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Madagascar : Des suspicions de manœuvres frauduleuses selon Marc Ravalomanana

2018-12-18 00:03:13 - Marc Ravalomanana a saisi l’occasion du face-à-face d’hier 16 décembre 2018, pour avertir le Premier ministre et le président de la République par intérim sur des manœuvres de grande envergure de fraudes électorales.

Des cartes d’électeurs et des cartes d’identité nationale sont, d’après ses dires, distribuées pour étoffer le nombre d’électeurs « fantômes », et ce avec l’appui du ministre de l’Intérieur, des chefs de district qui feraient donc pression sur les chefs de fokontany. Il a cité des localités qui sont concernées, entre autres Sambava, Fianarantsoa, Farafangana. Marc Ravalomanana appelle ainsi le Premier ministre à recadrer le ministre de l’Intérieur, sinon à le remplacer car il n’observe pas la neutralité du gouvernement. Il interpelle aussi le chef de l’État par intérim car le risque de danger de fraudes électorales massives est imminent.
 
La CENI ayant eu vent de ces intentions de manœuvres frauduleuses a lancé encore une fois un appel au respect de la légalité et brandi les sanctions correspondant à de tels actes. Les administrateurs civils au nom de leur syndicat, le Synad, ont eux aussi rappelé leurs collègues au respect de l’éthique dans leurs prises de responsabilités.
 
S’adressant à l’assistance et au peuple, Andry Rajoelina en prenant la parole, élude la question et fait comprendre à son vis-à-vis et au peuple qu’on n’est plus en 2002, sans plus.
 
D’après Marc Ravalomanana et son staff, il y a quelque 500 000 cartes d’identité nationale illégales et près de trois (3) millions de cartes d’électeurs en cause. Le directeur général de l’Imprimerie nationale pour sa part note qu’il n’imprime que les commandes que le ministère de l’Intérieur lui fait parvenir.
 
Changement non concerté
 
Le candidat Marc Ravalomanana et ses partisans sont apparemment à l’origine du retard de plus d’une demi-heure par rapport au début annoncé par la CENI et ses partenaires du face-à-face nocturne entre les finalistes du second tour de la présidentielle. Encore remonté par ce désagrément, Marc Ravalomanana n’a pu s’empêcher dès l’entame de ce face-à-face de dénoncer une certaine partialité car lui et son staff n’auraient pas été informés des changements apportés à ce qui avait été convenu ensemble dans l’organisation de ce rendez-vous. Dans la forme en effet, la CENI et ses partenaires ont modifié sans se concerter avec le camp Ravalomanana, l’effectif de l’assistance et leur emplacement par rapport à leur candidat.
 
Recueilli par Fanambinantsoa - madagascar-tribune

: Afrique Monde