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Urgent- La France, Kagame, Faki... en action : Un remake de la crise ivoirienne de 2011 en préparation en RD-Congo

2019-01-18 22:13:36 - Appelés en renfort par Paris pour mettre brutalement fin au processus démocratique en République démocratique du Congo, l'Union Africaine  a annoncé jeudi le voyage à Kinshasa de ses principaux plénipotentiaires, à savoir le dictateur rwandais et président en exercice de l'organisation régionale, Paul Kagame, et le président de la Commission de l'U même, le Tchadien Moussa Faki Mahamat, lui aussi filleul et neveu du dictateur tchadien Idriss Deby.

Aux dernières nouvelles, une mission  de l'UA conduite par ses deux principaux responsables et quelques  autres chefs d'Etats africains se recrutant pour la plupart parmi ce que l'Afrique compte de dictateurs invétérés,  incapables d'organiser dans leurs pays des élections sans avoir au préalable pris le soin de les verrouiller de manière à en être les seuls vainqueurs, parfois sur des scores défiant toute logique, devrait arriver ce vendredi à Kinshasa, pour faire barrage sur place à la proclamation définitive des résultats de l'élection présidentielle  qui, le 10 janvier dernier, ont donné vainqueur, le candidat de la coalition Cap pour le Changement, Félix tsisekedi avec 38,57% de votes, contre Martin Fayulu (34,8%), candidat préféré de l'Union Européenne et de son leader politique qu'est la France ainsi que des suppôts africains de celle-ci.
 
Paul Kagame dont les accointances avec la France colonialiste sont de plus en plus évidents, depuis le rapprochement créé par la nomination de sa ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo à la tête de  l'Organisation Internationale de la Francophonie  (OIF),  Moussa Faki qui ne peut être que la voix de N'djamena, ainsi que leurs compères… de voyage devront arriver à Kinshasa au moment où  la Cour Constitutionnelle sera en train de finaliser son verdict relatif au recours en contestation des résultats de l'élection présidentielle introduit par le candidat malheureux  Martin Fayulu.
 
Comme en 2011 en Côte d'Ivoire où l'on a vu la France, le Burkina et certains pays africains, mener une guerre… "civile" pendant trois mois pour renverser en mondovision le président Laurent Gbagbo  proclamé élu par le Conseil Constitutionnel, on est entrain de voir des Africains entrer dans une autre honteuse collusion avec la France pour empêcher la Cour Constitutionnelle du Congo de proclamer les résultats d'une élection présidentielle, sous prétexte de « dialoguer avec toutes les parties prenantes congolaises, avec en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de sortir de la crise postélectorale dans le pays ».
 
Hier, jeudi, l'Union Africaine s'est singularisé par une prise de position aux antipodes de celle de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC) qu'elle avait déjà commise à l'examen de la situation en RDC.
 
Alors que la SADC avait recommandé le respect des lois, de la souveraineté et de l'intégrité territoire congolais, non sans se féliciter du bon déroulement des dernières élections et dit son admiration pour le président Kabila qui a tenu parole en organisant  l'élection présidentielle sans s'y représenter comme l'exige la Constitution congolaise limitant à deux le nombre de mandats présidentiels pour un seul individu, l'UA faisait une déclaration en sens contraire : «Les chefs d'État et de gouvernement présents à la réunion ont conclu à des doutes sérieux quant à la conformité des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante avec les suffrages exprimés. En conséquence, les chefs d'État et de gouvernement ont appelé à la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections.».
 
Au moment où nous mettons en ligne, le destin de la RDC et l'orientation que ce pays veut donner à sa souveraineté  se trouvent entre les mains de la Cour Constitutionnelle qui choisira, soit de se plier au diktat d'une Union Africaine qui ne s'est pas encore distinguée en Afrique par une action que l'on peut vraiment saluer comme allant dans l'intérêt des peuples du continent (Cf. crise postélectorale en Côte d'Ivoire, déportation-embrigadement de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé à la Haye depuis 8 ans, agression de la Libye et assassinat de Mouammar Kadhafi…). Le gouvernement congolais a déjà fait sa part en refusant de  signer le communiqué conjoint UA-CIRGL-SADC qui exigeait qu'il soit mis un bémol à la publication des résultats par la Cour Constitutionnelle.
 
Question : la SADC dont la position plus conciliante et de nature à ramener le calme en RDC a été saluée jeudi, restera-t-elle muette face aux manœuvres de la France et de ses comparses tropicaux pour réinstaller l'instabilité en RDC.
 
Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde