Nombre total de visites : 4056340
Aujourd'hui : 550
En ligne actuellement : 2

France-Cameroun : Paul Biya révèle le nom du vrai commanditaire du Grand Dialogue National ( le Président d'Afrique Monde, Mr Médard Ntep demande aux Camerounais de nationalité Française de ne plus jamais voter pour Mr Emmanuel Macron et son parti)

2019-10-12 15:46:11 - Paul Biya «n’agit jamais sous la pression ?». Vérité en deçà du Mfoundi(1), erreur à Lyon. Le Lion indomptable en chef du Cameroun himself est allé faire le compte-rendu du Grand débat (???????) au président Macron, qui lui a demandé comment ça s’est déroulé, laissant penser que c’est le patron en titre de la Françafrique qui l’a obligé à négocier avec les (terroristes).

Pourquoi la France s’est-elle empressée de dérouler le tapis rouge à Paul Biya, alors que selon certaines indiscrétions elle ne s’était pas montrée très chaude pour recevoir à titre humanitaire le président camerounais quand il a été « chassé » de Genève par ses compatriotes de la Brigade Anti-Sardinards ?

La réponse à ce questionnement qui taraude les esprits depuis l’annonce du déplacement à Lyon du chef de l’Etat camerounais se trouve justement dans le mot dont il a gratifié la presse  à l’issue de son entretien avec le président français Emmanuel Macron, en marge  de la 6ème Conférence de Reconstitution des Ressources du Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme.

« Le président Macron m’a demandé comment s’est déroulé le grand débat, je lui ai fait un compte-rendu », a en effet déclaré l’homme d’Etat dont certains habitués du discours affirment qu’il est un gaffeur né en matière de prise de parole spontané, et que chaque fois qu’il s’écarte d’un discours rédigé pour lui, le risque qu’il dise quelque chose de difficilement récupérable est très élevé.

« Le président Macron m’a demandé comment s’est déroulé le grand débat, je lui ai fait un compte-rendu »

L’homme politique et homme d’Etat expérimenté, haut fonctionnaire depuis 57 ans, président de la république depuis 37 saisons aurait simplement pu dire que son homologue français et lui avaient « fait le tour d’horizon de l’actualité  et évoqué,  en passant, la situation sociopolitique du  Cameroun où  ont eu lieu dernièrement d’importantes assises que j’ai organisées aux fins de trouver des solutions à nos problèmes… ».

C’était suffisant, mais il a fallu que l’ancien séminariste quasi nonagénaire devenu président,  qui aurait manifestement gardé les enseignements catholiques sur la négativité du mensonge, dise toute la vérité sur la manière dont il s’est couché à plat-ventre devant son maitre français de 41 ans.

La honte !

Tous les Camerounais convaincus de la grandeur de leur pays, ne peuvent qu’être offusqués de savoir que leur président a « fait un compte-rendu » au président d’un autre pays. Ils seront davantage gênés de constater que leur président a été obligé de transformer la dénomination du conclave en “Grand  débat”. Juste pour plaire à celui qui avait justement  passé la commande d’un grand débat devant rendre fréquentable le meilleur élève de la France.

Plutôt que d’être mauvaise langue, les Camerounais devraient être très reconnaissants à leur président qui pourrait un jour se révéler un nationaliste hors pair, en ce sens qu’à chaque fois, par des faits et gestes, il a mis à nu les magouilles camerounophobes de la France : – déclaration de guerre à Boko Haram à partir de la France; – déclaration de guerre à ses compatriotes anglophones après une rencontre avec Macron à Abidjan en Côte d’Ivoire lors du sommet Union africaine – Union européenne en décembre 2017; – diffusion de la lettre de félicitations à lui adressée en catimini par Macron au lendemain de la présidentielle de 2018, alors que le reste du monde marquait encore sa réticence; – et maintenant l’aveu que le “Grand Dialogue National” ou plutôt le “# Grand Débat” qui a précédée de peu le voyage en France, n’était qu’une commande du “Président des présidents” dont il fallait aller faire le “compte-rendu”.

Pas étonnant donc que la France considère les protestations de la Brigade (BAS) contre [son] Paul Biya comme une offense très personnelle. D’où la réaction musclée de sa police, jeudi, contre les activistes camerounais de la diaspora.

(1) Blaise Pascal disait quant à lui « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». A la chaine de montagnes qui séparent la France de l’Espagne, nous préférons la rivière Mfoundi qui a donné son nom au département abritant la capitale administrative du Cameroun, Yaoundé, “siège de la vérité d’Etat”.

Par Ndam Njoya Nzoméné - Titre : AM

 

 

: Afrique Monde