Nombre total de visites : 4055602
Aujourd'hui : 795
En ligne actuellement : 3

Cameroun/Dialogue national : A 3 jours de l'ouverture le gouvernement d'Ambazonie exige la délocalisation aux Etats-Unis

2019-09-28 01:31:11 - Les sécessionnistes ambazoniens ont désigné l'ancien Sous-secretaire d'Etat US pour les représenter au "grand dialogue national" et demandé formellement l'implication des Etats-unis qui devraient, du moins à leur avis, abriter la rencontre.

Si le pari de Paul Biya était de créer une ambiance de confusion générale au Cameroun avec son idée de « grand dialogue national », c'est qu'il l'a bien gagné son pari.
 
Les sécessionnistes ambazoniens ont désigné l'ancien Sous-secretaire d'Etat US pour les représenter au "grand dialogue national" et demandé formellement l'implication des Etats-unis qui devraient, du moins à leur avis, abriter la rencontre.
Si le pari de Paul Biya était de créer une ambiance de confusion générale au Cameroun avec son idée de « grand dialogue national », c'est qu'il l'a bien gagné son pari.
 
Du MRC qui dit ne pas vouloir participer à cette séance de bavardage si ses leaders restent emprisonnés, mais dont le président du Directoire national, Maurice Kamto ne cesse d' apporter  quelques unes des plus pertinentes et remarquables contributions pour que le dialogue national de  Paul Biya accouche d'une sortie durable de crise au NOSO en particulier et au Cameroun en général, aux leaders du gouvernement provisoire en exil  d'Ambazonie ainsi que d'autres organisations séparatistes (à l'instar de Samuel Ikome Sako, Boh Herbert, Mark Bareta, Marc Chebs Njoh, John Mbah Akuroh, Sebastien Mbariko Milton Takah et autres  Akwanga Ebenezer, Chris Anu, Milan Atam, Derrick Yuh, Christmas Ebini, Elvis Kometa Ayaba Cho, Jenny Tausch-Buhr, Sally Liwoko),  un temps annoncés prêts à participer aux assises du Palais des Congrès de Yaoundé du 30 septembre au 4 octobre prochain par une certaine propagande que l'on devine proche du régime, pendant qu'ils faisaient savoir dans une récente communication largement diffusée qu'ils ne prendront pas part  à la "parodie de dialogue" (Cf.Southern Cameroons Liberation Council-SCLC Rejects Biya's Dialogue, Says The Comedy Is Nauseating).
 
La dernière surprise en date du grand dialogue national est la désignation par le gouvernement ambazonien d'un ancien ministre américain, le diplomate et ancien Sous-Secrétaire d'Etat des Etats-Unis, américain herman J. Cohen, pour le représenter aussi bien sur le plan international que pendant le dialogue national.
 
L'annonce à ce propos  a été faite dans un communiqué daté du 26 septembre, et signé du Vice-président du gouvernement américain,   Dabney Yerima, agissant en lieu et place du "président ambazonien" Julius Ayuk tabe, récemment  condamné à perpétuité par le tribunal militaire de Yaoundé.
 
Se gargarisant de ce choix porté sur Herman Cohen qui n'a pas encore affirmé s'il acceptait la "nomination" ou non, monsieur Yerima  croit savoir qu'en raison de la crédibilité de cet ancien collaborateur du président George Bush (père), il n'est plus possible que le Cameroun et ses supporters, ainsi que cette frange de la communauté internationale, continue d'exciper de l'absence d'interlocuteur côté sécessionniste, alors que le négociateur en chef de l'Ambazonie est une personnalité renommée dans le monde.
 
« Seuls les États-Unis peuvent être un médiateur crédible et, par conséquent, les habitants du Southern Cameroons (Ambazonie) optent pour  l'Amérique en tant que médiateur et lieu des assises, pour des raisons de médiation, de sécurité et d'application de la résolution », conclut  le leader ambazonien, avant d'exiger que « Tous les prisonniers de conscience d'Ambazonia (APOC) doivent être libérés, un cessez-le-feu complet décrété et tous les militaires (camerounais, ndlr) retirés » de leur territoire.
 
Autre exigence qui risque de hérisser le poil aux grands dialogueurs nationaux camerounais scotchés sur l'unicité et l'indivisibilité du Cameroun, est l'exigence de la reconnaissance par le Cameroun du Southern Cameroons « comme une entité politique distincte ayant le même statut » que le Cameroun.
« Les dirigeants du Cameroun méridional sont prêts à dialoguer ou négocier avec le Cameroun uniquement si toutes ces mesures de renforcement de la confiance sont mises en œuvre. » conclut  Dabney Yerima, alors que le Premier ministre de Biya, Joseph Dion Ngute, met la dernière main pour que débutent sous les chapeau de roue dès lundi, les travaux qui devront déboucher sur l'imposition de la décentralisation centralisée à tous les adeptes de la sécession, de la séparation et de la fédération. 
 
Ci-dessous, l'annonce du gouvernement intérimaire d'Ambazonie
 

Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde