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RWANDA : 25 ans de mensonge autour d´un génocide dont Paul KAGAME, le Maître des lieux de Kigali, est lui-même co-responsable

2019-04-13 00:28:40 - C´est la triste histoire d´un génocide dont Paul KAGAME est lui-même en grande partie responsable, mais pourtant devenue pour les besoins de la cause: son arme politique et un instrument de chantage permanent contre les Rwandais et la Communauté internationale tout entière. 

Maintenant que les lampions se sont éteints autour des cérémonies commémoratives de la tragédie rwandaise, ça vaut bien le coût de réfléchir un peu sur ce drame. En effet, depuis un quart de siècle, comme cela se fait tous les ans au Rwanda, Kigali la capitale du pays a été sous les feux de la rampe:avec une vingtaine de délégations étrangères et divers invites, pour la célébration de la journée du 7 avril, exclusivement consacrée à la commémoration du 25 ème anniversaire des massacres interethniques qui eurent lieu pendant cent jours dans ce pays autrefois meurtri. Mais c´est aussi, puisse qu´on ne le dit pas assez, une date marquant de la prise de pouvoir par les armes du Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul KAGAME. C´est-à-dire du 7avril 1994, jour qui avait suivi l´attentat en relation avec une entreprise terroriste contre l´avion − au mépris du droit international interdisant qu´on s´en prenne aux appareils civils en vol − transportant les deux présidents rwandais Juvérnal HABYARHIMANA et son homologue burundais Cyprien NTARYAMIRA, au 18 juillet 1994. Laquelle date officiellement retenue comme le jour de la fin de cette horrible hécatombe, au cours de laquelle plus ou moins 500 000 Rwandais en majorité Tutsis, mais aussi Hutus, périrènt suite à la folie meurtrière mettant aux prises l´ancienne armée rwandaise et ses milices (Interhamwes), dominés par les Hutus, aux rebelles (Inkotanyis) du FPR à dominante tutsie. 
 
Fort heureusement, depuis cette fatidique date, malgré tant de mensonges éhontés et tant d´efforts diplomatiques de la part du régime rwandais, les choses se sont de plus en plus précisées. D´innombrables témoignages concordants, provenant même du côté des convertis tutsis ayant été co-acteurs de ces massacres, soutiennent sans ambages que les nouveaux Maîtres des lieux du Front Patriotique Rwandais (FPR) à dominante tutsie, après avoir chassé du pouvoir le parti unique de l´époque, son armée et ses milices Interhamwes qui trouvèrent refuge à « l´est du Congo » , −  transformé depuis lors en zone de non-droit et en immense mouroir −, continuent encore aujourd´hui de perpétrer d´autres massacres à grandes échelle sous diverses couvertures, contre les populations civiles congolaises et hutues rwandaises. Plusieurs charniers et fosses communes qui y ont été mis à jour par notamment les forces de maintien de Paix et de Stabilisation des Nations unies au Congo, en sigle MONUSCO, en constituent des preuves irréfutables.
 
Vingt-cinq ans après l´acte terroriste du FPR et son corollaire, dont les conséquences ont endeuillé des millions de Rwandais et continuent d´être ressenties dans toute la région des Grands Lacs africains, mais en RD Congo en particulier, mais aussi au Burundi. La RDC ayant directement fait l´objet de plusieurs invasions massives des Rwandais, soit comme refugiés ou soit comme envahisseurs de l´armée régulière de leur pays.Où des guerres et crimes de guerre, des massacres et crimes contre l´humanité ont été commis, et la RDC deplore à ce jour plus de huit millions de morts parmi ses fils et filles. 
 
Cependant, une question qui est loin d´être incommode, ni négationiste mais plutôt cruciale, vient à l´esprit par rapport à la journée du 7 avril 2019 marquant les 25 ème anniversaire de cette hécatombe rwandaise. Doit-on à travers d´hypocrites cérémonies qui cachent mal la responsabilité des vrais initiateurs et auteurs intellectuels de cette tragédie, continuer d´entretenir le mensonge et à faire le culte de la haine? L´Afrique, le monde dit civilisé, ou sinon, les démocraties occidentales − porteuses de grandes valeurs et de principes −, ainsi que la Communauté des nations tout entière, doivent-ils continuer à se laisser délibérément floués par le régime génocido-militariste au pouvoir au Rwanda? Sachant bien que celui-ci est à des années lumières d´être saint et exempt de toute responsabilité dans cette tragédie?
 
N´est-ce pas qu´ils font tout cela dans le but de se donner bonne conscience? Qui trompe-t-on et de qui se moque-t-on en définitive?
 
Des répentis tel le Lieutenant Abdul RUZIBIZA, ancien homme de main de Paul KAGAME, qui s´était autrefois refugié en Norvège et où il trouva la mort le 22 septembre 2010 à Oslo, dans des conditions restées jusque-là non élucidées, n´avait-il pas haut et fort à travers son livre intitulé: Rwanda, l´histoire secrète, publié en 2005, clamé la responsabilité de son ancien maître dans cet acte terroriste et en même temps déclencheur du drame rwandais de 1994? (1)
 
Il en était de même des déclarations fracassantes en juillet 2013 sur les antennes de la Radio France internationale (RFI) depuis leurs exiles en Afrique du sud, des généraux Faustin KAYUMBA NYAMWASA, victime de plus d´une tentative d´assassinat et ex-chef d´État-major de l´Armée Patriotique Rwandais (APR), devenue depuis Rwandan Defense Forces (RDF), et son compagnon d´armée et d´infortune, Patrick KAREGEYA, ex-chef de renseignements rwandais. Les deux officiers généraux s´étaient dits prêts − grâce aux preuves en leur disposition − à témoigner auprès de la Justice française contre leur ancien patron, afin de faire établir la culpabilité de ce dernier en tant que commanditaire de la destruction de de l´avion présidentiel d´HABYARHIMANA le 6 avril 1994, au moyen d´un missile sol-air SAM 16 (2). 
 
