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Parlement européen : Le Front National Français devient l'ennemi du peuple Camerounais. Déshabillé en plénière par les eurodéputés de l'UE, le roi Biya vivement défendu par des parlementaires français du front national (espérons que la France ne va pas nous refaire le coup du Rwanda au Cameroun) et qu'elle n'ignore pas que les Camerounais ne veulent plus voir Biya et son clan au pouvoir, les Africains Francophone du Franc CFA veulent que la France débarrasse le plancher (vidéos)

2019-04-18 22:41:47 - Lors des débats en plénière ce  jeudi 18 avril au parlement européen en vue de l'examen de la PROPOSITION DE RÉSOLUTION COMMUNE déposée conformément à l'article 135, paragraphe 5, et à l'article 123, paragraphe 4, du règlement, des Eurodéputés de nombreux pays membres de l'UE se sont déchainés  contre le régime camerounais qui bafoue les libertés et la dignité des citoyens, et relevant que les atrocités commises au Cameroun contre les opposants avec un usage injustifié de la violence d'Etat allaient à l'encontre des valeurs de liberté si chères à l'Union Européenne. 

Les parlementaires des pays membres de l'Union européenne ont appelé l'organisation à agir instamment pour ne pas se rendre complices des sautes d'humeur massacrante des dirigeants camerounais, et exigé la libération du Pr. Maurice Kamto et de ses 200 partisans et alliés.

Pendant leurs interventions, des parlementaires ont d'ailleurs tenu à rappeler, que l'opposition est indispensable à tout régime. Intégralité des débats au cours de la session plénière du 18 Avril 2019 au parlement Européen, la question sur la violation des droits de l'homme au Cameroun. Les maladroites justifications de la tyrannie par les eurodéputés lobbyistes français  Schaffhauser.

La France a été vivement interpellée et invitée à réagir pour le retour à la sérénité au Cameroun en raison de ses liens historiques avec ce pays constamment en proie à des violations graves et inacceptables des droits de l'homme, sans oublier de nombreuses autres crises toutes aussi meurtrières, du fait d'une volonté de conservation du pouvoir d'Etat par clan qui est là depuis 37 ans.

Et comme il fallait s'y attendre, les eurodéputés français, se sont caractérisés par leurs propensions à se mettre en travers de la voie de leurs collègues, en justifiant de toutes leurs forces la dictature au Cameroun.

Cela aura été le cas, pour ne citer que cet exemple, de l'eurodéputé d'extrême-droite français, élu sous les couleurs du Rassemblement Bleu Marine, Jean-Luc Schaffhauser qui a présenté le régime dictatorial de Paul Biya sous un des traits que celui-ci considérerait lui-même comme surréaliste, allant même jusqu'à livré le rapport de ses pérégrinations sorcières dans la conscience de Paul Biya dont il dira  « Il sait que pour l'intérêt de son pays un processus de transition démocratique et de décentralisation, combiné à un plan de sécurité-développement est incontournable », avant de recommander : Il faut donc l'y aider, de manière discrète et utile.

Evitons donc de nous ingérer dans ce processus à grand renfort de fanfare droit-de-l'hommisme, alors que nous pratiquons toujours  le double standard selon les pays africains et selon nos intérêts. 

 Idem pour sa  collègue Dominique Bilde, député  européen du Front National, qui a elle aussi prétend connaitre plutôt un Cameroun situé selon elle à des années-lumière  de la caricature d'Etat tortionnaire qu'en avaient fait les précédents intervenants. Le pays  qui détient dans ses prisons près de deux cents opposants politiques, acteurs de la société civile et journalistes –mis à part les les leaders séparatistes anglophones, et dont cinq des 10 régions au moins font face à une insécurité débordante avec deux autres en situation de guerre civile, voire de guerre de sécession, a été présentée comme un « pays gage de stabilité » par dame Bilde 

En attendant de savoir en échange de quoi les eurodéputés français d'Extrême-droite ont accepté de faire valoir leurs « vérités » irréelles sur le régime Biya dont ils se sont révélés des démarcheurs et des sous-traitants communicationnels, étant entendu que leur groupe politique est de ceux qui souhaiteraient plutôt en principe que les Etats africains se démocratisent pour que les citoyens africains puissent y rester au lieu d'envahir la France et de « manger le pain des petits  Français » on peut déjà être fixé sur la qualité des relations qui sera à l'avenir celle du Cameroun et de cette France qui, parmi la multitude de partis qui la représentent au Parlement européen, a choisi de laisser des députés racistes et intéressés, parler pour elle au sujet du drame qui étreint le Cameroun, espérant que le monde sera assez dupe pour ne pas voir son jeu, et ne regarder que l'identité politique de ceux qui ont pris les devants en son nom. La nuit finit toujours par céder la place au jour.

Cameroovoice - Titre: AM

 

 

: Afrique Monde