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RDC : A l'instigation de la France, l'UA se penche sur les résultats de la présidentielle. Une rébellion en vue si FATSHI est proclamé élu

2019-01-17 22:38:45 - Restée muette en novembre 2018 et ce jusqu'à ce jour sur le cas du Cameroun où un candidat à l'élection présidentielle, Maurice Kamto, revendiquant sa victoire sur le président sortant, avait appelé à un recomptage des votes,  l'Union Africaine s'est réunie en urgence jeudi pour débattre du résultat contesté de l'élection présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo. Une initiative du président enexercice de l'organisation, Paul Kagame, par ailleurs président du Rwanda.

Un conclave pour quoi faire, alors que le processus électoral en RDC n'est pas encore achevé, la Cour Constitutionnelle qui a été saisie par l'un des candidats malheureux, Martin Fayulu arrivé deuxième derrière Etienne Tshisekedi –selon les résultats provisoires proclamés le 10 janvier par la CENI- n'ayant pas encore rendu sa décision ?
 
Officiellement, il s'agissait pour les  chefs d'Etat de la Communauté des Etats d'Afrique Australe (SADC) et de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, conviés à Addis-Abeba, de plancher sur les différentes alternatives qui se présentent pour la résolution de la crise postélectorale née de la contestation des résultats de la présidentielle en République démocratique du Congo :  recomptage des voix, dialogue entre acteurs politiques congolais ou respect des résultats du scrutin tels que proclamés par la CENI du Congo.
 
En trompe-l'œil, la diplomatie africaine en action  
 
En fait, dans le cadre de l'imbroglio postélectoral en cours en République démocratique du Congo, les pays de la SADC se sont montrés divisés ces derniers jours, les uns souscrivant aux revendications de Martin Fayulu et demandant le recomptage des votes pour vérifier les résultats, les autres, à l'instar de l'Afrique du Sud, prônant le calme dans l'attente du verdict de la Cour Constitutionnelle  et recommandant par la même occasion que celui-ci soit accepté avec fair-play par tous, quel qu'il soit.
 
La France à la manœuvre, le fidèle Sassou Nguesso aux manettes ?
 
C'est donc sous ce prisme d'une volonté des leaders régionaux et sous-régionaux africains de parler d'une même voix sur la situation au Congo,  que l'on perçoit a priori l'initiative de monsieur Kagame.
 
Mais des sources bien introduites ont décelé derrière cette démarche l'ombre de la France qui, fort de son expertise en matière de manipulation des acteurs de la scène politique en Afrique, notamment dans les pays dont le sol regorge d'importantes matières premières.
 
A les en croire, la réunion et les consultations internes à la SADC participeraient de l'aboutissement d'une action de lobbying instiguée par le Quay d'Orsay depuis Paris, et exercée auprès des chefs d'Etats africains par le très françafricain président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso.  Avec en appoint le président  guinéen Alpha Condé,  un temps très apprécié en Afrique pour ses prêches publiques relatives à la rupture du cordon ombilical, avec la France mais qui, depuis qu'il a succombé à la tentation du pouvoir à vie comme bon nombre de ses homologues africains, a finalement compris qu'il ne pouvait réaliser ses ambitions de membre perpétuel de l'académie des dictateurs inammovibles qu'en allant à Canossa pour boire la potion amère des manipulations criminelles et humiliantes pour l'Afrique de Paris.
 
Vrai ou faux ? Difficile à dire. Mais les sources mentionnées supra persisitent et signent : « En mission de conviction des leaders de la SADC et de la CIRGL, les deux présidentiels quidams africains auraient  pour tâche de convaincre les dirigeants des pays membres des deux organisations  sous régionales de mettre la pression au maximum sur la Cour Constitutionnelle congolaise en faisant valoir non pas l'invalidation des résultats de la CENI, mais plutôt un recomptage sur la base des documents fabriqués dans des officines françaises et présentés comme des "fuites" du serveur de la CENI et de la CENCO ».
 
Et d'jouter que « la France qui pilote au sein de l'Union Européenne le dossier de l'accession au pouvoir à tout prix du protégé de leur pion, Moïse Katumbi, disposerait d'un plan B au cas où la Cour Constitutionnelle de la RDC s'obstinait à valider les résultats des élections tels que proclamés le 10 janvier dernier : une rébellion en RDC  dont la base arrière est en train de bourgeonner au pays de Sassou Nguesso. », qui aurait accepté de rendre ce « service » à la France, pays frère et ami de l'Afrique par dessus le marché. Décidément.
 
Le Congo est un scandale géologique, a-t-on coutume de dire, il faudrait aussi ajouter un « scandale géopolitique ». Objet des convoitises les plus inadmissibles. 
 
Cameroonvoice

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