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Législatives du 20 décembre au Togo : Mega manifestations et ultimatum de la rue à Faure Eyadema et à la CEDEAO

2018-12-03 17:07:37 - Après une brève accalmie de deux semaines, le peuple togolais est redescendu dans la rue samedi 1er décembre 2018,  à l'appel des leaders de la Coalition  C14, pour exiger, outre  les réformes constitutionnelles, l'arrêt du processus électoral qui doit conduire aux élections du 20 décembre prochain.

C'est par milliers qu'ils ont investi hier la capitale Lomé, et d'autres villes du pays, pour signifier au régime Gnassingbe fils et à la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui mène une mission de médiation depuis quelques mois entre le régime et l'opposition, qu'il ne saurait accepter le processus  électoral et référendaire unilatéralement décidé par monsieur Gnassingbe qui en avait exprimé l'intention en septembre, et exiger par la même occasion exige notamment la modification de la composition du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et la reprise des  activités que cet organe affilié au régime dynastique en place a menées jusqu'ici.
 
Portant la parole des manifestants, le leader de l'opposition, Jean Pierre Fabre, a affirmé qu'« On ne peut pas organiser des élections dans le contexte actuel où une grande majorité de la population conteste l'organisation unilatérale de ce scrutin ». Pour lui, les manifestations doivent continuer. 
 
Une position repris en écho par les manifestants  « Nous ne voulons pas d'élections, parce que les élections ne sont jamais claires au Togo. Nous sommes fatigués de ce régime et nous voulons le changement », a déclaré une militante d'un parti d'opposition cité par l'Agence France Presse. Un autre, plus déterminé qu'en 2017 se fend d'un « Nous n'avons qu'une seule arme: ce sont les marches. Cette fois-ci, nous ne lâcherons pas, nous irons jusqu'au bout. Il n'y aura pas d'élections. »  .
 
La CEDEAO mise en garde
Lors des marches du 1er décembre, les manifestants n'ont pas manqué de prendre à partie l'organisation sous régionale, la CEDEAO, médiatrice depuis le début de l'année, qui leur donne l'impression de faire dans le dilatoire pour permettre au pouvoir de reprendre du poil de la bête et de prendre l'opposition à l'usure, puisque sa médiation n'a rien apporté à ce jour.
 
Ils ont ainsi appelé   la CEDEAO à se prononcer clairement, en œuvrant pour que soit arrêté le simulacre de processus électoral en cours avant mardi, ou de déclarer qu'elle a échoué dans sa tentative de concilier les parties, et ainsi, de permettre au peuple togolais martyrisé par 38 ans de régime Gnassingbe Eyadéma père, et depuis le décès de celui-ci, par 13 années de régime de Gnassingbe Eyadema fils, de reprendre ses responsabilités. 
 
Ndam Njoya Nzoméné 

: Afrique Monde