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Cameroun- Répression politique : En attendant la 2ème vague, voici les 154 personnes emprisonnées avec Maurice Kamto

2019-02-14 20:54:56 - Ils sont pour l'instant 155 personnes à avoir été déférés le 12 janvier à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé par le Commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé, après leur arrestation à Douala 16 jours plus tôt.  
 
Maurice Kamto
Penda Ekoka Christian
Ndzongang Albert
Fogue Tedom Alain
Kingue Paul Eric
Abbe Abbe Philippe Gaston
Assolefack Cyrille Momo
Anoumedem Pierre
Ahmed Abdourahmane
Chomssem Foadjo Felicien
Djimeli Yili Eric
Djoumessi Kenfack Cedric
Djoko Talo Bertrand Nagor
Djoko Jean Claude
Djouazing Jules Noel
Fautier Souop Alain Josue
Foudjin Kamdem Guy Merlin
Djomou Kuate Marcelle
Gbetnkom Mohamed Nadin
Homsi Jean Baptiste
Jouonmegne  Emmanuel
Kameni Mathias
Kamegne Epse Noutchang Georgette Laure
Kamdem Dibel
Kouam Kamguia Franck
Kondjang Kondjang Charles
Kengnegne Kauche Epse Fondjo Elise
Kouyoue Pele Henri
Kengne Vo Umbi Andre
Ngankam Fozing  Romaric Landry
Guiadem Epse Tchuinkam Nziko Florence
Ndefo  Gache
Enow Tambi Francis
Mekoulou  Eric
Nyamsi Jean
Nadjo
Toukam Pascal
Nintidem Cresence
Youmbi Serges
Nguiekom Kuitche Blandine Carme
Puengue Neuyim  Pierre
Megaptche Poumda Ghislain
Mongang Kangang Patrie
Nana Paul
Siewe Eric
Tiogning Littbarski
Metago  Olga
Moumeni Christian Marcel
Pufong Victor
Ndongla Jaures
Tchamago  Clement
Sighomnwe Joseph
Longmene Mfogha Armand Blaise
Pemha Nina
Tamo Bonhtchueng
Muthaga Sylvanus Thuh
Ngahana Yokam Eugene
Tchokote  Leopold
Tatsinkou Lonkeng Narcisse Valerie
Nkakapen Tagne  Charly Steve
Kom Fotso
Ngangue Duhamel
Ngadeu Raphael
Wafo Jasmin
Momo  Kevin Steve
Nzokou Desire
Ngono Modeste
Kamgaing Jacques
Yangoua  Armand
Twengoue Ghislain Herriot
Kouokap Gilles
Yimeli  Sylvain
Njufack Stephane
Zonkeu  Yannick
Samiratou Matcheundem
Ngondjeu Roland
Fotsin Kuekoudoum Talla
Wapi Roger
Njamen Celestin
Nguimetsop Adele
Ombanolil Charles
Kouam  Guy Laurent
Ngankam  Pierre Gaetan
Ndiagnda Eric Bertrand
Fouelefack Tsamo Denis Christian
Tajiogue Demanou Aubin Romeale
Tiomo Michel
Mbuenga Manga Herve Romeo
Takafo Dongmo Antoine Arnaud
Ifubeh Andreas Tangang
Djoumessi  Leon Thomas
Dasi Kamsu Valdez
Tchouaffa Nouka  Jean Bonheur
Djiotig Fomekong Franck Xavier
Tsanang Kuete Medard Florien
Leugoud Taboue Verlaine
Nzega  Serge Kevin
Noukeu Kwedji Achille
Ngaketcha Franck Judiciaire
Atso Julienne Christelle
Ngandjui Jean
Djiekou Mouaffi Jean Paul
Touko Thomas
Emga  Pierre
Tchokomani  Raphael
Nitcheu Victor
Mouaffi Jean Claude
Kegne  Ambroise
Tsiedwo Felix
Kuimo Marie Colette
Konga Rigobert
Tene  Andre
Gatchuessi Dieudonne
Soh Joseph
Kamdoum Takam Maxime
Foulifack Ngadang Eugene
Magne  Marthe
Guiakam Jean Raymond
Membot  Isabele
Nonkam Kamga Epse Tumamo Anne Marguerite
Kalassi Alain Plycarpe
Seugoua Ekeu Franck Roland
Takam  Eric Michel
Sah Marius
Nana Roger
Tiayo Tenkeu Roger
Simo Maxime Boris
Ngueyap Epse Pone Anne
Kadjiekamte Aubin Raoul
Fopoussi Tocfjeu Evariste Constantin
Dongue Rodrigue Eric
Nsiyip Mete  Leatare
Kuebatcha  Jean Salvador
Moyo Kengne Lionel
Tallah Emmanuel
Dafem Roger
Tefouet Thouangang Clement
Foaling Fotso Georges
Tchakui Tchatchoua Valery
Tanetsing Takamgo Um Idrice
Momo  Brice Bienvenu
Nyayo Ngueutmen Michael Ulrich
Magatsing
Datchoua  Engelbert Lebon
Yemga  Serge
Ngaleu Annick
Kamto  Thierry
Mefo  Lucienne
Nana  Serge Branko
Ebohi Parfait
Nofouhio Tchio Jose Junior
Nzali Ngandjouong Mitterand
Fezeu  Pierre
Tchuiya Njiowou Agnes Flore
Tchapock Raoul
 
L'avocat au Barreau de Paris Maurice Kamto, juriste mondialement connu et ancien ministre, conteste la réélection controversée de Paul Biya (86 ans au pouvoir depuis 37 ans), à l'issue  de la présidentielle d'octobre 2018.
 
Qualifiant la victoire du vieux président de "hold-up électoral" sur la base des résultats compilés par son équipe de campagne électorale, il avait lancé depuis la proclamation des résultats de l'élection, un plan national de résistance contre le hold-up électoral comprenant entre autres des marches de protestation pacifiques. C'est à l'occasion de l'une de ces marches le 26 janvier que les forces de l'ordre et de défense avaient chargé les manifestants, tiré à balles réelles et blessé 7 (sept) d'entre eux, et arrêté plus de deux cents autres dans de nombreuses villes du pays. Deux jours après, les mêmes forces ont fait le siège pendant plus de cinq heures d'horloge, du domicile de l'opposant Albert Dzongang et, sous prétexte d'une perquisition du domicile dont le mandat aurait été prétendument signé par le Procureur de la République près le Tribunal de première Instance de Ndokoti, ont embarqué tous les leaders politiques qui s'y trouvaient, les centaines de militants venus recevoir les dernières orientations après la répression barbare de leur marche pacifique l'avant-veille, ainsi que des employés de maison, des voisins de monsieur Dzongang, et même des passants.
 
Tout ce beau monde, près de 300 têtes, sera déporté nuitamment à Yaoundé, capitale du Cameroun (à près de 250 kilomètres de leur lieu de résidence), où ils ont été inculpés pour « hostilité contre la patrie », « rébellion de groupe », « insurrection », « incitation à la révolte », « perturbation de la circulation des personnes et des biens » et autres, et encourent la peine de mort ou, en cas de circonstances atténuantes, des peines allant de 10 à 20 ans de réclusion.
 
Mardi, lors de la comparution de Kamto, ses alliés et partisans devant le Commissaire du gouvernement, cinq personnes arrêtées dont deux avocats, ont été libérés sous caution.
 
Après la mise sous écrou mardi, de Kamto et 154 autres qui vont rejoindre à la prison de Kondengui plus de deux cents autres militants de son parti, leMouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) qui les y avaient précédés deux semaines auparavant, une soixantaine d'autres (un peu plus d'une centaine selon des sources proches de l'opposition) de ses partisans attendaient hier mercredi d'être fixés sur leur sort.
 
Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde