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Venezuela : les Etats-Unis orchestrent un coup d’Etat pour empêcher une base …(centrafricains installer rapidement votre base russe, nous ne voulons plus voir l'armée française en Afrique centrale) le pyromane ne viendra jamais en Afrique pour les beaux yeux des Africains, encore moins dans un cadre strictement humanitaire

2019-02-10 02:21:31 - Les négociations entre le Venezuela et la Russie sur l’établissement d’une base militaire ont poussé les Etats-Unis à agir. Depuis 1823, ils considèrent tout le continent américain comme leur arrière-cour. Non seulement ils veulent avoir leur mot à dire, mais ils ne tolèrent pas non plus l’influence des pays non américains. Avec la reconnaissance du président du Parlement vénézuélien en tant que président en fonction, une « déclaration de guerre » a eu lieu. Le pays est maintenant au bord de la guerre civile. Une telle ingérence des Etats-Unis dans un autre Etat viole clairement le droit international. Nous sommes tous, comme Thomas Röper d’anti-spiegel.ru, mis au défi de faire la lumière sur la vérité.

Venezuela : les Etats-Unis orchestrent un coup d’Etat pour empêcher une base militaire russe
 
Au Venezuela, une tentative de coup d’Etat est en cours avec un résultat incertain. La crise, essentiellement régionale, a cependant un contexte géopolitique explosif. C’est la raison pour laquelle les États-Unis ont maintenant un impact aussi important sur les événements au Venezuela.
 
Depuis 1823, les Etats-Unis considèrent l’ensemble du continent américain comme leur arrière-cour, où non seulement ils veulent avoir leur mot à dire, mais où surtout ils ne tolèrent pas l’influence de pays extérieurs aux Etats-Unis. C’est ainsi que le président américain James Monroe (1758-1831) l’a présenté dans la doctrine Monroe qui porte son nom. A cette époque, les Etats-Unis voulaient écarter de l’Amérique (c’est-à-dire l’Amérique du Nord et du Sud) l’influence des puissances coloniales européennes.
 
Le Venezuela est depuis longtemps un caillou dans la chaussure des Etats-Unis. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez, les Etats-Unis font pression sur le pays par des sanctions et des alliances politiques. Un gouvernement qui se dit socialiste et qui ne suit pas la volonté des États-Unis n’est pas tolérable pour Washington dans son arrière-cour.
 
On lit toujours beaucoup de choses sur le fait que le gouvernement socialiste du Venezuela a ruiné le pays, mais on ne parle pas du rôle des sanctions occidentales contre le pays. Le Venezuela est l’un des pays ayant les plus grandes réserves de pétrole au monde et si les sanctions n’entravaient pas l’industrie pétrolière, la situation dans ce pays ne serait pas aussi désespérée. Le Venezuela pourrait être riche comme l’Arabie Saoudite, où le gouvernement au pouvoir n’est pas particulièrement efficace en matière d’économie. Avec une telle richesse (pétrolière), un pays ne peut pas être si gravement mal géré au point de s’effondrer.
 
Des sanctions sont nécessaires pour éliminer cette source de revenus.
 
La situation au Venezuela est désespérée, le potentiel de protestation du peuple est gigantesque. Les Etats-Unis étaient aux aguets, puis est venue la « déclaration de guerre » des Etats-Unis, lorsqu’ils ont reconnu sans plus attendre le président du Parlement en tant que président en fonction. Sur le plan politique, le pays est divisé entre le président et le Parlement dominé par l’opposition. Et après le feu vert des Etats-Unis, le président du Parlement s’est autoproclamé président. Il est on ne peut plus clair que les États-Unis eux-mêmes tirent les ficelles.
 
Maintenant, le pays est au bord de la guerre civile. Les militaires semblent majoritairement aux côtés du président, mais le « majoritairement » laisse ouverte la question de savoir comment les choses vont évoluer.
 
L’une des raisons pour lesquelles les États-Unis exercent maintenant des pressions est probablement le fait qu’à la fin de l’année dernière pour la première fois la Russie a amené des bombardiers stratégiques au Venezuela et qu’elle négocie actuellement avec le Venezuela la création d’une base militaire. Une base militaire russe avec des navires de guerre et des bombardiers stratégiques au Venezuela est inacceptable pour les Etats-Unis, ils devaient agir.
 
Ce que les États-Unis revendiquent pour eux-mêmes, à savoir le droit de stationner des militaires et des armes stratégiques n’importe où dans le monde, ils ne le concèdent en aucun cas à autrui. Les missiles nucléaires américains à la frontière russe sont acceptables aux yeux de l’Occident, mais lorsqu’il s’agit d’armes russes dans l’arrière-cour américaine, les signaux se mettent au rouge pour les États-Unis.
 
Comme prévu, les vassaux occidentaux suivent la ligne des Etats-Unis et exigent soit la démission du président, soit de nouvelles élections. La Russie s’est opposée à cette ligne et a fermement condamné l’ingérence américaine dans les affaires intérieures du Venezuela. La Turquie, contrairement au reste de l’OTAN, a également pris le parti du président. Comme toujours, la Chine s’exprime plus prudemment et contre la violence.
 
D’ailleurs, le comportement des États-Unis et de l’UE constitue une violation manifeste du droit international, qui interdit clairement toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures d’un pays. Mais quelles sont les exigences des États-Unis pour soutenir un coup d’État, si ce n’est l’ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela ? Il en va de même pour la demande de l’UE de nouvelles élections au Venezuela. Chaque pays est autorisé à réglementer ses propres affaires ; toute ingérence extérieure viole le droit international. Par exemple, où irions-nous si le Venezuela exigeait de nouvelles élections en Allemagne ?
 
Les Etats-Unis parlent même d’un éventuel déploiement de l’armée américaine au Venezuela. Si le président s’impose contre le Parlement, le risque est grand que les Etats-Unis trouvent un prétexte pour envahir le pays. La Russie, par contre, a fortement mis en garde contre l’intervention militaire des Etats-Unis.
 
Bref, il s’agit, d’une part, du pétrole et, d’autre part, du conflit avec la Russie, qui voudrait s’installer dans l’arrière-cour des États-Unis, tout comme les États-Unis se déploient aux portes de la Russie. Vraisemblablement, les Etats-Unis ne reculeront pas devant la force militaire si nécessaire, si leurs protégés n’atteignent pas leur but sans cette aide. En effet, une fois que les Russes auront une base au Venezuela, l’intervention militaire des États-Unis sera beaucoup plus risquée qu’elle ne l’est actuellement. Reste à savoir comment la Russie va réagir. 
de dd - titre: am  

 

: Afrique Monde