Autrement dit, la dignité humaine dépend de la liberté dont peut disposer un individu qui n’est humain que parce que libre de se saisir de son propre destin. Privé de sa liberté, l’individu perd sa capacité à être, à vivre et perd sa dignité. C’est pourquoi la liberté est à la fois une modalité d’être et un droit essentiel de l’homme. »
 
Par Ndam Njoya Nzoméné - Titre: AM
 

: Afrique Monde