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Confidentiel - Cameroun : Jean Momo de Dieu et Cie, les banda kani et consors sont désormais vomis au RDPC

2018-11-24 00:53:18 - Dans leurs localités d’origines et circonscriptions politiques respectives, les membres de ce groupe de 20 partis politiques de l’opposition qui face à la presse le 20 juillet 2018, avaient déclaré soutenir la candidature du président Biya, ont lamentablement échoué. Pire qu’en 2011, le Rdpc et son candidat y ont enregistré les scores les plus bas. 

Seulement, faisant suite à l’écrasante victoire du président candidat à cette élection et sa prestation de serment le 06 Novembre 2018, certains responsables de ce G20 qui qui ont participé au scrutin et qui en réalité selon les statiques de 2011 totalisent à eux tous 82.700 voix, soit 1,70 %des suffrages valablement exprimés, revendiquent sur les plateaux de radios et télévisions et même au niveau des réseaux sociaux, des postes au gouvernement pour mission accomplie. Chose que n’admettent guère plusieurs responsables du Rdpc tant au sommet qu’à la base qui dénoncent l’imposture de ces hommes et femmes qui à leur avis ,n’ont rien apporté de positif et de plus au succès de leur candidat.
 
Cela n’est un secret pour personne. Tout citoyen qui décide de créer un parti politique a pour ambition de briguer la magistrature suprême de son pays .Depuis 1991, le Cameroun vit l’ère du multipartisme et à ce jour, ce pays compte plus de 250 partis politiques. En politique, affirment certains opposants au régime Biya, l’opposition joue le rôle de contrepoids pour assurer la stabilité dans le fonctionnement des institutions. Soit ! Si l’on s’attarde seulement sur la première idée qui à trait à la magistrature suprême, l’on pourra ne pas comprendre l’importance de la nouaison de certaines alliances. 
 
C’est le cas avec ces dirigeants de 20 partis politiques de l’opposition qui, réunis dans le cadre de ce qu’ils ont appelé le G20, ont décidé de soutenir la candidature de Son Excellence Paul Biya, à l’élection présidentielle du 07 Octobre 2018. Face à la presse le 20 juillet 2018, ils ont solennellement pris cet engagement pour le vote en faveur du candidat du Rdpc. Initiative louable. Seulement, après cette sortie, ils sont nombreux ces Camerounais qui se sont braqués contre ces 20 responsables qu’ils ont pour certains, qualifié d’opportunistes sans véritable assises politiques certaines. 
 
En effet, des points d’interrogation se multipliaient à la fois sur les motivations réelles de ces présidents de partis politiques et sur le poids politique véritable des membres de ce G20. Ce jour-là, dans une déclaration qui était lue par l’honorable Bapooh Lipot, Secrétaire Général de l’UPC, les membres du G20 ont signifié qu’ils n’étaient ni des membres du Rdpc, ni des sympathisants de ce parti. Seulement leur action se situait dans le cadre de la non organisation de l’opposition en vue de présenter un candidat unique face à Biya.
 
Les raisons d’un soutien
 
Les jours qui ont suivi la création de ce groupe affectueusement appelé le G20, certains de ses leaders ont tenu à expliquer leur action qui, disent-ils, va dans l’intérêt de leurs militants et du peuple camerounais. Des arguments presque similaires à ceux avancés par les militants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir.
 
Pour résumer les raisons avancées par ceux des membres qui ont donné des interviews après la création de la coalition, le G20 est convaincu que le président Paul Biya ne sera pas candidat après cette élection, et préfère lui laisser l’’opportunité de garantir la paix au Cameroun, surtout avec les tentatives de déstabilisation auxquelles le pays est confronté actuellement. M. Biya, disaient-ils, était le meilleur risque. 
 
Me Jean de Dieu Momo, leader autoproclamé du G20, avançait également que c’est devant l’incapacité de l’opposition à s’unir pour affronter le parti au pouvoir et son candidat naturel qu’il avait décidé de lui accorder son soutien pour le scrutin du 7 octobre 2018. Le poids politique de la coalition Parmi les membres du G20, il y en a qui étaient déjà candidats aux élections présidentielles face à leur nouvel allié, ou qui étaient membre de partis qui ont affronté le RDPC lors des scrutins. 
 
Certains spécialistes de la géopolitique camerounaise ont interrogé l’apport du G20 dans la victoire du président candidat, Paul Biya. Les statistiques de l’élection présidentielle de 2011 montrent que les 5 membres du G20 qui ont participé au scrutin totalisent à eux tous 82.700 voix, soit 1,70 %des suffrages valablement exprimés. Les autres sont pour la plupart des inconnus qui ne pèsent pas politiquement. 
 
