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Diplomatie: des institutions internationales se liguent contre Biya en faveur de Kamto

2018-11-22 23:51:46 - Fini le temps où la clique au pouvoir grugeait les Camerounais de leur victoire dans les urnes au profit de Paul Biya, 85 ans, au pouvoir depuis 1982 ? Rien n'est moins sûr, mais tout semble en même temps démontrer qu'on en est plus si éloignés ! Et que l'on peut compter sur la Pr. Maurice Kamto, véritable vainqueur de l'élection présidentielle du 7 octobre dernier, pour y arriver.

Malgré l'assignation de fait à résidence surveillée dont il fait l'objet depuis le 6 novembre, date de la prestation de serment de son adversaire « réélu par les institutions républicaines » selon le ministre français des Affaires étrangères Le Drian, l'enseignant de droit et avocat international au Barreau de Paris Maurice Kamto, s'est défait vendredi après-midi de ses geôliers qui campaient depuis une dizaine de jours à son domicile, pour prendre l'avion en direction de la capitale éthiopienne, Addis Abeba, où se tient demain et après-demain un sommet ayant pour objectif d'étudier le projet de réforme institutionnelle initié par le président en exercice de l'organisation, le président rwandais Paul Kagame.
 
L'homme qui empêche Paul Biya de dormir depuis la déclaration de sa victoire le 8 octobre, moins de 24 heures après le délicat scrutin, entend donner une tournure décisive à la crise postélectorale dans laquelle est plongé le Cameroun depuis la confisacation du pouvoir par Paul Biya avec le concours du Conseil Constitutionnel à sa solde. 
 
Ce qui pourrait arriver si le penalty de Kamto invalidé par l'arbitre joueur, est finalement validé par la "Commission d'homologation"
En effet, Maurice Kamto qui avait demandé aux organisations internationales d'œuvrer pour le recomptage des votes au Cameroun, s'en va ainsi mettre face à ses responsabilités l'Union Africaine dont le Cameroun est un pays membre, et qui doit pour cela se conformer à la Charte Africaine de la Democratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG) de l'Union Africaine adoptée le 30janvier 2007 à Addis Abeba (Ethiopie) sur la démocratie, les élections et la gouvernance. 
 
Il n'est pas superflu de signaler que le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (composé de 15 membres), pendant régional du Conseil de Sécurité de l'ONU est compétent pour connaitre des conflits de ce genre et pour appliquer les décisions y relatives dans les pays membres qui ont affirmé au chapitre VII de la charte, l'« engagement à tenir régulièrement des élections transparentes, libres et justes […] ». Ce d'autant plus que la CADEG dont il assure le contrôle est supérieure aux lois des Etats qui en sont signataires. Les traités et conventions nationaux ne sont-ils pas au-dessus des lois nationales ?
 
Du coup, il n'est pas exclu, étant entendu que l'Union Africaine avait jugé recevable la demande de recomptage desvotes faite par Maurice Kamto qui dispose des procès-verbaux plaidant en sa faveur, est en mesure, après vérifications, de décider que Biya doit céder la place au véritable vainqueur de l'élection présidentielle. En cas de résistance de celui qui a la force de l'expérience des tripatouillages, l'affaire sera transférée à l'ONU pour que les pendules soient remises à l'heure pour que les Camerounais aient aussi le droit de goûter à la démocratie qui implique l'alternance par la voie des urnes. A condition que tout le monde joue le jeu en toute sincérité.
 
Les camerounais croisent donc le doigt avec beaucoup d'optimisme, car bon démocrate, Maurice Kamto avait souligné que si le recomptage n'est pas en sa faveur, il se pliera à la décision qui sera rendue par les organisations internationales. Selon les informations en notre possession, le voyage du Pr. Kamto en Ethiopie n'est qu'une étape du périple qui le conduira à l'ONU pour la même cause.
 
cameroonvoice

: Afrique Monde