Faisant suite à ces menaces, Patrick KAREGEYA a été assassiné le 31 décémbre 2013 dans un hôtel de Johannesbourg, après la visite d´un visiteur mystérieux venu spécialement de Kigali, dans des conditions qui ne laissent aucun doute qu´il s´agissait bien là de la marque de fabrique de Paul KAGAME. Lequel KAGAME l´avait d´ailleurs lui-même reconnu 10 jours après son crapuleux crime, au travers de ses irresponsables et cyniques déclarations du 12 janvier 2014: « La trahison a des conséquences [...] Quiconque trahit notre cause ou souhaite du mal à notre peuple deviendra une victime. Il reste seulement à savoir comment il deviendra une victime », devant une Communauté de prière à Kigali (3).Voyez-vous? Un ignoble tueur à sang froid se vantant tout bonnement de ses odieux crimes à la face du monde. C´est si effroyable!
 
Les Rwandais ont besoin de se réconcilier avec eux-mêmes et de cicatriser leurs plaies, et non pas de continuer indéfiniment d´accabler les uns ou de s´accuser mutuellement. Car les extrémistes et les génocidaires, il y en a des deux côtés au Rwanda. C´est-à-dire, tant du côté des hutus que des tutsis.
 
Il est tout à fait légitime et justifié pour les Rwandais de commémorer la mémoire des victimes de cette tragédie humaine qui s´était abattue sur ce pays voisin, voire frère de la RD Congo; mais toutefois, sans omettre de tenir compte de la sensibilité des discours et propos qui sont tenus par le détenteur actuel du pouvoir. Lesquels discours donnent indiscutablement à penser que celui-ci, c´est-à-dire Paul KAGAME, malgré les années passées, est encore loin d´être animé d´une véritable volonté d´aider le peuple rwandais à se réconcilier avec lui-même, ni meme à harmoniser leurs relations avec des pays voisins. Rappelons ici que Paul KAGAME avait au cours de son allocution lors des cérérmoniees du dimanch 7 avril dernier, menacé de manière implicite de « foutre le bazar » en Ouganda ou au Burundi.A savoir: ses prochaines cibles qui, selon lui, soutiendraient ses opposants dans le but le déstabiliser. 
 
Tout ceci, dans le seul dessein d´occulter la vérité, de peur que sa responsabilité personnelle et celle de sa clique n´éclatent au grand jour, afin de conserver ainsi le pouvoir monopolistique au profit de son régime et d´un syndicat de familles appartenant à une soi-disant « minorité tutsie », selon le vocabulaire politique usuel là-bas au Rwanda. Pourtant, si minorité il y a dans ce pays, ce sont plutôt les populations autochtones et premiers occupants de ces terres du Rwanda: en l´occurrence les Twas, péjorativement appelés Pygmées, laquelleminorité par contre, ne s´en réclament guère. Représentant environ 1% de la population globale, mais complètement ignorés et dépourvus de tous leurs droits d´êtres humains et de citoyens par le régime génocido-militariste de Kigali. Donc, cette histoire d´une certaine minorité tutsie esttout simplement un faux problème et une fausseté déroutante.
 
En effet, la mort d´un seul être humain quelle que soit la manière dont elle survient, c´est-à-dire naturellement, accidentellement ou brutalement causée à dessein ou pas, par des circonstances fâcheuses de la vie, a toujours constitué une perte, un motif de tristesse, d´anxiété et de consternation pour toute communauté humaine. Et ce, dans toutes les civilisations du monde depuis la nuits des temps. Ceci dit, imaginons-nous un peu l´ampleur que cela pourrait avoir sur la société, lorsque mort d´homme survient à une échelle industrielle comme ce fut le cas au Rwanda en 1994, et comme c´est encore le cas au Congo en général, et dans sa province du Nord-Kivu en particulier depuis 1996. La peine et les conséquences désastreuses qui en résultent pour la société sont incommensurables et ne peuvent s´oublier par le fait des bidons accords entre compères de Kigali et de Kinshasa. Du moins, en ce qui concerne le Congo.
 
Toutefois, la mort d´un ou des plusieurs individus une fois survenue, quelles qu´en soient la perte, les peines, la douleur et les conséquences qu´elle engendre: les Morts, il faut bien finir par les enterrer. C´est là même la loi de la nature, pour ne pas parler de celle de Dieu le créateur de la vie et de toute chose. Et à cet effet, l´Évangile est formelle et nous dit: « Tu es venu en poussière et tu retourneras en poussière ». Dans le parler populaire dans certains pays d´Afrique de l´ouest, on va même jusqu´à l´exprimer par un syllogisme selon lequel:  « un cadavre, quelle que soit sa beauté, il faut bien finir par l´enterrer ». Et cela a toujours été le cas et fait partie de la norme dans toutes les sociétés humaines, indépendamment de leurs races, de leurs cultures, de leurs croyances religieuses ou ancestrales. 
 
Voire, des êtres dits exceptionnels selon les croyants chrétiens, musulmans ou juifs, tels ceux que je m´en vais énumérer, n´ont pas été des cas d´exception à cette règle divine et naturelle. Le grand patriarche et père des croyants Abraham, avait été enterré. Tout comme le Fils de l´Homme, qui s´était fait homme pour sauver l´Humanité, à savoir Jésus Christ lui-même, s´était fait inhumer avant de vaincre trois jours plus tard sur la mort, selon le Nouveau Testament de la Bible romaine. Il en avait été de même pour le grand prophète Moïse, qui avait sorti son peuple de l´esclavage d´Égypte, que Dieu lui-même après lui avoir retiré sa confiance, - mourut sans avoir vu la Terre promise - prit le soin de l´enterrer à un endroit secret que ne connaît personne si ce n´est lui seul, comme le soutient la Bible romaine.
 
L´inhumation d´un défunt, peu importe les coutumes en usage ou les rites − chrétiens, juifs, musulmans, hindous, bouddhistes ou ancestraux − dans le cadre duquel elle a lieu, reste aussi bien symbolique qu´important, car elle marque pour le (la) disparu(e) comme qui dirait, la rupture du cordon ombilical le (la) reliant au monde d´en-deçà, c´est-à-dire de notre monde des Vivants, à celui d´au-delà, c´est-à-dire celui des Morts. Et ceci, afin de lui permettre d´effectuer librement et en toute beauté le grand voyage vers l´autre cosmogonie. Car, dans toutes civilisations du monde, on croit à une autre vie après la mort physique d´un être humain sur cette terre des Hommes. C´est pourquoi, d´un côté, on parle de la réincarnation, du purgatoire, de l´enfer ou du séjour des morts, et du paradis. Et de l´autre, de l´Égypte pharaonique, à la Grèce antique, en passant par l´Empire romain à nos jours, on construisit et on construit encore: pyramides,  nécropoles, cimetières, caveaux où l´on enterrait et enterre − suivant leurs statuts sociaux − les morts pour leur repos éternel. Passage obligé d´une cosmogonie à l´autre.
 
C´est ainsi donc que dans certaines coutumes usuelles en Afrique dont en RD Congo, on ne déclare pas quelqu´un mort, nimoins encore on ne le pleure, ni on n´organise ses funérailles, avant d´avoir vu son cadavre. Ce n´est qu´après l´avoir vu et organisé son deuil, et son enterrement en bonne et due forme, qu´on le croit définitivement mort et parti dans le monde d´au-delà. Autrement, les croyances populaires très ancrées dans la culture et les mentalités collectives soutiennent le contraire. On considère que le (la) défunt(e) est encore là parmi les Vivants dans le monde d´en deçà, pour les pires et pour les meilleurs, et ce, selon son état d´esprit par rapport aux circonstances juste ou injustes ayant causé à sa mort.
 
Ceci, explique le fait qu´il ne soit pas rare de voir lors des enterrements, les vivants prononcer soit des oraisons funèbres pour implorer le pardon d´un défunt, soit des incantations pour conjurer les effets de sa colère ou de sa méchanceté, qui pourraient éventuellement s´abattre sur les vivants. Et même après cela, dans certains cas, on continue à servir le repas complet aux défunts, en le déposant soit à leurs tombes, soit à un endroit précis de la maison où ils avaient l´habitude de s´installer de leur vivant. Et dans l´Église catholique, comme vous le savez, on dit la messe de requiem pour le repos du défunt.
 
À quoi donc servent-ils réellement tous ces mémoriaux du fameux génocide disséminés à travers tout le territoire national rwandais?
 
Sans doute pour la « mémoire » nous dira-t-on. Mais ne constitueraient-ils pas pour le régime au pouvoir: des armes politiques et des sanctuaires permanents pour continuer à entretenir la haine ethnique entre Hutus et Tutsis? Le Rwanda est le seul pays où monde l´on compte autant de mémoriaux. Et ce, en densité au kilomètre carré et par tête d´habitant. Car, dans chaque village, dans chaque ville, a été dressé pour « ne pas oublier » semble-t-il, un mémorial en mémoire de victimes des massacres interethniques de 1994. Celui de Gisozi à Kigali− lieu de ceremonies du 7 avril 2019 − où a été regroupés les restes de plus de 250 000 corps, – en réalité hutus au deux tiers, voire congolais plutôt que tutsis, d´après divers témoignages concordants venus notamment de la préfecture de Byumba, d´où les autorités rwandaises procédèrent à d´importants transferts d´ossements de leurs victimes hutues massacrées au cours de leur marche sur Kigali en 1994 – est l´un des plus visités, et bien entendu, l´un des plus coûteux. 
 
En effet, il est vrai qu´établir l´identité exacte de chacune de victimes par rapport aux cadavres et aux restes humains trouvés sur les lieux de crime, ne serait certes pas une mince affaire, mais plutôt une opération autant coûteuse que difficile. Compte tenu des circonstances dans lesquelles avaient eu lieu les différents massacres pendant les cent jours évoqués ci-haut; où, l´animosité humaine, mais aussi l´animalité des uns et des autres, déshumanisant l´Autrui, a permis aux bourreaux des deux camps antagonistes Tutsi et Hutu, de traiter son prochain exactement comme se comporte le boucher dans l´exercice de son noble métier dans sa boucherie. Mon Dieu, quelle inqualifiable abomination!
 
Toutefois, il conviendrait bien, au-delà de la sensibilité de cette question et du devoir de mémoire qui sont sans nulle doute importants, de se poser la question de savoir: si ces ouvrages que l´on entretient à coups de millions de francs rwandais − qui auraient pu se servir à autres choses − , ne seraient-ils pas devenus des sanctuaires de la haine et l´antagonisme ethniques ( hutu-tutsi ), qui ont caractérisé l´histoire de ce pays voisin, depuis l´arrivée des premiers colons et missionnaires européens?
 
Avec ou de quel sentiment pensez-vous, un(e) visiteur(se) rwandais(e) qui ressort d´un de ces mémoriaux, serait-il animé vis-à-vis de son ou de ses compatriotes de l´autre ethnie ( hutue ), si il s´agit le cas échéant d´un(e) Tutsi? Réponse: il (elle) pourrait être tenté(e) de reporter ce ressentiment qu´il (elle) éprouverait sur tous les Hutus, qui pourraient tous d´emblée être perçus à ses yeux comme d´irréfléchis tueurs, ou une véritable incarnation du Mal. Si c´est plutôt d´un(e) Hutu dont il est question, et qui sait ce qui a dû réellement se passer pendant ces cent jours-là, celui-ci (celle-ci) aura le sentiment que lui (elle) et son ethnie seraient en train de subir une injustice de l´Histoire. Bref, on se connaît bien entre nous Africains. Car, il n´y a pas mieux qu´Africain, qui connaisse ce qui se passe exactement dans la tête et le raisonnement d´un autre Africain. Le cartésianisme occidental, reste encore dans une très large mesure: l´apanage des Occidentaux eux-mêmes. Qu´en serait-il alors d´un(e) visiteur (se)  étranger(ère), sachant bien que c´est aux seuls Hutus − suite aux purs mensonges distillés pendant 25 ans par Paul KAGAME − que la Communauté internationale, faisant preuve de peu d´impartialité, aurait selon la plus grande vraisemblance, choisi de faire porter toute la responsabilité de cette tragédie du Rwanda? 
 
Ces mémoriaux, ayons le courage de le reconnaître et de dire haut et fort les choses, qui ressembleraient plus à des forteresses de la haine interethnique, ne sont certes pas de nature à favoriser l´indulgence, l´oubli, et la réconciliation et la cohabitation hamonieuse et sincère des Rwandais toutes ethnies et toutes sensibilités politiques confondues, en vue de l´émergence d´une nouvelle société unie, démocratique et républicaine, et débarrassée de tous les démons de la haine et des guerres interethniques. 
 
Ainsi, il existe donc le risque aussi bien pour les Rwandais que les non Rwandais, qu´on finisse par se laisser convaincre par la propagande mensongère, et se dire qu´il faudra enfermer les Hutus − injustement tenus pour seuls coupables − dans un sentiment de culpabilité permanent; et qu´il est juste de les traiter indéfiniment de vrais parias de la société rwandaise et de la Communauté internationale, pour ainsi les faire expier leurs abominables forfaits. Et ainsi donc, laisser libre cours à la clique à Paul KAGAME, de n´en faire qu´à sa tête et de monopoliser tous les pouvoirs au profit de quelques familles de l´ethnie à laquelle il appartient. Et ce, en bloquant bien entendu, toute bonne initiative ou tentative d´amorcer un véritable dialogue inter-rwandais entre le pouvoir et l´Opposition tant politique qu´armée, dont le FDLR, visant la réconciliation nationale, en vue de la vraie sécurité et d´une paix durable, et du développement intégral, qui sont d´un intérêt vital, pour le Rwanda, le Congo et la région des Grands Lacs africains tout entière.
 
Et le but inavoué de toutes ces manoeuvres dilatoires du Boucher de Kigali, est bien entendu, une velléité d´exclusion et d´extermination d´une partie de la population rwandaise par les extrémistes tutsis. Toutefois, le régime génocido-militariste de Kigali doit garder présent à l´esprit que la RD Congo qui, depuis la chute de la monarchie rwandaise en 1959, a payé le plus lourd tribut d´incessants conflits ethniques rwandais dont elle n´a rien à voir, une fois libérée du joug du régime d´Occupation actuelle, prendra toutes ses responsabilités, et imposera de gré ou de force, dans le respect de l´indépendance et de la souveraineté du Rwanda qui ne respecte pourtant pas les siennes, la paix à ceux des Rwandais réfractaires à la réconciliation nationale chez eux. Car, les RD Congolais en ont assez de voir les Rwandais leur rejeter indéfiniment la saleté qu´ils provoquent chez eux. À chaque chose, malheur est bon, dit-on. Qui vivra verra!
 
C´est plutôt par stratégie et escroquerie politiques, et non par respect aux morts que le régime de Kigali érige ça et là des mémoriaux.
 
Notons, qu´il paraît clair que c´est dans cette logique-là que s´inscrit la stratégie du régime génocido-militariste au pouvoir au Rwanda en entretenant ces ouvrages de la mort massive. C´est-à-dire, faire porter le chapeau uniquement aux uns, pour un drame humain dont la responsabilité est indéniablement à partager; afin d´accaparer ainsi tous les pouvoirs comme pour prendre sa revanche, et diriger enfin le pays d´une main de fer et dans la terreur, comme cela continue d´être le cas depuis 25 ans. C´est bien cela la triste vérité!
 
En effet, comment peut-on expliquer que des gens qui tuent sans état d´âme, à une échelle industrielle, aussi facilement qu´on tue des insectes − dont l´exceptionnel et macabre bilan est de près de 8 millions de vies humaines fauchées, au Rwanda, au Congo voisin et dans une moindre mesure au Burundi − , qui n´ont donc aucun respect pour la vie elle-même, puissent en avoir pour les Morts des massacres qu´ils ont eux-mêmes occasionnés? Paul KAGAME et sa clique d´extrémistes au pouvoir à Kigali, sont trop mal placés pour se livrer à de telles cérémonies de recueillement pour que l´on croie en leur sincérité. A moins que l´on soit dupe et que l´on refuse de voir la réalité qui pourtant saute aux yeux depuis 25 ans. N´est-ce pas là un choquant paradoxe et une escroquerie politique de mauvais goût? Pourquoi donc alors les Justices française et espagnole poursuivraient-elles des gens qui se sont auto-érigés en « sauveurs du peuple », si seulement cela serait vrai? Même si ces poursuites ont été mises en veilleuse.À moins qu´elles (ces Justices) soient toutes les deux devenues déraisonnables et folles. Ce qui est loin d´être le cas.
 
Le président français Emmanuel MACRON, ne reconnaît-il pas enfin la complicité de génocide de son pays dans ce drame rwandais?
 
Et si d´après le régime rwandais, la France aurait été de près ou loin impliquée dans ce drame, et qu´elle voudrait pour cela lui faire un procès politique, avec les neuf mandats d´arrêts émis par le juge Jean-Louis BRUGUIÈRE en novembre 2006 à l´encontre de neuf (9) membres de son équipe. Cette allégation semble désormais en partie vraie, vu que la France d´Emmanuel MACRON ait d´un côté mis en place une Commission d´enquête  autour de la soi-disant implication de son armée; et de l´autre, l´instauration de la date du 7 avril comme une journée de commération de cette tragédie en France. 
 
Mais que dirait-on alors de la Justice espagnole qui est allée quatre fois plus loin, et qui, par le juge Baltazar GARZÓN, en a délivré  au total quarante (40) contre entre autres les mêmes individus, depuis février 2009? Dans ce cas, l´armée espagnole aurait elle aussi d´après le régime génocido-militariste rwandais participé aux massacres contre les Rwandais en 1994, et que l´Espagne, voudrait elle aussi lui faire un procès politique? Les dirigeants rwandais qui ne supportent pas la contradiction, doivent comprendre qu´il y a des Congolais, des Rwandais comme le feu Lieutenant Abdul RUZIBIZA, les généraux Faustin KAYUMBA NYAMWASA et feu Patrick KAREGEYA − pour ne citer que ceux-là, et dont vous aurez l´opportunité de lire les interviews sur les trois liens en bas de page −, et bien d´autres gens de bon sens de par le monde, qui ne supportent pas non plus le mensonge, pensent qu´il est temps que la vérité, autour de cette tragédie rwandaise aux conséquences fâcheuses pour pratiquement tous les pays de la sous-région des Grands Lacs africains, soit restituée.
 
Ceci dit, depuis 2007, des renseignements très précis font état de multiples tranferts d´ossements et de restes humains sortis de fosses communes au Congo des zones jadis contrôlées par des pseudo-rébellions, mais en réalité des véritables organisations terroristes et criminelles tutsi-rwandaises au Congo, devenues par la faiblesse et grâce la complicité d´un des leurs à la tête du semblant d´État congolais, des partis politiques pseudo-congolais que sont: le Rasseblement des Congolais Démocrates (RCD) d´Azarias RUBERWA, ensuite par le CNDP de Laurent NKUNDABATWARE et de Bosco NTAGANDA; mué plus tard en M23 de Sultani MAKENGA  et Jean-Marie RUNIGA, vers le Rwanda par camions entiers, pour aller renforcer et gonfler en restes humains, les mémoriaux existant là-bas, et charger ainsi davantage ceux qu´ils accusent eux, d´en être les seuls responsables; pendant qu´une partie de ces ossements humains étaient déversés dans les cours d´eau de la région dans des sacs, avec des poids à l´intérieur, pour les tracter dqns les fonds.
 
Et ce, pour parer à l´éventualité d´une enquête internationale (Rapport Mapping de l´ONU publié en octobre 2010) qu´ils redoutent encore, en faisant d´avance disparaître les preuves de leurs crimes de guerre et crimes contre l´humanité, dans les zones où sevissaient l´armée rwandaise, sous le couvert des alliés « Rwando-congolais » ci-haut cités. Pourquoi donc, etquel est le vrai dessein de toutes ces machiavéliques manigances autour des restes humains et des mémoriaux? Réponse: grosse escroquerie politique et vaste manipulation de la Communauté internationale.
 
Le Rwanda ne serait-il pas devenu comparable à un immense château hanté? Tant que les victimes du génocide ne seront pas enterrées dignement... 
 
Comme évoqué plus haut, l´inhumation des Morts, selon les coutumes en usage, est un acte important dans toutes les civilisations humaines pour le repos de ces derniers. Il y a cependant lieu de se demander si les autorités rwandaises ne feraient-elles pas mieux de chercher à les identifier d´abord, et ensuite, à leur donner des sépultures dignes? C´est bien entendu, ce qu´elles ont dû faire du site de Nyanza sur les collines qui surplombent Kigali, où se sont tenues des cérémonies par le passé, lequel a été réhabilité en fosses communes pour toutes victimes. N´empêche-t-on pas là les Morts de s´en aller vers l´au-delà, en les enfermant dans des lieux où ils ont été injustement victimes de la barbarie des uns et de l´ambition des autres? En faisant cyniquement d´eux des objets de musée exposés à la curiosité du monde, et ce, contre les traditions africaines. Ne se sert-on pas là d´eux comme du matériel durable de propagande à l´échelle internationale et d´Armes de Récupération Politique Massive? Au regard du comportement des dirigeants rwandais et de tous ce qui se fait depuis 25 ans, on est tenté d´y répondre, sans crainte d´être contredit, en disant: Oui!
 
Et vu ce qui précède, ne serait-il pas juste d´en déduire que le Rwanda, dont le territoire national est disséminé des mémoriaux, serait hanté par l´esprit des morts? À l´image d´un immense château dont toutes les pièces seraient hantées? Étant donné que les détenteurs du pouvoir n´ont jamais permis aux morts d´effectuer, comme il se doit, leur dernier voyage vers l´autre cosmogonie. Des corps, qui n´ont pas été portés à terre, ou sinon, incinérés pour être inhumés ou répandus dans la nature, ne retournent pas en poussière selon la volonté divine. N´est-ce pas?Et ces victimes, soulignons-le, ne sont pas avec le coeur plein d´enthousiasme, étant donné les conditions injustes et méthodes inhumaines par lesquelles la mort leurs avait été infligée.
 
Rappelons, dans le même ordre d´idées que le parc de ces nombreux mémoriaux du génocide rwandais, dressés ça et là, absorbent des frais d´entretien évalués à plusieurs millions de francs rwandais. Des sommes colossales qui auraient pu servir à autre chose, comme par exemple: la lutte contre la pauvreté dont le Gouvernement rwandais semble en avoir fait l´un de ses chévaux de bataille. Dans un pays où les populations ont cruellement besoin de chaque petit franc qui compte pour leur survie et où ni l´assitance financière généreuse, que lui apporte la Communauté internationale, ni le gangstérisme d´État auquel ce régime criminel se livre sur les ressources minières, économiques et autres de son voisin congolais depuis 23 ans n´ont suffi pour y éradiquer la misère, car la situation réelle est que plus de 70% de sa population vit encore et toujours sous le seuil de pauvreté.  
 
Ainsi, il importe de préciser un fait très déterminant dans la trame et la dynamique du drame rwandais de 1994 dont on a souvent tendance à oublier: l´analphabétisme. Car, les élites des deux bords, souvent instruits, savent bien ce qu´ils font, et ce qu´ils font faire aux populations souvent peu ou pas du tout instruites. Notons par ailleurs qu´au-delà des efforts qui sont consentis par les autorités, en plus de l´aide de l´UNESCO dont bénéficiait le pays dans le cadre des objectifs du Millénium des Nations unies pour l´Éducation (cap 2015), le Rwanda detient le triste record de personnes analphabètes, soit 80% de sa population globale, pour 0,25% de diplômés universitaires. Respectivement, le taux plus élevé et le plus faible dans la région de Grands Lacs africains, mais surtout de toute l´Afrique. Et la tendance semble n´avoir guère changée depuis la publication de ces résultats en 2009.
 
D´où, la soi-disant « discipline » de la population rwandaise que nous aurait autrefois tant vantée dans ses articles une certaine journaliste du quotidien belge Le Soir. N´en soyez pas pour autant impressionnés, car cette « prétendue discipline » - aveugle en réalité - ne s´expliquerait autrement, ou sinon, en très grande partie que par le très faible coefficient intellectuel (IQ en anglais) de cette population, quasi ignorante. Conséquence: population facilement manipulable à dessein par l´élite. De là, on comprend aussi plus facilement pourquoi l´holocauste rwandais a-t-il pu avoir lieu.  
 
Alors! Y aurait-il une option alternative à cet impressionnant parc de mémoriaux du génocide répandus ça et là sur le territoire national rwandais? Oui, bien sûr!
 
Ceci étant dit, l´impressionnant parc des mémoriaux du génocide pour « qu´on oublie pas », ramenant constamment les gens au passé, au lieu de les aider à river leur regard sur l´avenir, pourrait bien être troqué contre des écoles et des bibliothèques; où l´on pourra mieux conserver la mémoire sans avoir à rémuer le couteau dans la plaie. En termes plus clairs, pour ne pas avoir à macher les mots: « débarrassez ce pays (le Rwanda) de ces mémoriaux, et construisez en lieu et place, des écoles et des bibliothéques ». Des établissements publics, où l´on apprendra aux enfants rwandais, aux jeunes générations et à tous les Rwandais en général: 
 
Le sens de l´égalité de droits et l´appartenance à une seule et même nation; quelles que soient les différences morphologiques, ethniques ou autres, qui ne doivent en aucun cas servir d´excuse pour déshumaniser son prochain, et l´affubler de tous les noms d´oiseaux. Que le particularisme ethnique et l´ethnocentrisme auxquels se livrent les extrémistes des deux camps (Hutu-Tutsi) sont irrationnels, anti-républicains, et contreproductifs pour le Rwanda.
 
  À faire un bon usage de la machette dont on se sert uniquement pour défricher le terrain et effectuer ainsi des travaux champêtres se rapportant à la culture du thé et du café: source principale des revenus dont le pays a cruellement besoin pour son développement. Et non en aucun cas, s´en servir pour charcuter son compatriote en vue du contrôle du pouvoir.
 
Où les Rwandais, s´instruiront sur l´usage pacifiste et défensif de la mitrailleuse ou du pistolet-mitrailleur, dont on ne pourrait se servir que lorsque le pays fait face à une réelle menace extérieure, et non pas pour se massacrer mutuellement entre concitoyens au/du Rwanda. Ou moins encore, pour s´en servir contre des paisibles, pacifiques et hospitaliers voisins du Congo, dans des guerres d´invasion et de prédation, et à travers de la création et la multiplication des mouvements soit-disant insurréctionnels dans le Nord-Kivu et l´Ituri. Un peuple, qui a connu la souffrance, doit apprendre à avoir des égards pour les autres et éviter de se transformer en bourreau pour les autres (des Congolais).
 
En définitive: une telle approche, de la part des autorités rwandaises, serait judicieuse et ferait l´affaire de tous les Rwandais, plutôt que ces mémoriaux qui ne font rien d´autre chose qu´entretenir la haine de l´Autre, ainsi qu´un dualisme identitaire opposant les Tutsis aux Hutus.
 
À quoi ressemblerait donc le monde si tous les pays du monde décidaient d´emboîter le pas au Rwanda en dressant partout des mémoriaux « pour ne pas oublier » ?
 
Figurez-vous un peu l´hypothèse de voir tous les pays du monde emboîtaient les pas aux autorités rwandaises en construisant ça et là des mémoriaux pour les victimes des guerres et des massacres qu´ils ont connus? Vous en conviendrez qu´il n´y aurait sûrement plus de terrains disponibles pour autre chose. Ceci dit, imaginez-vous:
 
- Que la Russie et tous les pays qui autrefois formaient l´ex-Union soviétique, qui ont perdu ensemble plus de 20 millions de leûrs lors de la Séconde Guerre mondiale, fassent autant. Rappelons aussi pour votre enseigne que les Russes auraient ou envisageraient d´ailleurs de déménager le Camarade Vladimire Ilitch Oulianov, dit LÉNINE, grand théoricien et père fondateur de l´ex-Union soviétique de son très célèbre mausolée sur la Place Rouge de Moscou où il repose embaumé depuis sa disparition en 1924 et le troquer contre une sépulture dans la terre. Moins coûteux semble-t-il.
 
- Que l´État d´Israël avec ses 6 millions de victimes de la Shoa, décide enfin d´importer d´Allemagne et d´Europe les restes encore existants de ces dernières pour les abriter dans des mémoriaux qu´il ferait dresser dans toutes ses villes et villages dans les limites de la minuscule superficie de son territoire national. Il ne trouverait par conséquent guère d´espace libre pour la culture de ses délicieuses oranges et olives dont nous sommes nombreux à en apprécier la saveur.
 
- Que la Grande-Bretagne, qui avait vu sa magnifique capitale la ville de Londres constamment bombardée par la LuftWaffe, l´aviation allemande (plutôt nazie), lors de la Seconde Guerre mondiale et occasionnant ainsi plusieurs milliers de victimes, ait choisi de les conserver dans des mémoriaux.
 
-  Imaginons que la Chine populaire, victime de l´invasion de l´armée impériale japonaise dans sa région orientale du Manchourie de 1937 à 1945 et son cortège des centaines de milliers d´innocentes victimes, fasse comme le Rwanda. Il n´existerait aujourd´hui aucune forme de coopération entre ces deux géants asiatiques. Même s´il estvrai que leurs relations ne sont pas toujours au beau fixe.
 
- Que tous les pays d´Europe: de la Belgique à la France, de la Pologne à la Tchéquie, du Danemark à la Norvège à la Finlande, du Balkan à l´Oural, qui ont souffert des affres de l´occupation nazie, fassent comme le Rwanda.
 
Conclusion: il n´existait pas aujourd´hui d´amitié et de la concorde entre tous ces pays ci-haut cités et l´Allemagne fédérale, ni d´Union européenne... 
 
Imaginez aussi que la RD Congo construise partout sur l´étendue de son territoire national et  notamment à Kiwanja, qui a été en septembre 2008 le théâtre de massacres perpétrés par les troupes rwandaises sous le couvert de Laurent NKUNDABATWARE, des mémoriaux pour ses 8 millions de morts - non décretés par le Congo, mais établis par des sources internationales indépendantes - dûs aux trois (3) guerres d´agréssion et de prédation rwando-ougando-burundaises, lui imposées et soutenues par les pirates de la Globalisation néolibérale abrités dans leurs sociétés multinationals, tirant les ficelles dans l´ombre. On ne parlerait plus jamais de paix entre le Congo et tous ces pays agresseurs précités. Ni moins avec la Belgique, principale héritière de l´État indépendant du Congo (EIC) du roi des Belges, Léopold II, dont les agents belgo-européens de son administration sur place, massacrèrent plus de dix (10) millions de Congolais entre 1885, année de la tenue de la Conférence de Berlin qui partagea l´Afrique, à 1908, année de la naissance du Congo-belge. Ce fut un bilan exceptionnellement génocidaire.
 
Eh bien, figurez-vous dans le même ordre d´idées, que le Cambodge fasse de même de ses 2 millions de victimes de la terreur des Khmers rouges: il n´y aurait sûrement pas la paix et la réconciliation nationales qui règnent en moment dans ce pays. Que l´Arménie ait fait autant: le rapprochement en vue d´un dialogue, qui s´amorce petit à petit avec la Turquie, s´éloignerait davantage. Si les Kurdes irakiens, qui ont aujourd´hui un des leurs à la tête de l´Irak, avaientt construit à Halabja des mémoriaux pour « qu´on oublie pas » les 6 000 victimes gazées sur ordre de Saddam HUSSEIN et exécutées par les bons soins de son cousin Ali le Chimique? Il n´y aurait certes pas aujourd´hui de paix entre les différents groupes ethniques qui composent ce pays. À quoi ressemblerait aujourd´hui le Liban, si les Chrétiens et les Musulmans de ce pays procédèrent de la même manière après 15 ans de guerre fratricide? Que dire de l´Algérie par rapport à la France? De l´Angola par rapport au Portugal? Que dire des USA, par rapport aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 contre les deux Tours jumelles du centre de New York?
 
Conclusion: les uns éprouveraient indéfiniment de la rancoeur et de la haine pour les autres; et seraient en état de guerre permanent les uns contre les autres; et ne pourront jamais réaliser quelque chose de bon ensemble, et ce, au grand dam de tout le monde.
 
Enfin, Paul Kagamé et son régime, ont trouvé deux « formules magiques » parlant de négationnisme et divisionnisme. Ceci dans le but d´étouffer toute voix discordante et faire taire ses adversaires politiques revendiquant l´ouverture, le dialogue et la démocratie au Rwanda. Que sont-ils devenus? Les Bizimungu et consorts...
 
En effet, dans le Rwanda de Paul KAGAME, il n´y a aucune place pour l´Opposition politique démocratique. La presse libre, il n´en existe pas. Et tous les médias nationaux, totalement inféodés au régime. Aucune forme de constestation n´est permise dans le pays: c´est le comble du totalitarisme pur et dur et de la pensée unique. Ainsi, lorsqu´il s´agit des étrangers qui voient leur honnêteté leur imposer le devoir de relativiser les choses en constatant que la responsabilité du drame rwandais est partagée et que les extremistes génocidaires se trouvent dans les camps antagonistes, KAGAME et sa clique les accusent de « négationnistes » et de soutien aux génocidaires.
 
Et quant aux Rwandais, ils sont taxés de « divisionnistes ». Ainsi, que sont-ils devenus les deux anciens ministres de l´Intérieur et de la Justice? Séjourneraient-ils toujours en prison?On aurait appris que l´un d´eux aurait déjà été liquidé à Nairobi au Kenya par des agents du Boucher de Kigali. Où serait donc passé l´opposant, et ancien Premier ministre consensuel, Faustin TWAGIRAMUNGU? Toujours en fuite en Belgique, en train de tisser des alliances politiques en vue d´un dialogue interrwandais qu´il n´a cessé de réclamer? Et alors enfin, l´ex-Président de la République de 1994 à 2000, en l´occurrence Pasteur BIZIMUNGU, celui qui, pour justifier la guerre d´agression et de prédation décretée par son Vice-président et ministre de la Défense contre le Congo, réclamait à cor et à cri, et ce, sans avoir froid aux yeux: la convocation d´une deuxième « Conférence de Berlin II » pour rédécouper le Congo, et rendre au Rwanda ses territoires qui se trouveraient de l´autre côté de la frontière? Aurait-t-il déjà abandonné son projet de création de son propre parti politique maintenant qu´il a été libéré, après avoir moisi plusieurs années dans les géôles du régime de terreur? Et curieusement, tous, des Hutus ou Bantous, et tous accusés de « Divisionnisme ». Comprenne qui pourra!
 
Enfin, pour clore cette réflexion, revenons au passage à l´affaire de la présence des Hutus à l´est du Congo. Ainsi donc, préférant au dialogue l´usage de la force contre ceux-ci; à maintes reprises depuis 1996, l´armée rwandaise est intervenue au Congo pour semble-t-il traquer les rebelles hutus du FDLR, sans pour autant produire des résultats probants. Car, la soldatesque et les autorités politico-militaires de l´État-voyou du Rwanda se sont plutôt contentés de se livrer au pillage systématique des ressources minières du Congo, entre autre pour leur enrichement personnel. Mais en 2013, l´armée congolaise elle-même (les FARDC) conjointement avec la Brigade spéciale de la MONUSCO avaient pris les choses en main dans le but de faire revenir l´ordre et la paix. Le Rwanda, ayant été incapable de le faire, doit désormais s´interdire d´y revenir sous aucun prétexte. Car, contrairement à ce que le régime rwandais est loin de se doute, son arrogance actuelle aura un prix à payer. D´ailleurs, le peuple du Congo a besoin d´un « Nuremberg des Grands Lacs » comme préalable à une vraie normalisation de nos relations bilatérales. Ceci étant dit, il est à noter que tout ce qui a été fait jusque-là à travers des soit-disant accords entre le gouvernement rwandais de Kigali et celui de Kinshasa, dirigé de surcroît par des Occupants rwandais et leur pantin de président Félix TSHILOMBO TSHISEKEDI, ainsi que leurs autres supplétif congolais, n´est que nul et non avenu aux yeux des Patriotes congolais. Tout sera jeter dans les poubelles.
 
Enfin, à la Communauté internationale de retenir qu´un génocide rwando-rwandais, dont le régime au pouvoir au Rwanda est indéniablement coresponsable, ne lui donne nullement le droit d´en commettre d´autres contre ses propres populations, et encore moins, contre celles du Congo voisin. Cela ne lui donne pas non plus le droit de bâtir une dictature militaire, monoethnique et néo-féodale, et particulièrement belliciste, se plaçant au-dessus des lois internationales comme un État-voyou se livrant en permanence au gangstérisme d´État. Le monde a pour cela le devoir d´ouvrir grand les yeux et d´empêcherà ce que cet homme et son régime dangereux, ne continuent impunément à faire d´autres millions de victimes au Rwanda, au Congo et dans toute la région des Grands Lacs africains. Cette région, longtemps meurtrie, a droit de vivre dans la paix et dans la prospérité pour ses habitants.
 
STOCKHOLM, le 11 avril 2019

Pépin LULENDO

: Afrique Monde