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Algérie : Plusieurs milliardaires algériens auraient été arrêtés par la police

 La télévision algérienne a rapporté lundi que quatre frères kouninef et homme d'affairezs Issad Rebrad avaient été arrêtés. Le groupe Cevital a immédiatemment démenti l'arrestation de son PDG

La télévision publique A3 a rapporté lundi que les frères Kouninef, réputés proches de Saïd Bouteflika, et l'homme d'affaires Issad Rebrab, considéré comme l'homme le plus riche du pays, avaient été arrêtés en Algérie par la gendarmerie nationale. Par la suite, le groupe Cevital a démenti l'arrestation de M.Rebrab. 

«Rebrab n’a pas été arrêté. On s’est présenté ce matin 9h30, il est en train d’être entendu sur le blocage Evcon», a affirmé le directeur de communication du groupe Mouloud Oual cité par TSA. 

La télévision affirme que les frères Kouninef ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête sur la conclusion de marchés publics avec l’Etat, trafic d’influence avec des fonctionnaires publics et détournement de foncier. 

Plus tard, TSA a rapporté, citant une «source sûre», qu'Issad Rebrab était présenté au tribunal pour être entendu dans le cadre d’une enquête de la gendarmerie sur l’affaire Evcon. 

Auparavant, la justice algérienne a déjà convoqué l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia et l'actuel ministre des Finances Mohamed Loukal, deux proches collaborateurs de Bouteflika soupçonnés de gaspillage de deniers publics et d'abus de pouvoir. 

La justice a également interdit à un certain nombre de personnes de quitter l'Algérie, sans donner de noms, mais les médias avaient révélé ceux d'une dizaine d'influents hommes d'affaires, tous liés à l'entourage du chef de l'État. 

Deux anciens généraux entrent à leur tour dans le viseur de la justice algérienne 

Deux mandats, de dépôt et d’arrêt, ont été ordonnés par le tribunal militaire de Blida, à l’ouest d’Alger, à l’encontre des ex-commandants de la 1ère et de la 2e régions militaires, selon un communiqué de la Cour. Ces deux anciens hauts gradés, selon un ex-colonel du renseignement, ont fourni des armes de guerre à l’homme d’affaires Ali Haddad. 

Sur fond d'opération main propre à laquelle a appelé le chef de l'état-major de l'armée algérienne, des poursuites judiciaires ont été engagées à l'encontre de deux généraux-majors à la retraite, ex-chef de régions militaires, selon un communiqué de la Cour d'appel militaire de Blida, à l'ouest d'Alger. En effet, un mandat de dépôt a été délivré à l'encontre de l'ancien commandant de la 2e région militaire, Bey Saïd et un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de l'ex-commandant de la 1ère région, Chentouf Habib pour «dissipation et recel d'armes et de munitions de guerre et infraction aux consignes de l'armée». 

«Le procureur général militaire près la Cour d'appel militaire de Blida, porte à la connaissance de l'opinion publique, que des poursuites judiciaires ont été engagées pour les chefs de dissipation et recel d'armes et de munitions de guerre au profit de personnes non habilitées à les détenir et infraction aux consignes de l'armée, […] à l'encontre des dénommés: Bey Saïd, Chentouf Habib et de toutes autres personnes que l'instruction viendrait à établir», a indiqué le texte du communiqué, cité par l'Algérie Presse Service (APS). 

 Détaillant les faits qui sont reprochés à ces deux anciens hauts gradés, le même communiqué a affirmé que pour «la nécessité des enquêtes, le juge d'instruction, sur réquisition du procureur militaire de la République de Blida, a ordonné, à titre conservatoire, la saisie des armes et des munitions et a décerné un mandat de dépôt à l'encontre du dénommé Bey Saïd», ainsi qu'«un mandat d'arrêt à l'encontre du dénommé Chentouf Habib, pour violation des obligations du contrôle judiciaire auxquelles il est déjà soumis». 

Dans une intervention sur la chaine de télévision privée Ennahar TV, Abdelhamid Larbi Chérif, ancien colonel des services de renseignement algériens et expert en sécurité, avait indiqué que l'une des «personnes non habilitées à détenir les armes» auxquelles le communiqué ci-dessus a fait allusion est l'homme d'affaires déjà incarcéré depuis le mois dernier, Ali Haddad, réputé être un proche de l'ex-cercle présidentiel. En effet, selon lui, lors de la perquisition menée au domicile de l'homme d'affaires, «deux kalachnikovs, quatre pistolets et des munitions» ont été découverts. Le prévenu aurait avoué que ce sont les ex-commandants des régions militaires qui les lui auraient procurés. 

Habib Chentouf, quant à lui, qui se trouverait actuellement en France pour des soins médicaux, est également soumis aux obligations du contrôle judiciaire depuis son arrestation l'été dernier, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire de la saisie de plus de 700 kilogrammes de cocaïne dans le port de la ville d'Oran. 

L'ex-Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia et l'actuel ministre des Finances Mohamed Loukal ont été également convoqués le 20 avril par le tribunal d'Alger notamment pour «dilapidation des deniers publics». 

Le 16 avril, dans son discours à la 4e région militaire, à Ouargla, dans le sud-est de l'Algérie, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, chef de l'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP) a appelé la justice à «poursuive les individus impliqués dans des affaires de corruption». Dans ce cadre, il a souligné la nécessité d'accélérer «la cadence du traitement des différents dossiers concernant certaines personnes ayant bénéficié indument de crédits estimés à des milliers de milliards», causant un préjudice à l'économie nationale.

alterinfo.net 

 

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