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À Madagascar, l'affaire Ahmad crée le malaise dans le foot national.

 L’interpellation du président de la Confédération africaine de football fait beaucoup réagir dans la Grande Île. Le Malgache est ressorti libre et sans poursuite de sa garde à vue après une audition par l’Office anti-corruption de la police judiciaire jeudi 6 juin en France.

 
Si l’interpellation d’Ahmad a fait la Une de nombreux médias malgaches, inspiré les caricaturistes et inondé les réseaux sociaux, dans le milieu du foot national, on se heurte à une chape plomb. « Un sujet trop délicat pour le commenter », botte-t-on en touche. « Nous ne sommes pas au courant de cette arrestation », expliquent un à un responsables et membres du comité de normalisation de la Fédération malgache de football (FMF).
 
Mirado Rakotoharimalala, consultant sportif et ancien directeur de la communication de la FMF, a travaillé au côté d’Ahmad jusqu’à l’élection de ce dernier à la présidence de la CAF. « À Madagascar, on essaie vraiment de séparer la CAF, dirigée il est vrai par un Malgache, et la Fédération malagasy de football, explique-t-il. Forcément, vu qu’Ahmad est un compatriote, il y a quand même une certaine tristesse, mais aussi une certaine colère par rapport à l’interpellation dans l’opinion publique. Mais on essaie de surpasser ça parce que Madagascar va participer à la phase finale d’une Coupe d’Afrique des nations pour la première fois de son histoire. Donc, on reste focalisés sur ça. »
 
Le directeur du bureau de la Confédération africaine de football à Madagascar, Stanislas Rakotomalala, prompt à réagir dans un premier temps, a finalement renvoyé vers le bref communiqué de la CAF signalant la libération d’Ahmad.
 
Admiré, Ahmad a aussi souvent été critiqué pour sa gouvernance de la Fédération nationale lorsqu’il en était le président de 2003 à 2017.
 
RFI

: Afrique Monde