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Cameroun-Voyage à Lyon via Genève- Brice Nitcheu menace Paul Biya : «…Tu auras l'humiliation de toute ta carrière d'usurpateur» (Biya est invité par qui à Lyon ? Ouuuh! on dirait une feinte. Biya, n'oublie pas que Lyon est la capitale des Bassas de France, le peuple Bassa, jusqu'aux nouveaux-nés ne t'aiment pas. N'oublie pas cela, une surprise est vite arrivée.Au vu du sang versé et des batailles que toi et ton ethnie avez livré pour l'indépendance du Cameroun, vous vous êtes engraissés sur le dos des Bamilékés et des Bassas, sans oublier les Anglophones)

2019-02-24 20:54:08 - Le voyage annoncé à Lyon en France -pour ce dimanche 24 janvier- de Paul Biya avec escale à Genève en Suisse court le grand risque de ne pas être de tout repos pour le vieux dictateur camerounais (86 ans, dont 37 à la tête du Cameroun). Et pour cause, l'épouvantable accueil que comptent lui réserver des Camerounais de la diaspora en tête desquels l'activiste Brice Nitcheu, exilé à Londres en Grande Bretagne. 

Paul Biya qui fait déjà face à l'intérieur de son pays à des terroristes que son régime présente comme des éléments de la secte islamiste Boko Haram(1) ainsi que des preneurs d'otages, dans la partie septentrionale du pays, aux séparatistes anglophones dans la partie occidentale, aux éléments  en débande de la rébellion centrafricaine à l'Est, fait face depuis octobre 2018, à une opposition politique coriace et déterminée qui conteste sa victoire à la dernière élection présidentielle qu'elle estime lui avoir été octroyée par un organe électoral constituée des militants de son parti, une commission de recensement des votes  à lui acquise et un Conseil Constitutionnel dont au moins 9 des 11 membres sont des cadres du parti au pouvoir, au détriment du véritable vainqueur, le Pr. Agrégé de droit Maurice Kamto.
 
Pour ne rien arranger, la brutalité avec laquelle son régime règle en vain depuis trois ans la crise séparatiste (massacre des populations civiles soupçonnées d'adhérer à la cause sécessionniste, incendie des habitations et des champs, condamnations à de lourdes peines d'emprisonnements des leaders modérés de la société civile anglophones), ainsi que la répression féroce de l'opposition politique (tirs à balles réelles sur des manifestants pacifiques –dont certains sont actuellement emprisonnés malgré les blessures qu'ils arborent-, emprisonnement systématique  des militants de l'opposition estimés à un demi millier d'individus, voire plus, dont Maurice Kamto lui-même tous coupables d'avoir participé, fin janvier, à des manifestations pacifiques à travers le pays, qui leur valent aujourd'hui de graves accusations leur faisant encourir la peine de mort (https://youtu.be/5Y1NVIA4Kdc).
 
Autant de choses qui font monter la moutarde au nez des Camerounais de la diaspora-hors d'atteinte de la répression- qui ont décidé de faire payer symboliquement à Biya le prix des atrocités que son régime fait subir aux Camerounais restés au pays, et mis dans l'impossibilité de se soulever sans être tués ou emprisonnés. Et qui expliquent sans doute les "dispositions" hostiles prises par ces derniers pour un accueil mémorable du chef de l'Etat camerounais  à l'occasion du voyage présidentiel mentionné supra : «Paul Biya, nous savons que tu arrives à Genève, puis tu vas à Lyon, tu vois bien que tu ne peux pas nous échapper. Nous serons la pour t'accueillir. Tu auras l'humiliation de toute ta carrière d'usurpateur », a prévenu à cet l'activiste Brice Nitcheu . 
 
(1) Observateurs avisés, et notamment fins connaisseurs de la pratique politique au Cameroun affirment que les soi-disant terroristes de Boko Haram en guerre contre le Cameroun sont en réalité des éléments révoltés d'un groupe créé par le régime lui-même –au moment où la France commençait à mettre une certaine pression sur Biya pour qu'il consente enfin à quitter le pouvoir-. Ces faux "terroristes" étiquetés Boko Haram avaient pour mission, dit-on,  de procéder à des enlèvements d'étrangers, particulièrement des Occidentaux, qu'ils ne libéraient qu'après paiement d'importantes rançons en milliards de francs CFA.
 
Le régime s'empressait de verser lesdites rançons passant ainsi pour le sauveur de vies des ex-otages, et par conséquent l'indispensable interlocuteur des pays occidentaux qui devaient alors mettre une sourdine à leurs dénonciations du pouvoir à vie au Cameroun. Seulement, les faux preneurs d'otages n'ont pas reçu la juste rétribution de leur travail et bon nombre d'entre eux auraient été soit emprisonnés, soient exécutés sommairement par l'armée qui les a ensuite présentés comme des terroristes. Ce qui  aurait amené ceux qui nt réussi à réchapper  à ce massacre en règle commandité par leur employeur à utiliser les mêmes méthodes que le Boko Haram réel, voire à prendre langue avec cette secte pour plus d'efficacité dans leurs actions vengeresses.
 
Oscarine Mbezele Mvondo - Titre : AM

: Afrique Monde