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Contre Macron et Biya : Mobilisation historique de la diaspora à Paris le 9 novembre

2019-10-27 18:38:41 - Deux semaines après la confrontation à Lyon entre les activistes camerounais anti-Biya de la diaspora et des partisans du président camerounais soutenus par la police française, l’ancien leader estudiantin et opposant en exil  Waffo Wanto, alias “Général Wanto” est monté au créneau pour donner la position des camerounais de l’étranger et annoncer  les prochaines actions d’envergure.

Dans une  déclaration faite jeudi à Paris en prélude à une démonstration qui aura lieu le 9 novembre dans la capitale française, l’opposant  Waffo Wanto a affirmé que Paul Biya reste et demeure un indésirable en Occident, en France notamment, où se prépare une méga-manifestation pour dénoncer la perpétuation du crime comme méthode de gouvernement au Cameroun, et le soutien de la France à l’une des pires dictatures qui subsiste encore en Afrique.  

A l’heure des redditions des comptes

Les activistes de la diaspora agressés et blessés grièvement le 10 octobre à Lyon par la garde prétorienne du président Paul Biya, ainsi que Calibri Calibro, victime d’une tentative d’assassinat à la même occasion, ont reçu les hommages du président du Conseil des Camerounais de la Diaspora, qui les a rassurés que des procédures judiciaires étaient actuellement diligentées contre leurs bourreaux.

Dans la vidéo largement diffusée à propos sur les réseaux sociaux, “le Général” wafo Wanto a dénoncé la barbarie dont ont fait montre les partisans de Biya avec le soutien non seulement de la police française, mais aussi des nervis à la solde du régime que des indiscrétions disent avoir été recrutés parmi les éléments des unités antiterroristes de la police et de l’armée camerounaises déguisés en “patriotes”, pour être transportés en France, afin de faire échec –en toute sauvagerie-  au sabotage du séjour de Paul Biya à Lyon par la brigade Anti-Sardinards (BAS).

Un véritable dialogue national inclusif ou rien

Parlant de la situation au Cameroun où le “Grand Dialogue National” n’a visiblement rien arrangé, Waffo wanto a réitéré les exigences longtemps formulées comme conditions à la normalisation de la situation sociopolitique  du Cameroun. Entre autres conditions, il y a la libération des prisonniers politiques à l’instar du 1er Vice-président du MRC, Mamadou Mota, ainsi que des prisonniers de la crise anglophone, et l’organisation, sinon d’un véritable dialogue national inclusif auquel le régime en place au Cameroun s’est refusé jusqu’ici, du moins la convocation d’une Conférence Nationale pour la Paix et la Réconciliation.

Il a par ailleurs manifesté son incompréhension pour la participation du président Biya au prochain forum sur la paix de mi-novembre à Paris, car selon lui, le régime en place au Cameroun brille par son comportement génocidaire vis-à-vis des citoyens d’expression anglo-saxonne.

D’une certaine manière, la manifestation annoncée pour le 9 novembre devrait justement participer de la dénonciation de cette “imposture” là.

Cameroonvoice

: Afrique Monde