Moins de 2% des voix c’est un peu léger pour prétendre avoir pesé d’une quelconque façon sur le scrutin du 07 Octobre 2018. Ceci veut dire tout simplement dire que le G20 quel que soit le camp dans lequel il se retrouve, ne pouvait en rien influencer le choix du candidat à la présidentielle 2018, si on s’en tient aux résultats de 2011 qui sont la base des opérations mathématiques servant de points de comparaison et si on considère que ses membres les plus influents ne se sont pas vraiment donné la peine de se déployer sur le terrain ou bien sur les réseaux sociaux comme l’ont fait d’autres candidats de l’opposition. En dehors de la conférence de presse du 20 juillet 2018, l’on n’a plu vu un membre du G20 sur le terrain. 
 
Dans la liste, on retrouve ceux qui s’étaient déjà prononcés avant comme Bapooh Lipot, Fritz Ngoh, Isaac Fezeu, mais aussi Tita Fon Samuel qui a signé au nom du Cameroon Peoples’ party, Cpp. La présence de ce dernier dans cette liste a d’ailleurs donné plus de sens à la correspondance du ministre Atanga Nji aux gouverneurs des régions. Laquelle le désignait quelques jours avant comme seul qualifié pour parler au nom du Cpp. La plus grande curiosité de la liste, c’est la présence de Banda Kani qui a signé au nom de son parti, le Nouveau Mouvement populaire (Nmp), et de Maître Jean De Dieu Momo, président du parti dénommé Les Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (Paddec).
 
Ces deux derniers s’étaient jusque-là illustrés comme de vrais radicaux vis-à-vis du régime en place. De véritables têtes de turc qui ne rataient aucune occasion sur les plateaux de télévisions ou les antennes des radios, pour vilipender le Rdpc qu’ils qualifiaient de tous les noms d’oiseau, responsables d’après leurs argumentaires de tous les maux dont souffre le Cameroun. 
 
Ils s’étaient d’ailleurs fait de sympathisants au sein de la population sur cette base, lesquels se sont simplement senti trahis, avec ce revirement à 180 degré dans leur prise de positions. Mais les deux n’ont jusqu’à présent pas manqué d’arguments. Comme par enchantement, ils trouvent les mots pour justifier leur alliance avec l’ennemi d’hier.
 
Les masques sont tombés
 
Jean De Dieu Momo, avocat faut-il le préciser, qui s’était révélé positivement à l’opinion dans la défense des droits de l’homme, dont le cas des 9 de Bépanda, disparus au plus fort du Commandement opérationnel, explique aujourd’hui qu’il a « choisi de soutenir la candidature de Paul Biya à l’élection présidentielle parce que c’est le camp du réalisme et de la victoire ». Il précise au passage qu’il n’est pour autant pas l’allié du Rdpc et qu’il continue de le combattre. 
 
Banda Kani qui a fait son temps au Manidem et en a même été le président, qui en mondovision disait que Paul Biya doit être «chassé et poursuivi», pour reprendre ses propres termes, trouve aujourd’hui que le même Paul Biya est « une assurance tout risque pour le Cameroun », la seule à laquelle il faut souscrire.
 
Comme Momo il soutient Biya mais pas le Rdpc. Jusqu’ici on avait entendu ce langage de Bello Bouba Maïgari et de Issa Tchiroma, soutenir le président du Rdpc en combattant le Rdpc, et on sait bien ce que ça leur rapporte. Au fil des années, cela devient une marque de fabrique de l’opposition camerounaise, soutenir quelqu’un en le combattant. 
 
Le retournement permanent de veste ces derniers temps donnent ainsi raison à ceux qui qualifiaient certains hommes politiques d’opposants de la télé, les opposants du dimanche, que l’on ne voit que dans les débats télévisés et jamais sur le terrain, qui bavardent juste pour attirer l’attention sur eux, et dès que la perche est tendue ils la saisissent sans hésiter. 
 
Certains observateurs de la scène politique camerounaise ont même ironisé en disant que le Rdpc devait se trouver vraiment au plus mal, pour se sentir obligé d’aller chercher des opposants aussi farouches et surtout qui n’ont rien à offrir sur le plan politique, ne disposant à 95% d’aucune base, pas de siège connu, pas d’élus au sein des conseils municipaux, parfois des illustres inconnus dans leurs quartiers, malgré de longues années d’existence.
 
Des partis qui pour la plupart n’existent que sur le papier de légalisation, qui depuis la création n’ont jamais réuni deux personnes dans une salle pour parler d’un programme politique, de campagne, et qui se résument en réalité à leurs dirigeants. Bref des partis dont les militants, comme disait quelqu’un, ne peuvent même pas remplir une cabine téléphonique.
 
Source: Le Pelican No 231
 
 
les sardinards banda-kani et momo-jean de dieu en plein casse croute au palais d'etoudi chez paul biya
momo est venu avec son sac pour remplir les agapes. 
Jean de Dieu MOMO et Banda Kani sont entrés pour la première fois à Etoudi. Et MOMO avait lui son sac à dos pour faire le marché du mois.Les Sardinards ont bagarré comme d'habitude pour mériter leur pain-sardine. La vie c'est la bastonnade
 
 
 
 
 

: Afrique Monde