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Sommet sur la RDC : la SADC exige le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays

2019-01-18 07:51:28 - « L'annonce faite le 10 janvier 2019 par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a suscité de l'espoir, notamment parmi la population de la RDC. Comme lors de toute élection, elle a également suscité des craintes dans une autre partie de la population congolaise, craignant qu'elle ne soit laissée de côté ». 

C'est par ces mots que le président namibien et président en exercice de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), Hage Geingob, a planté le décor du Sommet de jeudi à  Addis-Abeba, au sujet de la crise postélectorale créée artificiellement en RDC par les parrains occidentaux du candidat malheureux Martin Fayulu, avec la bénédiction de la Conférence épiscopale congolaise.
 
Et le président de la SADC de poursuivre : « Notre tâche consiste donc à aider nos frères et sœurs de la RDC à gérer et à réconcilier ces peurs et aspirations. Nous avons tous été submergés par des manifestations d'intérêts de la part d'autres acteurs mondiaux. Les habitants de la RDC attendent et le monde regarde. C'est dans ce contexte qu'en tant que président de la SADC, j'ai décidé de convoquer le sommet de la double troïka de la SADC, qui devait se tenir initialement à Windhoek, mais qui se déroule actuellement ici, à Addis-Abeba ».
 
Instruit par un Paul Kagame qui s'est dernièrement remis à éprouver de bons sentiments vis-à-vis de la France au point de travailler à la nomination de l'une de ces compatriotes et fidèles collaboratrices, Louise Mushikiwabo, à la tête de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en octobre 2018, le sommet de la SADC avait tout l'air d'une entreprise d'entérinement du complot international préparé avant le scrutin du 30 décembre dernier et mis en mouvement dès la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle congolaise par la CENI, dans le but de porter au pouvoir par tous les moyens le candidat de la coalition Lamuka.
 
Mais c'était compter sans le caractère bien trempé des chefs d'Etats de la SADC, peu portés à servir de cautions aux manœuvres de déstabilisation des pays africains, surtout quand cela est instigué depuis l'Europe compte tenu du lourd contentieux historique qui oppose le vieux continent à l'Afrique en général, et aux pays de l'Afrique australe en particulier, jadis pour la plupart "pays de la Ligne de Front" à l'époque de la lutte contre le régime d'Apartheid en Afrique du Sud.
 
 C'est ainsi que d'entrée, uniquement préoccupé par la paix en RD-Congo, Hage Geingob a proposé « que, dans le cadre de nos délibérations sur cette question importante, nous envisagions entre autres : Que le peuple de la République démocratique du Congo compte sur nous tous pour contribuer à créer un climat propice à la cessation des conflits et de l'instabilité dans le pays, la RDC, et à placer ce pays frère sur la voie de la paix et du développement durable.».
 
Message reçu 5 sur 5 par ses homologues angolais (Joao Lourenço, sud-africain (Cyrill Ramaphosa), zambien (Edgar Chagwa Lungu), qu'assistaient le chef de la diplomatie tanzanienne, Augustin P. Mahiga, l'Ambassadeur du Zimbabwe en RDC, Raphael Farinisi, qui ont unanimement   « reconnu et souligné le rôle joué par la Cour constitutionnelle », et ont appelé la communauté internationale à respecter la Constitution, les processus politiques et juridiques nationaux suivis en vue de finaliser le processus électoral.  Non sans féliciter  le président congolais sortant,  Joseph Kabila, « pour son leadership démontré dans la conduite des élections », ainsi que le Gouvernement congolais et la CENI pour l'organisation et la conduite des élections dans un environnement globalement paisible ».
 
Lire ci-dessous, les résolutions du sommet d'Addis-Abeba.   
 
Natondi K. et Ndam Njoya Nzoméné

: Afrique Monde