Nombre total de visites : 4066336
Aujourd'hui : 945
En ligne actuellement : 1

Cameroun : Meetings Interdits du Mrc. Un sous-préfet évite la liquidation physique du Pr Kamto à Douala ? Comme le disait si bien Médard Ntep sur JMTV+ de Jacky Moiffo en France, que l'homme Bulu-Beti considère que le pouvoir est ad vitam aeternam pour leur ethnie. En concluant que tant que la capitale du Cameroun est à Yaoundé, il sera très très difficile a une autre Ethnie de prendre le pouvoir au Cameroun sans qu'il y ait une guerre civile dans les villes de Douala et Yaoundé, sans oublier qu’Israël leur a doter une armée privée au nom du BIR.

2019-11-10 03:39:22 - Le torchon continue de brûler entre le MRC et le régime qui, à travers les autorités administratives empêchent le MRC d’organiser la moindre manifestation, mais laissent le Rdpc de Paul Biya se déployer partout, tous les jours, à son aise.
Le 6 novembre, par exemple, le parti de Biya a organisé et tenu sereinement, avec la participation physique, (et pour certains, morale, matérielle et financière des autorités administratives –pourtant réputées neutres-), pas moins de 300 meetings sur l’ensemble du territoire national.
 
« Le Préfet du Wouri a l’honneur d’informer l’opinion publique, que les responsables locaux du parti dénommé Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) qui projettent d’organiser un meeting dans la journée du 09 novembre à Douala, n’ont pas pu obtenir un espace ouvert approprié pour ce type de manifestation. ». C’est en ces termes que le préfet Benjamin Mboutou, ses valises à peine déposées dans la capitale économique, a clos le débat autour de la probabilité que le parti de Maurice Kamto tienne ou non un meeting samedi 9 novembre 2019 à Douala. En témoigne le déploiement dans la ville depuis vendredi soir d’un dispositif policier et militaire, certes moins impressionnant que celui de Yaoundé, il y a une semaine, mais tout aussi dissuasif, après que le “chef de terre” du département du Wouri a décidé qu’« En conséquence (de la raison avancée supra, ndlr), ledit meeting, bien que déclaré ne peut avoir lieu ou se tenir à la date sus indiquée. » et invité « à cet effet, les responsables et militants de cette formation politique à s’abstenir d’entreprendre toute démarche improvisée qui viserait à créer soit des attroupements peu contrôlés sur la voie publique, soit des vacarmes en des lieux non autorisés. »
 
Comme le meeting du Mrc à Ebolowa vendredi dernier et celui du 2 novembre à Yaoundé que devait présider personnellement Maurice Kamto, la rencontre prévue samedi à Douala entre Maurice Kamto et ses partisans n’a pas lieu non plus. le préfet du Wouri, Benjamin Mboutou, ayant veillé jusqu’au moment où nous mettons en ligne, à la stricte et rigoureuse application de sa décision, prenant le risque d’un conflit avec le parti de Kamto dont le Secrétaire général, Christopher Ndong Nveh, avait déjà averti le camp adverse : « Le MRC tient pour responsable toute autorité administrative ou policière qui, en violation de la loi tentera d’empêcher la tenue de ses réunions et manifestations publiques dument déclarées.
 
Jusqu’ici, rien de bien étrange sous le soleil au pays de Paul Biya, où les autorités administratives font un point d’honneur à interdire systématiquement les meetings du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), de ses alliés et assimilés, ainsi que des Ong de défense des droits humains, et quelquefois, dans le but de brouiller les pistes, ceux des Sparring-partners du régime Biya infiltrés dans le camp des partisans de l’alternance, et abusivement appelés partis d’opposition.
 
Le sous-préfet a-t-il empêché un coup d’Etat… mortel contre le « président élu »
 
Toujours est-il qu’au sujet des raisons de l’interdiction du meeting des retrouvailles entre Kamto et ses partisans à douala où il fut enlevé dans la nuit du 28 janvier 2019, les violons entre le préfet du Wouri et le sous-préfet de Douala 5ème semblent ne pas s’accorder aussi parfaitement qu’on peut l’imaginer. Car si le sous-préfet Mathias Tayem Fombele de Douala 5ème, fait une sortie tendant à corroborer le prétexte préfectoral, en signalant à son tour un désaccord entre le gestionnaire et le propriétaire du site du meeting, il évoque à l’intention du MRC pour lequel il semble éprouver une soudaine empathie, le fait que « Des individus aux intentions douteuses peuvent infiltrer vos rangs pour poser des actes de nature à troubler l’ordre public ».
Allégation sans preuve, et ne permettant pas d’établir le lien de causalité entre la mésentente des plénipotentiaires du site et l’infiltration des rangs du MRC par « des individus mal intentionnés ».
 
Des allégations que rejettent du reste des responsables du MRC, qui accusent à leur tour les deux chefs de terre d’avoir joué de leur intimidante autorité pour dissuader les gestionnaires du site choisi pour le meeting d’en permettre l’accès à l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 et ses militants, afin de justifier une interdiction.
 
Accusation sans preuve également, que tentent de battre en brèche des analystes ayant la prétention de ne pas se limiter à lorgner le doigt de celui qui indique le soleil, et qui estiment qu’en effet, depuis l’intervention de Maurice Kamto sur les antennes de RFI, marquée par l’”ingratitude” du Rdpc vis-à-vis de Paul Biya, « un plan funeste semblable à celui ourdi pour éliminer quelques militants emblématiques du MRC lors de la “Marche Blanche” du 26 janvier 2019 (le dit plan s’il a existé, n’avait débouché que sur des tirs sur des manifestants à l’instar de Célestin Djamen, Michèle Ndoki , Pierre Gaétan Ngankou et autres), a été mis sur pied, avec pour objectif l’élimination physique de Maurice Kamto. » .
 
L’échappée belle ?
 
Les instigateurs des interdictions des meetings du MRC, en entrepreneurs aguerris du chaos, ne cherchant ni plus ni moins qu’a pousser le pays dans une situation d’instabilité pour régler leurs comptes à certains compatriotes dont la seule évocation donnerait le tournis à un certain ministre délégué, seraient convaincus qu’en posant un “acte fort” fondateur d’un véritable soulèvement, ils trouveraient le prétexte d’une “solution finale”. Tandis qu’en cas de persistance du pacifisme des pro-Kamto, la seule fréquence des actes de répression viendrait à bout de l’obstination des militants du changement qui finiront par comprendre qu’ils n’ont pas intérêt à croiser le fer avec le pouvoir, les dirigeants du camp pour lequel ils ont opté n’ayant eu de cesse jusqu’ici de clamer leur pacifisme, leur légalisme et leur caractère républicain.
 
Alors que le meeting du MRC courait le risque –si ses leaders s’obstinaient à le tenir – de déboucher sur des arrestations et des incarcérations des partisans de Kamto, mais aussi des passants ayant eu la mauvaise idée de passer par le mauvais endroit au mauvais moment, des menaces relevant plus de la rumeur que de l’information vérifiable, mais à ne pas prendre à la légère, ont fait état de jeunes recrues des forces de l’ordre, prêts à semer la confusion lors du meeting de samedi, et profiter du cafouillage ambiant pour commettre une bavure fatale à Maurice Kamto.
 
Le sous-préfet de Douala 5ème a-t-il vendu la mèche ?
 
Quitte à créer des troubles plus importants, l’escalade escomptée de cet acte irresponsable, devrait, en cas de simple soulèvement ou de guerre civile, permettre à des extrémistes du régime tapis dans l’ombre et utilisant des jeunes prêts à tout, d’atteindre un objectif cher au régime dont des figures éminentes n’hésitent pas à proclamer que Kamto n’accèdera jamais au pouvoir, pas plus qu’un Bamiléké ne le pourra, dans ce pays où le colonisateur (dont les régimes Ahidjo et Biya sont les dignes supplétifs), aurait délimité les statuts sociopolitiques des Camerounais par ethnie, selon un discours sectaire entretenu par les partisans et obligés de l’actuel chef de l’Etat :
 
le pouvoir d’Etat aux niveaux les plus élevés pour les Boulous du Sud du pays ;
 
les principales fonctions d’accompagnement pour les Bétis du Centre et les Nordistes, les intermèdes respectifs du Béti André Marie Mbida (premier Premier ministre, chef du gouvernement et chef de l’État de facto du Cameroun autonome de langue française, du 12 mai 1957 au 16 février 1958) et du “Nordiste” Ahmadou Babatoura Ahidjo (Premier ministre et Chef de fait de l’État sous tutelle du Cameroun oriental du 18 février 1958 au 1er janvier 1960, Premier ministre du Cameroun oriental indépendant du 1er janvier au 5 mai 1960, puis président de la République du Cameroun du 5 mai 1960 au 6 novembre 1982) étant considérés comme des inversions malheureuses du cours des choses, voire des accidents de l’histoire;
 
La figuration pour les Anglo-Bamis, de l’Ouest et du Nord-ouest (n’en déplaise aux lampistes qui se prennent au sérieux parce que gratifiés de strapontins en échange de leur propre reniement) utilisés si nécessaire comme garçons de course ou prête-noms des ressortissants de “l’ethnie aryenne” et assimilés dans le secteur commercial et de l’entreprenariat, où ces Bamilékés excelleraient le plus, selon une perception grégaire volontiers entretenue par les théoriciens du sociologisme catégorisant camerounais. Ni plus, ni moins ;
 
La figuration (bis) pour les Sawas du Littoral et du Sud-ouest ainsi que pour les “non classés” et assimilés Bétis et Nordistes de la région de l’Est chargés des fonctions administratives secondaires ou intermédiaires.
 
Malheureusement pour les propagateurs de chaos qui œuvrent nuit et jour à la “rwandisation” du Cameroun, Paul Biya qu’ils croient complètement mis à l’écart sait encore pouvoir compter sur des fonctionnaires à sa solde , manifestement sans envergure, mais suffisamment vigilants, pour éviter que se produise le pire qui va emporter son régime.
 
Le pire ? C’est vraisemblablement ce que le sous-préfet de Douala 5ème et sa hiérarchie auraient éventé, après avoir vu venir de loin « Des individus aux intentions douteuses » qui pouvaient « infiltrer » les rangs du MRC « pour poser des actes de nature à troubler l’ordre public ». Il ne faut pas oublier la justice qui y a apporté sa précieuse et traditionnelle “contribution”, à travers le rejet par le Tribunal de grande instance du Wouri de la demande d’annulation de l’interdiction du meeting faite par le MRC auquel nul ne devait permettre qu’en l’espace de 72 heures, il fasse le plein de popularité pour son président national qui a brillé de mille feux lors de son déplacement de jeudi à Bafoussam.
 
(1)– L’assassinat du pasteur noir-américain Martin Luther King Jr., avait été annoncée quelques temps auparavant sous la forme d’une rumeur. Sa biographie, notamment la partie consacrée à son assassinat, indique que le militant des droits civiques en fit même allusion, la veille de l’exécution de l’odieux acte : « ,Le 3 avril, au Mason Temple (Church of God in Christ, Inc. – siège mondial), Martin Luther fait le discours prophétique « I’ve Been to the Mountaintop » (« J’ai été au sommet de la montagne ») devant une foule euphorique : « Ce n’est pas vraiment important ce qui arrive maintenant… Certains ont commencé à […] parler des menaces qui se profilaient. Qu’est-ce qui pourrait m’arriver de la part d’un de nos frères blancs malades… Comme tout le monde, j’aimerais vivre une longue vie. La longévité est importante mais je ne suis pas concerné par ça maintenant. Je veux juste accomplir la volonté de Dieu. Et il m’a autorisé à grimper sur la montagne ! Et j’ai regardé autour de moi, et j’ai vu la terre promise. Je n’irai peut-être pas là-bas avec vous. Mais je veux que vous sachiez ce soir, que nous, comme peuple, atteindrons la terre promise. Et je suis si heureux ce soir. Je n’ai aucune crainte. Je n’ai peur d’aucun homme. Mes yeux ont vu la gloire de la venue du Seigneur ! » Le 4 avril 1968 à 18 h 1, alors qu’il se trouve sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis, Martin Luther King est assassiné par balle au moyen d’un Remington Model 760 .30-06 Springfield. »
 
Par Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM

: Afrique Monde