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Cameroun-Incendie de la Sonara, non paiement de l'assurance : Chez le fainéant Paul Biya, il y a toujours des foutaises et des Magouilles, les Camerounais assistent sans bouger le petit doigt depuis 38 ans. Le ministre Talba Malla et/ou le DG Simo Njonou en route pour la prison ? Reste à savoir si les cercueils volants de camairco sont bien assurés, sachant qu'au dernier vrai crash, le gouvernement ne voulait pas évacué sanitairement les quatre survivants.(il y avait comme d'hab chez Paul Biya, Anguille sous roche) Un ultimatum des pilotes du Combi 747 Boeing de la Camer, suivi d'une grève à effets immédiat avait permis l'évacuation des quatre survivants vers la France. Et pour finir en beauté, le Cameroun envoya en France, un commissaire de police ne connaissant strictement rien dans l'aéronautique, pour questionner les survivants. (Vive Paul Biya, Vive la mangeoire du mangement et de la Gabegie)

2019-06-21 17:12:06 - Après ses curiosités, l'incendie du  31 mai dernier à la Sonara commence à dévoiler dramatiquement ses casseroles. Des arrestations ont déjà commencé. Et en annoncent d'autres. 

Le manque de paiement de l'assurance à la Sonara pourrait donner du grain à moudre aux autorités en quête de coupables de l'incendie "accidentel" du 31 mai. Le ministre Talba Malla, pourrait faire partie des bouc-émissaires de fortune au regard des récents développements de l'affaire.
 
Au titre des curiosités, on a eu droit dès le début à une cacophonie communicationnelle en règle entre membre du gouvernement, avec un ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement évoquant un incendie accidentel, tandis que le sous ministre de la Justice (!!!) Jean de Dieu Momo accusait quant à lui le MRC de Maurice Kamto  de l'avoir perpétré « en accointance avec les entrepreneurs du chaos de l'"Etat" virtuel ambazonien… qui jouirait du soutien de ses partenaires étrangers, aux rangs desquels des puissances étrangères (qui jettent sur les richesses du Cameroun, un regard de convoitise) » (Sic). 
 
Même la "revendication" problématique et fanfaronne de l'"attentat" par les sécessionnistes via Marc Baretta que d'aucuns  ont attribuée à des officines du pouvoir de Yaoundé spécialisées dans le "blackmailing" des leaders d'Ambazonie avait rajouté sa pincée d'épice à cette communication essentiellement divergente.
 
Il a fallu que le Premier ministre, chef du gouvernement, sur « très hautes instructions de monsieur e président de la République, chef de l'Etat », créé le 11 juin 2019, une commission d'enquête technique pour que le public ait droit à un petit bémol  communicationnel. 
 
Mais un petit bémol qui a plutôt relancé  les choses, à telle enseigne qu'elles sont reparties depuis quelques instants sur le registre des bruits de casseroles, avec la révélation de l'absence de souscription d'une assurance pour la SONARA au moment de l'incendie. 
 
Déconcertante pour plus d'un (compte tenu de la taille de la SONARA et des dangers auxquels elle est exposée, son activité étant essentiellement explosive), la découverte de ce manquement stratégique, managérial et sécuritaire est à l'origine de l'interpellation jeudi  de nombreux responsables de l'entreprise de raffinage.
 
Des sources citaient jeudi soir les noms de pas moins de 5 hauts responsbles de la société qui se seraient retrouvés pris dans les mailles de la police : le directeur de l'Exploitation, Louis-Marie Tiako ;  le chef du projet phase 13, Derrick Takere ; la responsable Finance et Comptabilité, Veronique Nkengue ;  le responsable de la Maintenance, Alain Wa Londa ; et  le responsable Qualité, hygiène, sécurité, environnement et inspection, Mohaman Nayelwa. Convoqués jeudi selon des sources de la Sonara, ces personnes auraient été placés en garde à vue pour 48 heures  Ils sont en garde à vue pour 48h.
 
Ces personnes auront-elles les épaules assez larges pour assumer à elles seules la responsabilité de ce manquement criminel et maintenir ainsi hors de cause celui ui était encore jusqu'au 4 janvier 2019, le patron de la Sonara d'où il a été propulsé au gouvernement où il dirige depuis lors le département des Marchés publics.  
 
Si l'assurance n'a pas été payé, il faut pour cela un coupable au plus haut degré, et non du menu fretin. Qui d'autre donc que celui qui était patron de la Sonara il y a de cela   seulement six mois, devrait en répondre au premier chef ? A moins que l'on ne jette le dévolu sur son successeur en expliquant que l'assurance devait être payée à partir de sa nomination mi-janvier. Dans la première occurrence, la tradition pénale au Cameroun étant que l'on vous emprisonne d'abord avant de vous juger, Talba Malla devra entamer sa marche vers la roche tarpéienne après des décennies de séjour au Capitole. 
 
Oscarine Mbezele Mvondo - Titre : AM

: Afrique Monde